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	<title>Tears of the Night &#187; Series review</title>
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	<description>Le blog de Paul de Senquisse</description>
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		<title>Mon vendredi avec Jessica (article sans SPOILER)</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Nov 2015 10:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Series review]]></category>
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		<description><![CDATA[*DISCLAIMER: cet article contiendra quelques infos sur la série Alias ayant inspiré la série Netflix Jessica Jones, mais aucun spoiler sur cette dernière* Régulier lecteur, fidèle lectrice, à force de venir ici depuis de nombreuses années tu sais que ton baron favori est un grand fan de comic books. Rien d&#8217;étonnant, donc, au fait que]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>*DISCLAIMER: cet article contiendra quelques infos sur la série Alias ayant inspiré la série Netflix Jessica Jones, mais aucun spoiler sur cette dernière*</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1073" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1073"><img class="alignright size-medium wp-image-1073" title="Jessica Jones (Netflix)" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/11/Jessica-Jones-Marvel-PoCC81ster-300x162.png" alt="" width="300" height="162" /></a>Régulier lecteur, fidèle lectrice, à force de venir ici depuis de nombreuses années tu sais que ton baron favori est un grand fan de comic books. Rien d&#8217;étonnant, donc, au fait que <strong>j&#8217;attendais la sortie de la série Jessica Jones</strong> depuis plusieurs mois déjà (a fortiori suite à la sortie de l&#8217;excellent Daredevil qui s&#8217;était avéré bien, bien meilleur que ce que j&#8217;en attendais). Etant toujours aussi peu fan du piratage, j&#8217;ai donc <strong>réactivé mon compte Netflix</strong> hier matin. Oui, <strong>ré</strong>activé. J&#8217;avais pris un mois pour Daredevil, puis désactivé Netflix France, ce &laquo;&nbsp;<strong>Netflix du pauvre</strong>&nbsp;&raquo; en termes de contenu. Car autant je suis convaincu que ce genre de services numériques à la demande représente le <strong>seul avenir viable</strong> du divertissement télévisuel, autant l&#8217;offre Netflix France &#8211; en termes de films et de séries &#8211; est laaaaaaaaargement au dessous de l&#8217;offre Netflix US, et pour ça on peut dire un grand merci aux <strong>fantastiques lois sur l&#8217; &laquo;&nbsp;exception culturelle française&nbsp;&raquo;</strong>. Mais c&#8217;est pour protéger la création artistique, tu comprends. Et <strong>mon cul,</strong> aussi visiblement. Bref. Je réactive Netflix, donc, et je m&#8217;apprête à passer un peu de temps avec Jessica. Et là? Wow.</p>
<p>Mais avant de parler de l&#8217;adaptation en série, il faut que je parle un peu du matériel source, pour remettre en contexte. Quand même un <strong>héros non-blockbuster</strong> mais tout de même bien connu comme Daredevil était inconnu du grand public à la sortie de l&#8217;adaptation Netflix (voire, pire encore, <strong>lié dans la tête des gens à Ben Affleck</strong> et Jennifer Gartner&#8230;), tu penses bien que pour une <strong>bombe sous-marine et underground</strong> comme Jessica Jones, il ne va pas y avoir beaucoup de monde capable de répondre aux questions sur ce thème dans un Trivial Poursuit. Jessica Jones est un personnage très particulier dans l&#8217;univers de Marvel. En 2001, Marvel Comics décide de s&#8217;assoir définitivement sur le moribond <strong>Comics Code Authority</strong> que les années 90 avaient mortellement blessé, et d&#8217;établir leur propre classification. S&#8217;ensuit la création de la gamme &laquo;&nbsp;<strong>MAX</strong>&laquo;&nbsp;, des comics Marvel mais déconseillés aux mineurs sans accord parental. La première série publiée avec cette étiquette est &laquo;&nbsp;Alias&nbsp;&raquo;, écrite par un certain <strong>Brian Michael Bendis</strong>, un jeune auteur commençant à faire du bruit avec des séries comme Ultimate Spider-Man et Powers, au tout début de son ascension vers son statut actuel, où Bendis est <strong>l&#8217;un des écrivains les plus influents de l&#8217;univers Marvel</strong> et membre du cercle intérieur décidant de l&#8217;évolution dudit univers avec les éditeurs.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1074" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1074"><img class="alignleft size-medium wp-image-1074" title="Alias #1 (Fuck!)" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/11/Screen-Shot-2015-09-30-at-9.55.02-AM-210x300.png" alt="" width="210" height="300" /></a>Dés le premier numéro, dès la première page, <strong>dès la première case</strong>, Alias annonce la couleur. Le tout premier mot de la série est un bon gros &laquo;&nbsp;<strong>FUCK</strong>!&nbsp;&raquo;, en grand et en gras, signalant bien que MAX, ce sera <strong>pas les même comics que ceux de ton papy</strong>. On y retrouve Jessica Jones, aigrie, alcoolique, détective privé à la dérive, et dotée de super pouvoirs. Les thèmes abordés sont plus <strong>sombres</strong>, conspiration impliquant le président, racisme anti-mutant poussé à l&#8217;extrême, traffic de drogue&#8230; Alias est thématiquement proche de séries plus vieilles comme <strong>Cloak &amp; Dagger</strong>, sans être encombrée par le CCA. Et Alias, c&#8217;est bien. C&#8217;est même très, très bien. C&#8217;est du Bendis au sommet de son art, avant que le succès ne finisse par le rendre <strong>fainéant et médiocre dans 80% de sa production</strong>. C&#8217;est sombre, c&#8217;est réaliste, c&#8217;est <strong>moche comme ce que la vie a de plus moche à t&#8217;offrir</strong>. Et petit à petit, Jessica Jones &#8211; personnage créé par Bendis pour cette série, même si elle a été rétroactivement introduite dans la continuité précédente de Marvel &#8211; se découvre comme <strong>un puzzle complexe</strong>, le lecteur cherchant à comprendre ce qui l&#8217;a mené là, parce que quand tu voles et que tu es dotée de super-force, en général dans l&#8217;univers Marvel tu as plus tendance à sauver le monde qu&#8217;à te planquer dans un bureau miteux avec un verre de bourbon. Le mystère est levé lors du <strong>story arc final de la série</strong>, deux ans après son lancement, &laquo;&nbsp;The Secret Origin of Jessica Jones&nbsp;&raquo;, révélant comment une super héroïne optimiste et acidulée comme un bonbon du nom de Jewel est devenue <strong>le Picon amer qu&#8217;est Jessica Jones, Détective Privé</strong>. Cette sombre histoire de manipulation, de torture psychologique, d&#8217;abandon par ses &laquo;&nbsp;collègues&nbsp;&raquo;, offre à Alias un final en apothéose écrit avec un tel talent que plus de dix ans plus tard, <strong>cette histoire n&#8217;a pas pris une ride</strong>.</p>
<p>Et justement, c&#8217;est bien évidemment ce dernier story arc qui a été choisi par Netflix par son adaptation. Et si visuellement parlant la série est plus &laquo;&nbsp;soft&nbsp;&raquo; que le comic book source (après tout <strong>on est sur Netflix, pas sur HBO</strong>&#8230;), la série va au contraire encore plus loin, psychologiquement parlant. Cette série est <strong>une descente aux enfers</strong> sur 13 épisodes, une exploration des <strong>recoins les plus sombres et les plus répugnants de la psychologie humaine</strong>, et c&#8217;est terrible, et terriblement bien réalisé. Chaque petite lueur d&#8217;espoir qui brille au fond du marasme du décor est <strong>violemment piétinée</strong> par le script. Sur 13 épisodes, on y aborde les thèmes du <strong>viol</strong>, du <strong>traumatisme</strong>, de <strong>l&#8217;avortement</strong>, des <strong>parents abusifs</strong>, de la <strong>boulimie</strong>, du <strong>stress post-traumatique</strong>, de <strong>l&#8217;alcoolisme</strong>, de <strong>l&#8217;esclavage</strong>, de la <strong>manipulation</strong>, du <strong>mensonge</strong>, de la <strong>torture</strong>, de <strong>l&#8217;adultère</strong>, du <strong>chantage</strong>, de la <strong>mort</strong>, du <strong>terrorisme</strong>, de la <strong>drogue</strong>, de la <strong>prise de drogue forcée</strong>, des <strong>troubles du comportement</strong>, et d&#8217;un nombre incalculable de situations mélant plusieurs de ces éléments ensemble, <strong>sinon c&#8217;est pas drôle</strong>.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1080" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1080"><img class="alignright size-medium wp-image-1080" title="Mike Colter / Luke Cage" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/11/Jessica-Jones-Shot-09-300x174.jpg" alt="" width="300" height="174" /></a>Jessica Jones, c&#8217;est dur. C&#8217;est très, <strong>TRÈS</strong> dur à regarder. Le bisounours que je suis a dû <strong>faire des pauses</strong> tous les 3 ou 4 épisodes. Et c&#8217;est si dur justement parce que <strong>la série est un sans-fautes</strong>, extrêmement bien écrite, extrêmement bien jouée, <strong>extrêmement extrême</strong>. Je m&#8217;attendais à ce que <strong>David Tennant</strong>, dans le rôle du grand méchant de la série, vole la vedette comme Vincent d&#8217;Onofrio en Kingpin avait dominé le jeu de tous les autres acteurs dans le Daredevil de Netflix, mais ce n&#8217;est pas le cas. Attention, ne me faites pas dire ce que je n&#8217;ai pas dit, il joue fantastiquement bien, et son Purple Man vous glacera le sang (même s&#8217;il est moins purple que dans les comics&#8230;), mais la transformation est moins marquante que celle d&#8217;<strong>Eddie Izzard en Wolfe dans Powers</strong>. Non, la révélation de cette série est à mes yeux <strong>Mike Colter en Luke Cage</strong>, absolument <strong>fantastique et impressionnant</strong>. Dans chacune des scènes où il est présent, vous ne verrez que lui. Il a réussi l&#8217;exploit de me faire attendre avec une réelle impatience la série Luke Cage, alors que c&#8217;est un personnage qui me laisse plutôt indifférent dans les comics. Les fans de comics plus attentifs aux easter eggs remarqueront aussi que la série laisse légèrement entrouverte <strong>la possibilité d&#8217;une série Hellcat</strong> et j&#8217;avoue que ça serait juste complètement cool. Carrie-Anne Moss est bluffante, Rachael Taylor est criante de vérité, et Krysten Ritter s&#8217;approprie avec brio le personnage de Jessica, mais Mike Colter est vraiment <strong>LA</strong> révélation de cette série.</p>
<p>Je ne veux pas trop en dire, car après tout <strong>la série n&#8217;est sortie qu&#8217;hier</strong>, et que j&#8217;ai promis dans le titre que cet article serait sans spoiler, mais en dépit des nécessaires pauses que j&#8217;ai du prendre pour <strong>digérer la violence psychologique</strong> de cette série, j&#8217;ai <strong>avalé les 13 épisodes d&#8217;une seule traite</strong> hier. Est-ce que je la conseille? <strong>Oui, clairement, oui</strong>, sans aucune hésitation, sauf peut être si vous faites partie des quelques rares personnes encore plus sensibles et bisounours que moi. Et encore. Oui, <strong>cette série est dure</strong>, et tape là où ça fait mal, et est remplie de &laquo;&nbsp;triggers&nbsp;&raquo; pour à peu près tout ce qui aurait pu vous traumatiser à un moment ou l&#8217;autre de votre passé, mais c&#8217;est traité tellement <strong>intelligemment</strong>, <strong>brillamment</strong>, et sur <strong>un ton adulte</strong>, que la série peut aussi servir de catharsis dans ce cas, mais toujours en restant terriblement réaliste dans son traitement. Jusqu&#8217;à la dernière minute du dernier épisode, quand on regarde Jessica Jones, il est clair que l&#8217;<strong>on n&#8217;est pas dans Supergirl ou My Little Pony</strong>. Et tout comme Alias en 2001, cette série explore <strong>les recoins les plus sombres de la psyche humaine</strong> jusqu&#8217;à l&#8217;excès sans jamais être exagéré, et contribue à créer un univers Marvel organique, où tous les gens doté de pouvoirs ne mettent pas forcément de costume, où <strong>les &laquo;&nbsp;gentils&nbsp;&raquo; ne gagnent pas forcément à tous les coups</strong>, et où les victimes, aussi héroïques soient elles, ont autre chose en tête après la bataille que d&#8217;aller partager un Shawarma entre potes&#8230; Jessica Jones c&#8217;est sombre, violent, amer, et ça pique. Et ça pique autant parce que clairement, en tout cas à mes yeux, <strong>la réalisation de cette série est un sans fautes</strong>.</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Mais que j&#8217;aimerais rêver de fromage ! »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Blackstar, David Bowie, « I see right, so wide, so open-hearted pain, I want eagles in my daydreams, diamonds in my eyes&#8230; I’m a blackstar »</p>
<p>Même si j&#8217;ai un pneu crevé après avoir roulé sur une vis en rentrant de chez la petite princesse, la vie est belle !</p>
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