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	<title>Tears of the Night &#187; Amour</title>
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	<description>Le blog de Paul de Senquisse</description>
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		<title>Mathilde-Madeleine</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Sep 2015 13:04:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[TotN]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Montagnes russes]]></category>
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		<category><![CDATA[Petite princesse]]></category>

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		<description><![CDATA[« Dis, tu te souviens de tous les messages qu’on s’envoyait, au début, par SMS ? » La petite princesse trottine à mes côtés, avec le même enthousiasme et la même énergie intérieure qu’il y a dix ans, en dépit des cernes sous ses yeux et du poids de la fatigue physique de devoir jongler avec ses]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Dis, tu te souviens de tous les messages qu’on s’envoyait, au début, par SMS ?</em> »</p>
<p>La <strong>petite princesse</strong> trottine à mes côtés, avec le même enthousiasme et <strong>la même énergie intérieure</strong> qu’il y a dix ans, en dépit des cernes sous ses yeux et du poids de <strong>la fatigue physique de devoir jongler</strong> avec ses cours, son job, et les balles multicolores de ses cent mille projets. <strong>Bien sûr que je m’en souviens</strong>. Apprendre à écrire toujours plus vite en appuyant plusieurs fois sur la même touche numérotée, bien avant les iPhones. <strong>Les échanges entre nous</strong> qu’il soit cinq heures du soir ou cinq heures du matin, vouloir combler par le réseau le manque de temps physique entre nous. J’acquiesce.</p>
<p>« <em>J’ai tout gardé. Quand j’ai changé de téléphone, j’ai tout recopié, à la main dans un carnet, pour ne pas perdre</em>. »</p>
<p>Elle a <strong>toujours</strong> trouvé les mots, sans le savoir. Trouvé les phrases qui me touchent. Ces petites attentions pour lesquelles <strong>je passe mon temps à retomber amoureux d’elle</strong> depuis plus de dix ans à chaque instant passé à ses côtés. J’ai toujours su que mes amours étaient éternelles, qu’il n’y avait pas de bouton « off » en moi. Mais avec elle, c’est comme si je n’avais jamais su trouver le mode de lecture continue, comme si elle m’offrait périodiquement à son insu <strong>un nouveau commencement</strong>, avec la régularité d’un horloger suisse. Je la regarde, comme si je la voyais à nouveau pour la première fois, et je ne sais quoi répondre. Moi qui me flatte de ma verve et de mon aisance avec les mots, <strong>je bredouille</strong>. Voile pudique.</p>
<p>Notre histoire s’étale sur tant de temps maintenant… « <strong><em>La moitié de ma vie</em></strong> » me disait-elle hier en riant et en me prenant dans ses bras avant de me serrer, <strong>fort</strong>. Mélange de nostalgie et d’amertume, penser qu’on s’est sans doute connus trop tôt pour que notre relation ait eu une quelconque chance de ressembler à un conte de fées, plutôt qu’à ces <strong>montagne russes en bois qui grincent</strong> dans les virages, qui donnent l’impression de pouvoir causer un accident à tout moment, mais sur lesquelles on remonte tout de même pour un autre tour, encore et encore, comme pour défier le sort, la vie, ou le regard des autres. Parfois j’aurais aimé que notre histoire soit plus simple. <strong>Elle est bancale et imparfaite</strong>. Mais en tout cas c’est la notre. Se promettre, <strong>avec le petit doigt,</strong> de ne plus être bêtes, de ne plus laisser quoi ou qui que ce soit nous tenir loin de l’autre. Mes doigts qui dansent sur son dos nu pendant que nous refaisons le monde à voix basse pour ne pas réveiller les dormeurs de la chambre à côté. <strong>Mes doigts qui se rappellent</strong>, chaque ligne, chaque courbe, chaque fossette, leçon apprise il y a tant d’années et encore connue. <strong>Par cœur</strong>.</p>
<div id="attachment_864" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-864" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=864"><img class="size-medium wp-image-864" title="Sleeping Venus with Cupids and Satyr" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/09/927N08825_5YQJ2-300x231.jpg" alt="" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Sleeping Venus with Cupids and Satyr (1663) by Luca Giordano</p></div>
<p>Hier nous nous sommes endormis ensemble, mais ce soir <strong>elle dort déjà</strong> lorsque je la rejoins entre les draps. La soirée a été rude, et on sait par avance que le réveil sera cruel. Je vois défiler en moi le souvenir de toutes ces nuits partagées à la protéger des mauvais rêves et à veiller sur son sommeil, <strong>peau contre peau</strong>. Nouvelle vague de nostalgie, que je laisse doucement me bercer en fermant les yeux. Quelques heures plus tard, elle met fin à mon sommeil léger <strong>en se tournant vers moi, à demi-nue</strong>, pour se blottir contre mon torse et me tendre ses lèvres. Ses yeux sont clos, et paisibles. Je murmure doucement son prénom à son oreille. Pas de réponse. Se souvient-elle que c’est bien moi, à ses côtés, ou est-elle emportée par un rêve d’autres bras, d’autre cœur ? Quelle est l’identité de la <strong>chimère onirique</strong> qu’elle cherche à embrasser ? Nouveau murmure qui reste lui aussi orphelin. Alors je souris, plein de tendresse, pendant que <strong>mon cœur explose d’amour pour un petit bout de femme</strong> un peu usé par les cernes, un peu cassé par les épreuves de l’existence, mais qui se relève toujours lorsque la vie la blesse, ce mélange de fougue, de passion et de liberté qui m’a toujours séduit en elle. Est-ce l’âge, le temps, la distance, qui m’ont rendu plus <strong>sage</strong> ? La vie et les épreuves que j’ai subi moi aussi qui ont rendu cet amour plus pur encore ? Toujours en souriant, je détourne mon corps et ma tête de ses lèvres offertes. <strong>Pas comme ça</strong>. Je remonte un peu la couette sur ses épaules et sa gorge nue, embrasse tendrement son front, puis glisse ma main dans la sienne. <strong>Elle sourit</strong>. Même six ans plus tard, visiblement, je sais toujours être le gardien de ses rêves. Visiblement, elle sait toujours être ma muse…</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Mais imaginons que t&#8217;es le chat et qu&#8217;elle est la pâte »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Françis Cabrel, Encore et encore, « Et ça continue encore et encore, c&#8217;est que le début, d&#8217;accord, d&#8217;accord&#8230; »</p>
<p>Même si mes lèvres m&#8217;en veulent d&#8217;avoir su être sage, la vie est belle !</p>
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		<title>Book Review: Claire Castillon &#8211; On n&#8217;empêche pas un petit coeur d&#8217;aimer</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2011 12:28:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Book review]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Castillon]]></category>
		<category><![CDATA[Malsain]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[On n'empêche pas un petit coeur d'aimer]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;histoire en quelques paragraphes: Ici, ce n&#8217;est pas &#171;&#160;l&#8217;histoire&#160;&#187; mais &#171;&#160;les histoires&#171;&#160;. Recueil de 23 micro nouvelles de 2 à 10 pages, le seul thème récurrent est celui de l&#8217;amour, décliné sous autant de variations plus dérangeantes et malsaines les unes que les autres, mais amour tout de même. Inceste, kidnappings, violences conjugales, rien n&#8217;échappe]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a rel="attachment wp-att-359" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=359"><img class="alignleft size-medium wp-image-359" title="On n'empêche pas un petit coeur d'aimer" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2011/05/couv-castillon-on-empeche-pas-185x300.jpg" alt="" width="185" height="300" /></a>L&#8217;histoire en quelques paragraphes</strong>: Ici, ce n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;l&#8217;histoire&nbsp;&raquo; mais &laquo;&nbsp;<strong>les</strong> histoire<strong>s</strong>&laquo;&nbsp;. Recueil de 23 micro nouvelles de 2 à 10 pages, le seul thème récurrent est celui de l&#8217;amour, décliné sous autant de variations plus <strong>dérangeantes et malsaines</strong> les unes que les autres, mais amour tout de même. Inceste, kidnappings, violences conjugales, rien n&#8217;échappe à la plume de Castillon pour nous mettre mal à l&#8217;aise. Mention spéciale aux nouvelles &laquo;&nbsp;Une araignée au plafond&nbsp;&raquo; (qui parle de famille et d&#8217;amants mystérieux), &laquo;&nbsp;La prunelle de mon oeil&nbsp;&raquo; (un genre de syndrome de Stockholm pour un homme abusé par une femme trop jalouse), &laquo;&nbsp;Corvée de liberté&nbsp;&raquo; (sur les violences en mode passif agressif), Petite femme (nouvelle horrible sur un kidnapping) et &laquo;&nbsp;Thérèse décline&nbsp;&raquo; qui est à peu près la seule nouvelle du recueil à se terminer sur une note plutôt positive et légère.</p>
<p><strong>La note et l&#8217;avis du baron</strong>: 8 étoiles sur 10. Je n&#8217;avais jamais lu Claire Castillon avant ce recueil. Ma curiosité piquée par une bonne critique dans Lire et par <strong>ce titre que je trouvais fabuleux</strong>, j&#8217;avais mis cet ouvrage dans ma wishlist et lorsqu&#8217;on me l&#8217;a offert (merci Karen) j&#8217;avais tout oublié du &laquo;&nbsp;pitch&nbsp;&raquo;. Du coup, les premières nouvelles ont été un choc, avant que je ne me glisse dans l&#8217;ambiance. Les nouvelles sont très bien écrites, le vocabulaire est dense mais agréable (quoi qu&#8217;un peu &laquo;&nbsp;médical&nbsp;&raquo; sur certaines nouvelles), et Castillon tisse avec brio une toile très large autour du spectre des dérives de l&#8217;amour. Car il y a de l&#8217;amour, <strong>indéniable, intense</strong>, dans chacune de ces nouvelles, mais c&#8217;est un amour perverti, malsain, malade. Ici, amour ne rime pas forcément avec bonheur ou avec toujours, un peu comme dans la vraie vie, en somme. En pire. Quoique&#8230; C&#8217;est le caractère réaliste de chacune de ces nouvelles (aussi extravagantes soient elles dans leurs travers) qui les rend si délicieusement dérangeantes. Parce qu&#8217;on se dit tout haut que cela n&#8217;arrive que dans les livres. Mais qu&#8217;on sait tout bas que la réalité, souvent, peut être bien plus cruelle que la fiction. Alors on continue à lire, et on espère ne jamais être l&#8217;un des protagonistes de ces nouvelles aux idées noires.</p>
<p><strong>Morceaux choisis</strong>:</p>
<ul>
<li>Dire que certaines jeunes femmes ont la chance de rencontrer de vrais princes charmants. Moi, je dois tout lui expliquer. Des fleurs de temps à autre, un cadeau à l&#8217;occasion de rien. Je commence à en avoir assez de réclamer. Moi qui aspirais tant à être muse, je passe pour une insatisfaite, et c&#8217;est de sa faute.</li>
<li>J&#8217;ai bien assez avec les bons mots de mon mari pour ne pas m&#8217;imposer une descendance.</li>
<li>Je vais mourir, je veux te détruire, j&#8217;ai envie de te salir.</li>
<li>Je n&#8217;aimerais pas que son hobby le détourne de notre couple.</li>
<li>Un brancardier arrive, s&#8217;empare du lit mobile de la femme au coeur blessé. Il est temps de la descendre et de le lui arracher.</li>
<li>On est là, face à face. Et ce n&#8217;est pas ma photo qu&#8217;il embrasse.</li>
</ul>
<p><strong>Informations complémentaires</strong>:</p>
<ul>
<li>Parution 2007</li>
<li>ISBN 978-2-253-12258-6 (edition Le Livre de Poche, 2008)</li>
<li>Langue d&#8217;écriture: Français</li>
<li>* Dernière lecture par le baron: 20 Mai 2011</li>
</ul>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: &laquo;&nbsp;Paul, sept ans et demi!&nbsp;&raquo;<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Nuit blanche, Renan Luce, &laquo;&nbsp;J&#8217;aim&#8217;rais t&#8217;greffer les bras d&#8217;Morphée pour m&#8217;y blottir et enfin dormir&nbsp;&raquo;</p>
<p>Même si je pique du nez, la vie est belle !</p>
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		<title>Un plus un = ? ! ?</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 22:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[TotN]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Papa]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie]]></category>

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		<description><![CDATA[Fidèle lecteur, sensuelle lectrice, je vais te demander de t’asseoir. Si, si, sans déconner, assied-toi, surtout si tu me connais dans la vraie vie, parce que là, franchement, ça va te faire un choc, moi même depuis que j’ai appris la nouvelle il y a quelques heures je ne tiens plus en place et pourtant j’ai]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèle lecteur, sensuelle lectrice, je vais te demander de t’asseoir.</p>
<p>Si, si, <strong>sans déconner, assied-toi</strong>, surtout si tu me connais dans la vraie vie, parce que là, franchement, ça va te faire un choc, moi même depuis que j’ai appris la nouvelle il y a quelques heures je ne tiens plus en place et pourtant j’ai du coton dans les jambes et je suis physiquement incapable de me mouvoir… D’où cet article, quitte à être vissé sur ma chaise devant le PC, autant que ça serve, et j’en profite pour te partager la bonne nouvelle.</p>
<p>Puisque tu viens ici souvent ou que tu m’as dans tes flux RSS, cher lecteur, régulière lectrice, tu dois savoir que depuis un peu plus d’un mois maintenant j’ai rencontré (ou plutôt retrouvé) une demoiselle merveilleuse avec qui je vis une histoire d’amour fabuleusement intense et incroyable. Oui, je te vois venir, mesquin lecteur, médisante lectrice, tu vas même me dire que BIEN SÛR que tu es au courant vu que ça fait un mois que <a href="http://desenquisse.com/blogwp/?p=68">je ne parle plus que de cela ici</a> (et sur Twitter c’est à peu près pareil, même si je me force à être plus soft et à dire quand même d’autres choses).</p>
<p>Cet article ne dérogera pas à la règle, puisque nous venons maintenant de franchir une nouvelle étape dans la dimension<strong>totalement improbable</strong> de notre histoire à deux.</p>
<p>Lecteur d’origine, lectrice des débuts, tu sais depuis que tu suis mes frasques en ces lieux que j’ai toujours voulu avoir deux petite filles (jumelles, de préférence, mais pas siamoises comme <a href="http://www.evelynevelyn.com/" target="new">les sœurs <strong>Evelyn Evelyn</strong></a> dont le premier album vient de sortir en CD et en téléchargement légal, et qui est juste génial, fin de parenthèse). Néanmoins, si tu fais partie de mes intimes, tu sais également que depuis mi 2009, avec beaucoup de recul et presque à contrecœur, je m’étais fait à l’idée qu’il me fallait <strong>tourner la page</strong> sur ce projet.</p>
<p>En effet, j’avais prévu de vous prévenir, dans un article de blog intitulé « <strong>lettre à ma fille</strong> », mais mes larmes incessantes à chaque fois que j’y travaille m’ont empêché jusqu’à présent d’en venir à bout. Pourquoi avais-je décidé de ne plus vouloir d’enfants ? Outre le fait que jusqu’en 2009, la seule personne avec qui j’avais voulu en avoir en était physiquement incapable (enfin disons qu’une grossesse serait très dangereuse pour elle et sa santé), même l’idée de « louer » une mère porteuse au Royaume Uni ne me semblait plus si rose. En prenant en compte la quantité énorme de temps requise pour BIEN l’éduquer, un sacrifice que je ne me sentais plus forcément prêt à faire, j’avoue que l’évolution du monde qui devient de plus en plus gris, moche, sale, violent et policé ne me donnait plus la force de chercher volontairement à imposer cela à une petite gosse qui n’avait rien demandé de tout ça, et que du coup les souffrances à venir qu’elle aurait eu à subir étaient cruelles face à mon bonheur et ce désir somme toute assez égoïste d’avoir une mini-moi. Oui, j’en étais devenu convaincu qu’au XXIème siècle, tout parent volontaire était un sale égoïste qui pensait plus à lui qu’au véritable bonheur de ses futurs enfants.</p>
<p>Et puis alors que celle « lettre à ma fille » restait encore en jachère, Sophie est arrivée dans ma vie. Je ne vais pas recommencer à te dire tout le bonheur qu’elle m’apporte, après tout tu n’as qu’à lire les quelques articles qui précèdent celui ci. Mais vois tu, je me vois forcé de t’en parler, car elle est inéluctablement liée à la nouvelle que j’ai à t’annoncer, et que tu as dû sans doute déjà deviner si tu as un tant soit peu de jugeote, malin lecteur, futée lectrice.</p>
<p>Vois tu, nous avons eu un petit « accident » pendant nos premières étreintes. Peut être trop d’empressement, peut être l’accessoire indispensable de tout jeune couple raisonnable et responsable a t’il été mal enfilé ou mal mis, peut être trop grisés par le fait d’être enfin l’un et l’autre et ne faire qu’un, bref… disons qu’il n’y a pas que les protections émotives que j’avais mis autour de mon cœur qui se sont déchirées ce soir là.</p>
<p>Comme l’accident à eu lieu en plein milieu de notre seconde étreinte, sur le coup, nous ne nous sommes pas inquiétés, nous avons remplacé le dit accessoire indispensable, et continué à nous serrer comme si de rien était. Eh bien, les lois de la biologie nous ont rattrapés, et je suppose qu’il devait rester sur moi quelques « restes » de notre première étreinte, et que les quelques secondes ont été suffisantes.</p>
<p>Il y a quelques heures, Sophie m’a appelé pour me prévenir qu’elle avait fait un test suite à un léger « retard ». Un test qui s’est avéré <strong>positif</strong>.</p>
<p>Tu vois, je t’avais dit que tu étais mieux assis, incrédule lecteur, béate lectrice.</p>
<p>Nous avons passé un peu plus d’une heure au téléphone à en parler. C’est bien évidemment totalement imprévu, pour elle comme pour moi. Cela fait un mois, un mois seulement que nous sommes ensemble, et cette nouvelle nous tombe dessus sans prévenir. Et pourtant, pourtant depuis le début de cette relation, nous sommes elle et moi assaillis de « signes » dans chacun de nos faits et gestes, comme si la vie, l’univers et le reste cherchaient à nous dire qu’ils approuvaient cette histoire naissante. Et finalement, nous nous sommes rendus à l’évidence : elle en voulait autant que moi, malgré le timing assez soudain et précipité.</p>
<p><strong>On la garde.</strong></p>
<p>« La » parce qu’il est absolument impossible que ce soit autre chose qu’une fille, cela fait des années que mes spermatozoïdes porteurs du gêne Y sont entrainés à se suicider dès leur naissance. Maud va donc avoir une petite cousine, et pourra lui dire que le boudin c’est pas bon à manger. Et moi…</p>
<p>Moi ?</p>
<p><strong>Je vais être papa…</strong></p>
<p><strong>La citation du jour </strong>: « Le test était positif, je crois. Enfin, je suis sûre même. Je suis enceinte. »<br />
<strong>La chanson du jour</strong> : La preuve par trois, Zazie, « Fais la somme de toi et moi et donne moi le résultat »</p>
<p>Même si c’est complètement inattendu comme tout le reste de cette relation, la vie est belle !</p>
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		<title>Un vide béant en forme de Sophie…</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 21:14:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cher lecteur, jolie lectrice, si tu vois mes cheveux soyeux devenir gras, ma voix se casser et mon visage barbu se recouvrir d’acné, ne t’inquiète pas : c’est normal. Depuis quelques semaines et le début de mon histoire à la Hugh Grant (cf. le post précédent), j’ai l’impression de retomber en adolescence (ce retour à l’âge]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher lecteur, jolie lectrice, si tu vois mes cheveux soyeux devenir gras, ma voix se casser et mon visage barbu se recouvrir d’acné, ne t’inquiète pas : c’est normal. Depuis quelques semaines et le début de mon histoire à la Hugh Grant (cf. <a href="http://desenquisse.com/blogwp/?p=75">le post précédent</a>), j’ai l’impression de retomber en adolescence (ce retour à l’âge ingrat est sponsorisé par les moqueries du chef des sacoches <a href="http://www.akibag.com/" target="new">Akibag, des sacoches pour netbook qui roxxent</a>, mais ce lien, lui, n’est pas sponsorisé, c’est juste un coup de pub pour un copain entrepreneur kinenveu). Je souris bêtement – voire niaisement – à chaque message de ma belle, je soupire et je glousse de plaisir quand nous passons du temps ensemble, et j’ai le cœur qui s’emballe comme un jeune premier quand elle me serre dans ses bras de toutes ses forces, comme si chaque atome d’air et de tissus entre sa peau et la mienne était si intolérable que seule la violence de nos étreintes pourrait la compenser.</p>
<p>Je redeviens ado, donc, mais pour mon plus grand bonheur. C’est même presque trop, en fait, cela en frise l’indécence. Outre mon trouble réel et même physique, l’intensité de mes sentiments est si brûlante que j’en ai le tournis et, en toute honnêteté, j’en ai même un peu peur. Fidèle lecteur, régulière lectrice, tu sais combien le mot amour est important pour moi. Tu sais aussi combien j’abhorre l’hypocrisie. En conséquence, je n’ai jamais dit « je t’Aime » sans le penser, et ceux qui usent et abusent de la formule sans en mesurer la force et la portée m’agacent. Du coup, je crois que je n’ai jamais dit « je t’Aime » à qui que se soit sans avoir fréquenté intensivement, voire intimement, la personne en question au moins deux ou trois mois. Minimum. Quand tout se passe bien et que je m&#8217;emballe vite.</p>
<p>Bout à bout, j’ai probablement passé moins de 24 heures avec Sophie avant d’en avoir la <strong>certitude</strong>, avec une conviction si inébranlable qu’elle m’en a donné le vertige.</p>
<p>L’arrivée de mon étoile dans ma vie a complètement chamboulé ma tête. Pas forcément mes convictions profondes sur le sens de la vie, de l’univers, et du reste (<strong><a href="http://www.douglasadams.com/creations/hhgg.html" target="new">42</a></strong>), ni même sur la nature et le fonctionnement du sentiment amoureux mais… En fait, je crois que c’est ma certitude d’avoir « fait le tour » de <strong>MON</strong> fonctionnement amoureux et émotionnel qui s’est prit un sale coup dans les dents. Avant mars 2010, et depuis près de 10 ans, suite à une loooooooooongue introspection (et à ma reconstruction « post-Magali » pour ceux qui ont un peu suivi ma vie sur le blog ou en privé), j’avais en tête une image nette, précise, et aux contours bien délimités du fonctionnement de mon cœur et de mon rapport à autrui. Et depuis dix ans, absolument chaque relation, qu’elle soit éphémère, amicale ou amoureuse, était rentrée bien tranquillement dans ce cadre, renforçant sa rigidité et mes certitudes alors que je passais de bras en bras.</p>
<p>Et puis il a fallu qu’une jolie blonde fasse voler ce petit cadre en éclat <strong>en quelques heures</strong>. Et sans violence, sans le vouloir, ni le faire exprès.</p>
<p>Je ne sais pas où je vais. Je ne sais vraiment pas comment gérer ce torrent d’émotions en moi. Moque toi, cynique lecteur, cruelle lectrice, mais j’ai passé une demi heure à<strong> pleurer comme un gosse</strong> hier soir face à mon incapacité à gérer à la fois ma joie de l’avoir tout contre moi, peau contre peau, et d’entendre ses « je t’Aime » se faire l’écho des miens, et l’intolérable douleur de savoir qu’elle partirait en train quelques heures plus tard, pour ne pas revenir pendant de nombreux jours, révisions de médecine obligent. Ce trop plein d’émotions, intensément euphoriques et violemment insupportables en alternance, a créé comme des montagnes russes dans mes veines. La seule sortie qu’il a trouvé, c’est mon canal lacrymal. Et pourtant je n’étais pas « triste », juste… ému, tout simplement. Je suis seul au moment où j’écris ces lignes, la belle est loin, à travailler, et mon appartement ne m’a jamais semblé aussi vie et morne que depuis qu’elle l’a quitté. Lorsqu’elle y est entré, j’ai remarqué par inadvertance qu’il y avait dans ma vie un creux énorme en forme de Sophie, que j’avais eu la chance d’occulter jusqu’à présent, mais qui se rappelle maintenant douloureusement à moi à chaque seconde où je respire un autre air que celui qui sort de ses lèvres.</p>
<p>Je ne sais pas comment le gérer, disais-je plus haut, alors je ne le « gère » pas. Je me contente de le vivre, au jour le jour, avec pour seule différence avec mon comportement antérieur le fait que maintenant, je regarde un peu devant moi au lieu de ne regarder QUE ce présent qui, pendant de nombreuses années, a été le seul et unique temps qui m’a importé. Ma petite étoile m’a apporté <strong>un petit morceau de futur dans ma vie</strong>. C’est très inhabituel, mais indubitablement agréable.</p>
<p>Mais je vois que tu commences à te lasser, impatient lecteur, bougonne lectrice, et je vais me forcer à arrêter ici mes mots qui parlent d’elle, de peur de te faire fuir avec des mots peut être un peu plus « bateau » voire « gnan-gnan » qu’à mon habitude. Mais ne m’en veut pas, comme je te l’ai dit, je redeviens un ado, alors pardonne moi cette crise (mais abats moi sans sommation si je me mets à aimer Twilight ou Justin Bieber), et partage un peu avec moi ce bonheur qui déborde de ma tête et mon cœur. Peut être que si je t’en donne un peu, je m’y noierai moins, et je récupèrerai un peu de ma raison… même si, en toute honnêteté, je ne suis même pas certain de vouloir la récupérer.</p>
<p>Je te quitte donc avec un paragraphe très librement inspiré de cet auteur qu’elle n’aime pas et qui a néanmoins un petit peu modelé ma vie (un point baron pour toi, challenger lecteur, joueuse lectrice, si tu trouves le livre et le passage dont je me suis inspiré et que tu me le donnes en commentaire) :</p>
<p>Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de ne plus avoir de papillons dans mon lit.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de ne plus avoir pris de cocaïne depuis deux ans.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de ne pas être David Bowie.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de ne pas savoir par cœur le monologue de fin d’American Beauty.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de ne pas avoir fait l’amour à Evan Rachel Wood.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de n’avoir pas écrit Lolita à la place de Nabokov.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent d’avoir les cheveux qui ne restent pas lisses.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent qu&#8217;une semi-paralysie m’empêche de jouer de la guitare autant qu&#8217;avant.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de n’avoir jamais chanté devant des milliers de gens.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent d’avoir honte de mon dos.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de ne pas manger.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de ne pas boire.<br />
Tout d’un coup il m’est devenu indifférent de ne pas mourir.<br />
Tout d’un coup Sophie.</p>
<p><strong>La citation du jour </strong>: « Je t’aime »<br />
<strong>La chanson du jour</strong> : You only want me ‘cause you want my sister, Evelyn Evelyn, « You can’t imagine just how much I miss her »</p>
<p>Même si j’ai l’impression que c’est la première fois que j’en suis si fortement convaincu, la vie est belle !</p>
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		<title>Que devient le petit prince sans la Petite Princesse ?</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 23:07:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce soir, la neige est une pluie timide, qui ne veut pas déranger et s’écrase à ma fenêtre en fondant sans faire de bruit. J’ai toujours été un paradoxe, et rempli de contradictions. Aujourd’hui encore, c’est le cas, je n’ai jamais été aussi bien et aussi mal à la fois. J’ai de l’argent, assez pour]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce soir, la neige est une pluie timide, qui ne veut pas déranger et s’écrase à ma fenêtre en fondant sans faire de bruit.</p>
<p><strong>J’ai toujours été un paradoxe</strong>, et rempli de contradictions. Aujourd’hui encore, c’est le cas, je n’ai jamais été aussi bien et aussi mal à la fois. J’ai de l’argent, assez pour vivre et même très bien vivre. Dans trois mois je serai propriétaire d’une maison correspondant exactement à mes recherches. Je fais un travail qui me plait, et qui me motive. Je bosse beaucoup, trop, surement, mais je n’en oublie pas de prendre du temps, chaque semaine, pour voir ma famille de sang, et voir également ma famille d’adoption, ces amis que je me suis choisi et qui m’ont choisi, aussi.</p>
<p>Et pourtant je suis mal, aussi. Malédiction de ceux qui réfléchissent trop,<strong> je n’ai jamais été étranger au mal être</strong>. J’ai fait plusieurs dépressions nerveuses dans ma vie, le plus souvent lorsque j’allais &laquo;&nbsp;le mieux&nbsp;&raquo;. Curieusement, en ce moment, il se fait relativement discret, dans ma vie, ou alors, pernicieusement, il se change en mal physique, pour rendre encore plus réel cette absence qui me ronge…</p>
<p>Au bout de cinq mois, l’absence de la Petite Princesse dans ma vie est un mal plus sévère qu’un cancer. J’ai l’impression d’être vide et à la fois plein d’elle. Notre espèce de relation-sans-en-être-une, ces cinq dernières années, a toujours eu des échos d’océan, avec des flux et reflux comme une marée de tendresse et de distance, mais elle était présente même dans ses absences, avec la même certitude qu’ont les marins du retour de leur amante liquide au petit matin… Là, tout est pareil, et tout est différent à la fois.</p>
<p>Il y a eu son départ pour deux mois aux Antipodes, et son retour que j’ai attendu comme un camé, mon désir d’elle plus intense et plus réel qu’une quelconque dépendance à une substance psychotrope, dépendance que je n’ai jamais « chopé », même lorsque je gavais régulièrement mes narines de cette poudre blanche qui me permettait d’écrire plus et de dormir moins.</p>
<p>Il y a eu ce weekend à son retour, et son corps dans mes bras, mais c’est comme si en revenant de tous ces océans qui nous avaient séparé deux mois, elle avait gardé autour d’elle et de son cœur une part de mer dans laquelle j’étais condamné à me noyer… Je me souviens de lui tirer les cartes, à contrecœur, de lui dire ces choses que j’y ai lues, et d’y lire ces choses que je ne lui ai pas dites. Je me souviens <strong>me réveiller à l’aube pour la regarder dormir</strong>, comme avant, mais de sentir cet océan entre nous, qu’elle avait ramené de là bas… et ne plus oser la toucher, et ne plus pouvoir avoir la force de la réveiller d’un baiser au creux entre sa joue et son oreille.</p>
<p>Puis elle est partie, de mon appartement et de ma vie. Et si une part de moi l’avait déjà deviné, le reste est resté aveugle et a mis du temps à se rendre à l’évidence, face à son téléphone qu’elle ne décrochait plus, face aux messages qui restaient sans réponse. Oh, il y a bien eu ce coup de fil, en pleine nuit, quand elle allait mal, après une rupture après un autre de ses mâles… Comme je l’écrivais dans ma chanson, la plus belle preuve d’amour qu’elle m’ait jamais faite est d’être toujours celui qu’elle appelait en pleine nuit quand ses larmes devenaient des mots. Mais j’avais déjà compris, alors, que ce n’était qu’un chant du cygne, un chant des signes… Et même si elle m’assurait du contraire par téléphone, je savais que c’était probablement l’une des dernière fois que j’entendrais sa voix…</p>
<p>C’était il y a trois mois, deux mois après le début de son silence, dernier iceberg sur laquelle mes mots et mes maux s’échouent et se déversent. 2010 a été la première année depuis notre rencontre qu’elle ne m’a pas souhaité bonne, et même si je pense qu’elle le sera quand même, son absence est une fausse note qui résonne comme une cacophonie en moi. Je parlais plus haut de poudre blanche, et de mon absence de dépendance. Il y a deux ans, j’ai arrêté la cocaïne du jour au lendemain, sans malaise physique ni psychologique. Aujourd’hui, <strong>arrêter Mathilde me déchire</strong>.</p>
<p>Et c’est peut être cela qui me déchire aussi physiquement. Depuis un peu plus d’une semaine, je dors très mal. J’ai beau ne plus boire de café après 17h, laisser les canettes de Red Bull s’empiler dans mon frigo sans être bues, le sommeil ne vient plus, plus comme avant, je nage dans mon lit les yeux fermés de force pendant des heures avant de tomber d’épuisement peu de temps avant l’aube. Et de me réveiller asynchrone et pas reposé quelques heures plus tard.</p>
<p>Je fais une sorte d’apnée du sommeil, mêlée à des crises d’anxiété. Je sens mon cœur qui bat de plus en plus doucement, jusqu’à s’arrêter, ou presque, jusqu’à ce que la panique et une grande bouffée d’oxygène le fassent repartir. Et bientôt recommencer à ralentir. <strong>Je revis ma mort</strong> comme un disque vinyle rayé, plusieurs fois par nuit. Comme si sans elle dans mon cœur psychique, mon cœur physique voulait hurler aussi fort que l’autre, et refuser de battre s’il ne peut plus battre proche d’elle.</p>
<p>Lorsque j’aime comme je l’aime, cet amour se suffit à lui même, j’ai juste besoin de pouvoir le donner, le déverser… Mais par son absence, elle empêche tout versement, et ce trop plein m’étouffe. Jusqu’à m’empoisonner physiquement. J’ai mal de son absence, et écrire ces lignes me font du bien car je peux y coucher un peu de cet amour qui déborde et me noie. Et curieusement, cet amour en moi m’exalte, aussi. C’est lui qui m’aide à avancer, et à me lever le matin, à avoir envie. Lui aussi sans doute qui crée ces bouffées d’angoisses face à la mort que je me sens vivre chaque nuit, et à la repousser plutôt que de l’accueillir, malgré son joli sourire…</p>
<p>Avec les années de recul que j’ai appris à avoir, même si mon objectivité est forcément viciée, ma petite princesse est la plus jolie chose qui soit arrivée dans ma vie. C’est également la plus jolie chose qui en soit ressortie, tout doucement, sans faire de bruit, avec la même tendresse que celle qui nous avait lié. Elle a disparu, sans laisser de traces, mais en me laissant cet amour si lourd qui ne correspond à aucune autre, et dont je ne sais pas et plus quoi faire. Alors je la couche sur le papier au lieu de la coucher sur mes draps, alors je ferme les yeux et je la retrouve.</p>
<p>Et la douleur s’estompe.</p>
<p>Un peu…</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La </strong><strong>citation du jour</strong> : « Non mais tu m&#8217;aimes mais t&#8217;es pas amoureux »</p>
<p><strong>La chanson du jour</strong> : Dans la merco Benz, Benjamin Biolay, « Petite princesse ma beauté ma promesse »</p>
<p>Même si son absence a ralenti les battements de mon cœur, la vie est belle !</p>
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		<title>Le B. A. Ba (ron) de l&#8217;Amour (partie 3)</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2005 09:45:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ou : &#171;&#160;Amour, Sexe et Amitié, c&#8217;est mieux que Amour Gloire et Beauté&#160;&#187; Nous voici donc arrivés à la suite (et fin, vu que c&#8217;est la dernière partie) de mon exposé non-exhaustif, mais détaillé, sur la définition de l&#8217;Amour, telle que ma vie, mon introspection et mon expérience m&#8217;ont aidé à la comprendre et à]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ou : &laquo;&nbsp;Amour, Sexe et Amitié, c&#8217;est mieux que Amour Gloire et Beauté&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1352" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1352"><img class="alignright size-full wp-image-1352" title="friends-love-bestfriends" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2017/01/friends-love-bestfriends.jpg" alt="" width="240" height="200" /></a>Nous voici donc arrivés à la suite (et fin, vu que c&#8217;est la dernière partie) de mon exposé non-exhaustif, mais détaillé, sur <strong>la définition de l&#8217;Amour</strong>, telle que ma vie, mon introspection et mon expérience m&#8217;ont aidé à la comprendre et à la mettre en forme. Pour les nouveaux venux ou ceux qui auraient raté le début, je conseille vivement de vous référer à <a title="la première partie (définition de l'Amour)" href="http://desenquisse.com/totn/?p=1338">la première partie (définition de l&#8217;Amour)</a> et à <a title="la seconde partie (du Polyamour)" href="http://desenquisse.com/totn/?p=1346">la seconde partie (du Polyamour)</a> avant de vous attabler pour <strong>déguster ce troisième volet</strong>. C&#8217;est bon ? Tout le monde suit ? Alors <strong>on continue</strong>.</p>
<p>Comme promis, la dernière partie de cette réflexion s&#8217;attachera aux liens tenus entre <strong>Amour</strong> (avec la majuscule), <strong>amitié</strong> (qui finalement en mériterait bien une) et <strong>Sexe</strong> (avec une majuscule aussi pour le différencier de l&#8217;organe, et avouons que <strong>la pratique le mérite</strong> aussi, quand même ^_^).</p>
<p>On entend souvent deux sons de cloche diamétralement opposés lorsqu&#8217;on demande à quelqu&#8217;un la question traditionnelle qui fait la joie des lycéens : &laquo;&nbsp;<strong>tu crois que l&#8217;amitié ça peut vraiment exister entre un homme et une femme ?</strong>&laquo;&nbsp;. Quand on y réfléchis, d&#8217;ailleurs, cette question est d&#8217;autant plus <strong>stupide</strong> qu&#8217;elle ne prends pas en compte <strong>la préférence sexuelle</strong> des deux protagonistes. Car, dans le fond, elle aurait autant de pertinence entre deux amis bi ou homo de même sexe, et beaucoup moins de pertinence entre une lesbienne féministe convaincue et un coiffeur visagiste (oui <strong>je sais</strong> je joue avec les stéréotypes mais j&#8217;t'emm&#8230; c&#8217;est pour faire sourire ^^). Mais soit, passons outre les imperfections techniques de l&#8217;interrogation ci-dessus pour nous attacher au <strong>fond</strong>. Quoi, vous voulez ma réponse à moi tout de suite ? Si vous voulez, mais ça va pas vous avancer à grand chose : ma réponse est &laquo;&nbsp;<strong>oui, mais non</strong>&laquo;&nbsp;. Vous faites moins les malins, du coup, alors on se tait et on me laisse finir <img src='https://desenquisse.com/totn/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que l&#8217;amitié </strong>? La vraie, je veux dire, pas cette étiquette d&#8217; &laquo;&nbsp;ami&nbsp;&raquo; qu&#8217;on colle souvent trop vite à quelqu&#8217;un qu&#8217;on a <strong>croisé et vaguement apprécié</strong> (il serait intéressant de faire un post pour analyser la différence entre connaissance, &laquo;&nbsp;pote&nbsp;&raquo; et ami, mais je m&#8217;égare). Le vrai ami, en général, c&#8217;est la personne avec qui tu vas <strong>passer du temps</strong>, souvent agréable, avec qui tu vas avoir de <strong>longues et intenses discussions</strong> pour débattre de tout et de rien, une personne en qui tu feras plus <strong>confiance</strong> qu&#8217;aux autres, avec qui tu pourras partager un peu tes malheurs, et beaucoup tes bonheurs, et qui pourras compter sur toi quand il (ou elle) sera à son tour accablé par la tristesse. C&#8217;est résumé, mais en gros, c&#8217;est ce qu&#8217;on attends d&#8217;<strong>une relation mutuelle d&#8217;amitié</strong>.</p>
<p>Et notre fameux Amour alors, avec la majuscule, quand il est partagé, à quoi le reconnait on ? C&#8217;est une personne avec qui tu vas <strong>passer du temps</strong>, souvent agréable, avec qui tu vas avoir de <strong>longues et intenses discussions</strong> pour débattre de tout et de rien, une personne en qui tu feras plus <strong>confiance</strong> qu&#8217;aux autres, avec qui tu pourras partager un peu tes malheurs, et beaucoup tes bonheurs, et qui pourras compter sur toi quand il (ou elle) sera à son tour accablé par la tristesse. Sauf qu&#8217;en plus, en général, <strong>vous faites des galipettes</strong> ensemble, et éventuellement réfléchissez à une vie a deux (ou plus) avec ou sans enfants.</p>
<p>La différence entre l&#8217;Amour et l&#8217;amitié, vu comme cela, ne se résume qu&#8217;à deux points : le <strong>Sexe</strong>, et la <strong>filiation</strong>. Le Sexe est une pratique ma foi <strong>fort agréable</strong>, motivée par l&#8217;existence d&#8217;un désir d&#8217;autrui. On peut aussi tomber dans le bassement mécanique et parler de <strong>phéromones</strong> (hein Véro ^^) et d&#8217;<strong>attraction génétique</strong>. Toute personne un tant soi peu honnête reconnaitra que <strong>le Sexe n&#8217;est en aucun cas la résultante unique d&#8217;un sentiment d&#8217;amour</strong>. Tout le monde a déjà bavé sur son Johnny Depp ou sa Marie Gillain. Ou croisé cet(te) inconnu(e) dans la rue qui ne vous offre pas de fleurs mais à qui, passez moi l&#8217;expression, <strong>vous boufferiez le cul sans la moindre hésitation</strong>. Dans sa forme primaire, le Sexe est la résultante de cette pulsion que nous appellerons <strong>Désir</strong>, et que nous pourrons cerner à l&#8217;occasion dans un autre article, tiens, note pour plus tard. On note aussi que quand l&#8217;Amour vient à naître envers une personne que l&#8217;on ne désire pas, <strong>la force du cerveau et de l&#8217;Amour</strong> finiront en général dans un temps plus ou moins long a générer du Désir envers l&#8217;être aimé. Si si. Même si c&#8217;est une benêt fini avec le physique de Jacques Villeret. De la même manière, la répétition d&#8217;un Désir partagé (et donc de séances de <strong>pratiques tantriques</strong>) peut lui aussi être un tremplin à la création d&#8217;un Amour. Mais à part ces liens aidant à passer de l&#8217;un à l&#8217;autre, <strong>les papouilles et les galipettes sont bien une preuve non pas d&#8217;Amour mais de Désir</strong>.</p>
<p>Passons maintenant à l&#8217;autre différence remarquée entre Amour et amitié, la <strong>filiation</strong>. Ce point est certes plus complexe. Outre la crise actuelle de la paternité (qui montre somme toute que la plupart des parents potentiels ont sufisemment de jugeotte pour craindre de l&#8217;état de <strong>l&#8217;avenir de leurs gosses</strong>&#8230; Et qui explique aussi pourquoi tant de parents récents -ceux qui restent- sont de fieffés <strong>irresponsables</strong>&#8230;), le désir de se reproduire est là aussi, à la base, un reste de notre instinct, merci Darwin. Pourtant, souvent c&#8217;est également le désir de créer la vie, de donner la vie à un petit être qui vient de soi. Et comment ne pas comprendre face, par exemple, aux gazouillis et aux rires de ma nièce la petite Maud&#8230; Ce qui motive la parenté, c&#8217;est souvent la stabilité de ressources (plus que la stabilité d&#8217;un couple) <strong>assurant un avenir pérenne à l&#8217;enfant</strong>. C&#8217;est aussi, là encore, une preuve de <strong>confiance totale</strong> entre deux êtres. Mais est-ce une preuve d&#8217;Amour ? Je vais en choquer certains, mais <strong>je ne pense pas</strong>, non. On a déjà vu et connu des exemples d&#8217;enfants épanouis créés par insémination, ou comme &laquo;&nbsp;service&nbsp;&raquo; entre amis (souvent homosexuels). Combien de fois a t&#8217;on vu l&#8217;échec d&#8217;un couple ayant cherché à faire renaître un amour (sans majuscule, du coup) mourant via la naissance d&#8217;une progéniture ? Non, je suis fermement convaincu que la parenté est avant tout une preuve de <strong>confiance</strong>, et qu&#8217;elle s&#8217;épanouit particulièrement bien dans le cas d&#8217;un couple vivant un Amour partagé puisque, nous l&#8217;avons vu dans la première partie (je vous avais dit de relire !), <strong>la confiance est un élément essentiel et primordial de tout Amour</strong>.</p>
<p>Nous sommes donc devant un fait frappant : les seules différences observables entre un Amour et une amitié sont au final la résultante de la présence du Désir et de la Confiance&#8230; Hors la Confiance est aussi l&#8217;une des pierres angulaires de toute amitié. Le Désir, donc, serait la seule différenciation entre Amour et amitié. Et là encore, nous pouvons aller plus loin, car souvent, très souvent, le désir finit par naître entre deux amis proche&#8230; Simplement ce désir se trouve la plupart du temps refoulé, pour l&#8217;une ou l&#8217;autre des raisons classiques :</p>
<p>A) Rejet psychologique, syndrôme classique du &laquo;&nbsp;<strong>c&#8217;est un ami c&#8217;est pas possible</strong>&nbsp;&raquo;<br />
B) Enfermement sous le joug inconscient de la morale judéo-chrétienne, syndrôme classique du &laquo;&nbsp;je suis avec Bob et je l&#8217;aime, <strong>je ne peux aimer qu&#8217;une personne</strong> (*sic*, encore une qui n&#8217;a pas lu la deuxième partie) donc je dois me tromper&nbsp;&raquo;<br />
C) Honte, syndrôme classique du &laquo;&nbsp;<strong>je dois être un sale pervers</strong> pour penser cela&nbsp;&raquo;</p>
<p>On pourrait continuer longuement sur les diverses variations et déclinaisons qui font que dans 80% des cas, toute évocation d&#8217;évolution d&#8217;une relation amicale reste <strong>l&#8217;un des plus gros tabous</strong> de notre société &laquo;&nbsp;moderne&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Allons encore plus loin dans le raisonnement. Au risque d&#8217;en choquer plus d&#8217;un, j&#8217;expose ma théorie : l&#8217;Amour et l&#8217;amitié sont exactement <strong>le même sentiment</strong>. Simplement, tout comme nous l&#8217;avons vu précédemment, l&#8217;Amour est comme une rivière dont le débit fluctue. L&#8217;amitié, c&#8217;est simplement un sentiment d&#8217;Amour qui est de base moins &laquo;&nbsp;fort&nbsp;&raquo; que l&#8217;Amour réalisé. Mais fluctuant lui aussi, il est absolument naturel et pas du tout honteux qu&#8217;il puisse &laquo;&nbsp;gonfler&nbsp;&raquo; et faire naître le fameux Amour avec un A. Comme il est absolument naturel et tout autant probable qu&#8217;il reste là où il en est&#8230; Si la non-exclusivité était plus courante, et si le sexe était un peu dédramatisé, les relations entre les gens seraient <strong>beaucoup plus saines</strong>, et vivraient dénuées d&#8217;hypocrisie ou de cette gêne déplacée qui vient parfois fausser les élans du coeur.</p>
<p>Depuis mon adolescence, j&#8217;ai eu beaucoup plus de partenaires physiques rangés dans la catégorie &laquo;&nbsp;amitié&nbsp;&raquo; que dans la catégorie &laquo;&nbsp;Amour&nbsp;&raquo;&#8230; Cela doit venir de <strong>mon côté un peu prosélyte</strong>, si je ne cherche pas à convaincre à tout pris, ce genre de discussion est quelque chose qui me tient à coeur et que je partage souvent avec les gens qui me sont proches&#8230; Comme (<strong>égocentrisme oblige</strong>) j&#8217;ai tendance à m&#8217;entourer surtout de gens qui ont une vision de la vie assez proche de la mienne, cette réflexion fait souvent écho dans l&#8217;esprit de mon allocuteur, et souvent les tabous se brisent. Ce n&#8217;est ni impossible, ni contre nature, <strong>bien au contraire</strong>. C&#8217;est une philosophie et un mode de vie certes pas adapté pour tout le monde, mais donnez vous le temps et l&#8217;objectivité nécessaire pour y réfléchir sérieusement.</p>
<p>Nous sommes maintenant arrivés au bout de l&#8217;exposé en trois volumes sur ma définition de l&#8217;Amour&#8230; J&#8217;espère que vous l&#8217;avez trouvée enrichissante, qu&#8217;elle vous aidera à mieux me cerner ou me comprendre et, qui sais, peut être y aurez vous trouvé quelques clefs vous aidant aussi à mieux vous connaitres et à évoluer. Apprenez à dire &laquo;&nbsp;je t&#8217;Aime&nbsp;&raquo;, le vrai, pas le refrain bidon qui est dans trop de chansons et de poèmes, et qui se dit sans réfléchir ou sans le penser. <strong>Apprenez à le dire et à le comprendre</strong>, sans rien attendre. Apprenez à reconnaître l&#8217;Amour, même dans vos amitiés, et n&#8217;hésitez plus à leur dire &laquo;&nbsp;je t&#8217;Aime&nbsp;&raquo; lorsque c&#8217;est vrai, et même si vous n&#8217;avez aucun Désir envers eux. Apprenez à croquer la vie comme une pomme, elle est trop courte pour qu&#8217;on perde du temps, pour qu&#8217;on se laisse bouffer par des réflexes conditionnés et une morale déplacée. Vivez, respirez, aimez. <strong>La vie est belle</strong>. Et elle aussi, je l&#8217;Aime !</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Hein? J&#8217;sens rien j ai le nez bouché&#8230; et parle plus fort les sons sont comme étouffés ici&#8230; »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Friend is a four letter word, Cake, « When I go fishing for the words I am wishing you would say to me, I&#8217;m really only praying That the words you&#8217;ll soon be saying Might betray the way you feel about me. But to me, coming from you, Friend is a four letter word. »</p>
<p>Même si elle est entravée par le conditionnement sociologique, la vie est belle !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le B. A. Ba (ron) de l&#8217;Amour (partie 2)</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Mar 2005 21:08:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[TotN]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[B.A. Ba]]></category>
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		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
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		<category><![CDATA[Polyamour]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou : &#171;&#160;Soyez pas mal-poly !&#160;&#187; Le développement de ce second mini-essai sur l&#8217;Amour présuppose la lecture et la compréhension de la première partie, voire sa considération comme axiome pour la suite logique du développement. Si vous n&#8217;êtes pas d&#8217;accord avec ma définition, essayez de vous l&#8217;imaginer pour assimiler la suite. Si même cela vous]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ou : &laquo;&nbsp;Soyez pas mal-poly !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1347" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1347"><img class="alignright size-medium wp-image-1347" title="Screen-Shot-2016-05-03-at-3.21.19-PM" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2017/01/Screen-Shot-2016-05-03-at-3.21.19-PM-300x188.png" alt="" width="300" height="188" /></a></p>
<p>Le développement de ce second mini-essai sur l&#8217;Amour présuppose la lecture et la compréhension de <a title="la première partie" href="http://desenquisse.com/totn/?p=1338">la première partie</a>, voire sa considération comme <strong>axiome</strong> pour la suite logique du développement. Si vous n&#8217;êtes pas d&#8217;accord avec ma définition, <strong>essayez de vous l&#8217;imaginer</strong> pour assimiler la suite. Si même cela vous est impossible&#8230; *hausse les épaules* bin <strong>lisez pas l&#8217;article</strong>, vous gagnerez du temps.</p>
<p>Le premier article, donc, parlait de <strong>ma définition de l&#8217;Amour</strong>. Conscient de la non-universalité de cette définition, et <strong>suffisamment tolérant</strong> pour admettre et accepter les autres définitions, je demeure tout de même suffisamment pédant pour la considérer comme <strong>meilleure et plus saine</strong> que la plupart des autres définitions qui m&#8217;aient été données à lire jusqu&#8217;à présent. Ou tout du moins plus adaptée à ce que <strong>je</strong> ressens, moi, et à ce que je sais que nombre des personnes qui m&#8217;entourent et me font suffisemment confiance pour m&#8217;en parler, souvent en proie au désarroi car ce qu&#8217;ils/elles ressentent n&#8217;est pas conforme, justement aux définitions &laquo;&nbsp;classiques&nbsp;&raquo;. Maintenant que cette définition est acquise, nous allons pousser la réflexion un peu plus loin et parler d&#8217;un sujet en grande partie évité dans la définition précédente : la <strong>non-exclusivité</strong>.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Polyamoureux&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Polyamour&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Polyamorisme&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Polyamory&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Poly&nbsp;&raquo;. Tant de mots différents pour exprimer le même concept. Tant de mots qui se recouvrent sans encore avoir trouvé leur norme, car <strong>la norme est gênée par le concept</strong>, justement. L&#8217;avantage de ce listing c&#8217;est que avec un peu de chance les gens qui chercheront ce sujet sous Google auront d&#8217;autant plus de chances de tomber sur cet article, et s&#8217;il peut répondre à quelques unes de leurs questions c&#8217;est tant mieux.</p>
<p>Alors <strong>le polyamour, c&#8217;est quoi</strong> ? Si on devait véritablement résumer en termes compréhensibles par un maximum de monde, il faudrait dire &laquo;&nbsp;<strong>une polygamie non-sexiste et intellectuelle</strong>&laquo;&nbsp;. Ca résume, on sait de quoi on parle, et pourtant de la même manière on perds une grande partie de la profondeur même du concept. D&#8217;où l&#8217;intérêt (en tout cas à mes yeux) de cet article. Vous pouvez voir ça comme du prosélitisme. Je préfère parler de <strong>prise de conscience</strong>. Mon but n&#8217;est pas de faire de chacun de vous, jeunes lecteurs, jolies lectrices, un ou une polyamoureu(x/se) mais de vous permettre de <strong>réfléchir objectivement</strong> sur le sujet et de vous faire votre propre opinion.</p>
<p>Bref, nous avons présenté (j&#8217;aime bien le nous. <strong>Ca fait académique et un peu prétentieux</strong> en même temps, hu hu hu) dans l&#8217;article précédent la nature infinie de l&#8217;Amour lorsqu&#8217;il comporte une majuscule. C&#8217;est cette propriété intrinsèque au sentiment amoureux qui va être capitale pour la suite du développement. Parce que comme vous le diront tous les matheux qui trainent (allez, faites moi plaisir, y&#8217;a bien au moins UN matheux parmis mes lecteurs ?), <strong>un des trucs sacrément classe avec l&#8217;infini</strong>, c&#8217;est que tu as beau le diviser autant de fois que tu veux par un entier, ça fait toujours l&#8217;infini. Et bien que je sois persuadé que vous voyez <strong>immédiatement</strong> là où je veux en venir, c&#8217;est justement ce moment que je choisis pour faire un aparté.</p>
<p>Imaginez que vous ayez un enfant. Une jolie petite fille blonde par exemple (oui je suis influencé par la naissance de Maud, mais j&#8217;t'emm&#8230;). Bon, vous aimez votre fille, correct ? Maintenant, vous avez un second enfant. On va dire que c&#8217;est un garçon, ce coup ci, pour faire taire les mauvaises langues. Vous aimez votre garçon, correct ? Bien. Mais ce n&#8217;est pas pour cela que vous n&#8217;aimez plus du tout votre fille. Ce n&#8217;est pas pour cela non plus que vous aimez l&#8217;un des deux plus que l&#8217;autre. En fait, on <strong>ne peut même pas dire non plus que vous les aimez &laquo;&nbsp;pareil&nbsp;&raquo; </strong>l&#8217;un et l&#8217;autre. Vous les aimez tous les deux, <strong>différemment</strong>, car ils sont différent, et infiniment, parce que vous les Aimez. Et vous trouvez ça <strong>naturel</strong>.</p>
<p>Eh bien le polyamour, c&#8217;est un peu ce concept, mais appliqué aussi aux relations intimes et aux relations de couple.</p>
<p>Et là tout de suite la moitié d&#8217;entre vous est choquée, outrée, et positivement pas d&#8217;accord. <strong>Mentez pas, je vous ai vu</strong>. Et vous savez quoi ? C&#8217;est *<strong>normal</strong>*. Pourquoi normal ? Parce que depuis que vous êtes tout bébés, c&#8217;est ce qu&#8217;on vous rabache et qu&#8217;on vous <strong>conditionne</strong> à penser à grand coup de morale et de mass-media. La monogamie est <strong>prédominante dans notre société</strong> car elle découle de <strong>la morale du péché</strong> et de la culpabilité de l&#8217;accomplissement des désirs qui sont l&#8217;héritage des traditions judéo-chrétiennes, principalement. A travers le monde, sur toutes les cultures et traditions non-influencées par cette &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; à succès, une grande majorité sont des cultures polygames. Et pas de sexisme, hein&#8230; Polygame comme plusieurs hommes ou plusieurs femmes (toi aussi, enrichis ton vocabulaire grâce à Tears of the Night : quand seul l&#8217;homme a le droit à plusieurs épouses, c&#8217;est de la <strong>polygynie</strong>. Quand seule la femme a le droit à plusieurs maris, c&#8217;est de la <strong>polyandrie</strong>). C&#8217;est un comportement émotif *naturel*, mais qui n&#8217;est plus *normal*, car <strong>la normalité est définie de nos jours comme le reflet de la somme de nos cultures occidentales</strong> qui, bien que laïques en théorie, conservent en pratique une bonne partie de valeurs morales découlant des religions à succès.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Alors en pratique, Baron, ça se vit comment, le polyamour ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>En pratique, <strong>il suffit d&#8217;écouter son coeur et ses sentiments</strong>. Je suis sûr que toi aussi, jeune lecteur, jolie lectrice, tu as déjà rencontré <strong>CETTE</strong> personne. Cette personne qui, alors que tu étais heureu(x/se) en couple, t&#8217;a fortement attiré. Et probablement, tu as eu l&#8217;une des trois réactions classiques :<br />
A) Tu as nié, et tu t&#8217;es convaincu du contraire, et ça <strong>c&#8217;est le mal</strong><br />
B) Tu as culpabilisé et tu t&#8217;en es voulu, et ça <strong>c&#8217;est le mal</strong><br />
C) Tu as craqué et tu as eu une aventure dans le dos de ton Autre, et ça <strong>c&#8217;est le mal.</strong></p>
<p>Parce que notre société nous <strong>conditionne</strong> à croire que ressentir ça c&#8217;est mal, alors pour compenser <strong>on agit stupidement</strong> et on fait, au final, beaucoup plus de mal (et du vrai) à nous ou à autrui, que ce &laquo;&nbsp;mal&nbsp;&raquo; virtuel dont on essaie de nous convaincre de la véracité. Avec succès bien trop souvent. Alors que ce sont des pulsions tout autant physiques que mentales tout à fait naturelles. Assumer cette force des sentiments, c&#8217;est le premier pas vers le polyamour.</p>
<p>Amour <strong>infini</strong>, nous le rappelons. Donc alors qu&#8217;il est divisé sur 2, 3, x personnes, il reste tout autant un amour infini envers chacun(e) des récipendaires. Et la beauté sublimée de tout ça, c&#8217;est qu&#8217;en plus cet Amour est différent et s&#8217;exprime différemment pour chaque personne. Par contre, il est vrai que cet état soulève le &laquo;&nbsp;défaut&nbsp;&raquo; majeur (et plus ou moins le seul, en fait) du polyamour : <strong>si l&#8217;Amour est infini, le temps, lui, ne l&#8217;est pas</strong>. Gérer les diverses relations peut être difficile.</p>
<p>Alors quelle est la différence avec un homme ou une femme adultère qui entretiens plusieurs relations en même temps ? J&#8217;y viens. La différence vient de <strong>la franchise et de l&#8217;absence de mensonge</strong>. La confiance, sur laquelle je me suis longuement attardé dans ma définition de l&#8217;Amour, est une constante immuable de toute relation polyamoureuse. Et aucun &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; polyamoureux n&#8217;entretiendra de relation avec quiconque sans avoir au préalable prévenu son, sa, ou ses partenaires.</p>
<p>Polyamour sous entends également <strong>la fin de la jalousie</strong>. La jalousie nait psychologiquement d&#8217;un sentiment d&#8217;insécurité et d&#8217;un complexe mineur (si l&#8217;Autre passe du temps avec autrui, il/elle trouvera forcément autrui mieux que moi et va me quitter) ou pire encore, d&#8217;un réflexe d&#8217;esclavage mental (tu es MA chose, tu m&#8217;APPARTIENS, tu ne dois vivre que pour moi et pas pour toi). Le polyamour abolit tout cela. Même si l&#8217;Autre entretient des relations avec autrui, la <strong>confiance</strong> entre l&#8217;Autre et soi est telle que et l&#8217;un et l&#8217;autre savent que cela ne remets pas en cause l&#8217;infinité de l&#8217;Amour qu&#8217;ils partagent.</p>
<p>Le polyamour, c&#8217;est <strong>un Amour sublimé</strong>, basé sur le partage, le dialogue, la non-jalousie, la non-dominance, et la <strong>liberté</strong> de l&#8217;un et de l&#8217;autre. We&#8217;re One, but we&#8217;re not the same, chante Bono&#8230; (oui <strong>je sais</strong>, j&#8217;ai déjà cité ça la dernière fois). Ce n&#8217;est pas de l&#8217;échangisme, car contraiement aux préjugés, le polyamour n&#8217;est pas basé sur le sexe. C&#8217;est un petit plus agréable, mais en aucun cas requis pour vivre une ou plusieurs histoires d&#8217;Amour. Je ne suis pas non plus d&#8217;accord avec ceux qui associent polyamour et peur de s&#8217;engager. Au contraire, c&#8217;est <strong>s&#8217;engager encore plus</strong>, plus fort, et plusieurs fois. C&#8217;est un <strong>sur-engagement</strong>. Ce n&#8217;est pas un libertinage, car je me considèrerais (NB : je me SUIS considéré, en fait, vu que j&#8217;ai subi&#8230; passons) comme trompé si l&#8217;une de mes relations polyamoureuses entretenait une relation -même purement physique- sans m&#8217;en avoir parlé. C&#8217;est aussi <strong>le respect</strong>. Je suis polyamoureux, mais je sais que tout le monde ne l&#8217;est pas. Et j&#8217;ai déjà choisi de rester &laquo;&nbsp;fidèle&nbsp;&raquo; à une personne non-poly avec qui je m&#8217;étais mis en couple, plus d&#8217;une fois. Et chaque fois ce sujet est longuement débattu dans le couple. Pour arriver à un consensus (je deviens &laquo;&nbsp;monogame&nbsp;&raquo; le temps du couple, ou l&#8217;autre devient poly, ou on finit par se séparer après avoir fait duré le status quo aussi longtemps que possible en cas de désaccord irrémédiable), ou pour se séparer bons amis.</p>
<p>Soyons tout de même francs avant de conclure. Le polyamour c&#8217;est sublime en théorie, mais <strong>en pratique c&#8217;est pas toujours facile</strong>. Parce que tout le monde n&#8217;est pas polyamoureux. Parce que même pour ceux qui le sont, et pour moi aussi, les réflexes du conditionnement monogamme permanent de notre éducation et des media est une geôle des plus étroites. Mais une révolution des moeurs se fait <strong>un coeur à la fois</strong>. J&#8217;espère que vous prendrez un peu de temps pour réfléchir à tout cela, que vous finissiez par être convaincus ou pas. Le plus dûr est d&#8217;essayer de considerer cela en étant <strong>VRAIMENT</strong> objectif, et sans idées reçues.</p>
<p>L&#8217;Amour est infini, et <strong>naturellement contagieux</strong>. Il est de ma profonde conviction que renier ces sentiments est non seulement un héritage superflu d&#8217;une religion nombriliste, mais c&#8217;est aussi surtout se renier soi. Et c&#8217;est égoïste, car c&#8217;est refuser de partager cet Amour avec ceux qui en sont les légitimes bénéficiaires. Quand on Aime, on ne compte pas. Ca veut dire qu&#8217;il faut pas faire une fixation sur &laquo;&nbsp;un&nbsp;&raquo; <img src='https://desenquisse.com/totn/wp-includes/images/smilies/icon_surprised.gif' alt=':o' class='wp-smiley' /> )</p>
<p>En espérant que vous fûtes nombreux à lire ces lignes jusqu&#8217;au bout. La troisième (et à priori dernière) partie du B.A. BA de l&#8217;amour sera consacrée à la nature de la frontière entre Amour et Amitié (avec une majuscule aux deux). pour ceux qui veulent creuser, <a title="l'article de Wikipedia sur le Polyamour" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Polyamour">l&#8217;article de Wikipedia sur le Polyamour</a> est très bien fait.</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « J&#8217;ai arrêté de lire ton blog quand tu as arrêté de parler de moi »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Pure Morning, Placebo, « A friend in needs a friend indeed, A friend who&#8217;ll tease is better »</p>
<p>Même si je suppose que beaucoup de gens auront la flemme de lire cet article en entier, la vie est belle !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le B. A. Ba (ron) de l&#8217;Amour (partie 1)</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Feb 2005 10:55:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite à une promesse inconsidérée et on ne peut plus téméraire sur un blog qu&#8217;es lu par sacrément plus de monde que le mien, mais chuis pas que d&#8217;la gueule non plus, le post sur ma définition de l&#8217;Amour (celui avec le &#171;&#160;A&#160;&#187;, pas le &#171;&#160;a&#160;&#187;). Ou plutôt le premier, parce que pour ne pas]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-1340" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1340"><img class="alignright size-full wp-image-1340" title="big-love2" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2017/01/big-love2.jpg" alt="" width="300" height="221" /></a>Suite à <strong>une promesse inconsidérée</strong> et on ne peut plus téméraire sur un blog qu&#8217;es lu par sacrément plus de monde que le mien, mais <strong>chuis pas que d&#8217;la gueule non plus</strong>, le post sur <strong>ma</strong> définition de l&#8217;Amour (celui avec le &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo;, pas le &laquo;&nbsp;a&nbsp;&raquo;). Ou plutôt le premier, parce que pour ne pas compliquer les choses je ne vais pas tout de suite parler de polyamour ou de non-exclusivité, je me garde ça pour plus tard.</p>
<p><strong>L&#8217;Amour</strong> est un sentiment, un concept, malheureusement sorti de la compréhension humaine du monde actuel pour une masse grouillante et majoritaire qui applique de manière éhontée un &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; à un amour qui ne mérite qu&#8217;un &laquo;&nbsp;a&nbsp;&raquo; (voire qui ne mérite pas le nom du tout, et qu&#8217;on ferait mieux d&#8217;appeller &laquo;&nbsp;<strong>passion</strong>&nbsp;&raquo; ).</p>
<p>Alors, tout du moins à mes yeux , c&#8217;est quoi, l&#8217; &laquo;&nbsp;Amour&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>(&laquo;&nbsp;a mes yeux&nbsp;&raquo; c&#8217;est important ça&#8230; Je ne prétends pas détenir la science infuse et la seule définition de l&#8217;Amour, mais mon but est d&#8217;exposer et d&#8217;expliquer <strong>la mienne</strong> que, <strong>en bon égocentrique</strong>, je considère comme &laquo;&nbsp;mieux&nbsp;&raquo;, mais après vous en faites ce que vous voulez hein&#8230;)</p>
<p>Déjà l&#8217;Amour, c&#8217;est <strong>infini</strong>. C&#8217;est pour ça qu&#8217;on lui met une majuscule (dans cette démonstration quasi mathématique, considérons ce fait comme un <strong>axiome</strong>). C&#8217;est une source intarissable. Son flot, au fil du temps, au fil des mots, change de débit comme une rivière ou un fleuve, mais <strong>la source étant infinie</strong>, c&#8217;est un flot qui ne se termine <strong>jamais</strong>. &laquo;&nbsp;Je ne t&#8217;aime plus&nbsp;&raquo; est donc acceptable, mais &laquo;&nbsp;Je ne t&#8217;Aime plus&nbsp;&raquo; est une aberration, un non-sens, voire, <strong>soyons fous</strong>, une preuve par neuf que le prétendu &laquo;&nbsp;Amour&nbsp;&raquo; n&#8217;était qu&#8217;un &laquo;&nbsp;amour&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Je ne t&#8217;Aime plus&nbsp;&raquo;, c&#8217;est se renier, et renier l&#8217;Amour, ou ne pas faire preuve de suffisemment d&#8217;introspection pour comprendre la nature de ses propres sentiments. &laquo;&nbsp;Je t&#8217;Aime plus qu&#8217;avant&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Je t&#8217;Aime moins qu&#8217;avant&nbsp;&raquo;, par contre, sont absolument acceptables et naturels. Et sachant que &laquo;&nbsp;Je t&#8217;Aime moins qu&#8217;avant&nbsp;&raquo; reste quand même un &laquo;&nbsp;Je t&#8217;Aime&nbsp;&raquo;, et au vu de l&#8217;infini de l&#8217;Amour exposé comme axiome ci dessus, on peut se dire, finalement, qu&#8217;Aimer moins, <strong>c&#8217;est pas si grave</strong>, puisque l&#8217;Amour est toujours présent dans son infinité.</p>
<p>Ensuite, l&#8217;Amour n&#8217;est pas génétique. Ce que je veux dire, c&#8217;est que l&#8217;Amour n&#8217;est pas programmé en soi pour une seule et unique personne, comme un interrupteur qui serait branché lors de la rencontre. <strong>L&#8217;Amour est une progression exponentielle qui se construit petit à petit</strong> sur une base commune et finit par découler sur cette fameuse infinité dont on parle&#8230; La vitesse de croissance de cet amour en Amour dépends d&#8217;un nombre incalculable de facteurs, mais dans un environnement favorable, le &laquo;&nbsp;a&nbsp;&raquo; devient &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; et on sort de l&#8217;exponentielle pour arriver dans cet infini qui fluctue. Oui, je crois au &laquo;&nbsp;coup de foudre&nbsp;&raquo;, mais pas dans le sens communément accepté. Pour moi un coup de foudre ne sera jamais que de la passion ou de l&#8217;amour, même si c&#8217;est un super tremplin qui <strong>facilite grandement</strong> la construction de l&#8217;Amour.</p>
<p>Car pour moi justement, l&#8217;Amour, ça se <strong>construit</strong>. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage, dit-on. La beauté de l&#8217;Amour, c&#8217;est que malgré son infinité, il n&#8217;est <strong>jamais acquis</strong>, pour l&#8217;un ou l&#8217;autre. C&#8217;est un don de soi permanent. Beigbéder prétends qu&#8217;<strong>il suffit de se convaincre qu&#8217;on aime pour aimer</strong>. C&#8217;est sûrement vrai pour l&#8217;amour. Mais la majuscule a besoin de plus que cela&#8230; Et c&#8217;est Lennon qui le résume si bien : &laquo;&nbsp;Love is a flower : you got to let it, you got to let it grow&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et on arrive sur un point qui est celui qui est le moins compris par la plupart des masses par ce petit mot. &laquo;&nbsp;<strong>Don</strong>&laquo;&nbsp;. L&#8217;Amour, ce n&#8217;est pas demander, ni attendre, ni même partager. C&#8217;est <strong>donner</strong>. Se donner soi, et cet Amour, à l&#8217;être aimé. Ce n&#8217;est pas chercher à combler un vide, car<strong> il se suffit à lui même</strong>. Ce n&#8217;est pas chercher l&#8217;Amour de l&#8217;autre, car ce n&#8217;est qu&#8217;un plus agréable. Ce n&#8217;est pas prendre, <strong>ce n&#8217;est pas enfermer</strong>. C&#8217;est donner. Prenons la phrase si courante &laquo;&nbsp;mais si tu ne m&#8217;aimes pas, je souffre, je vais mourir&nbsp;&raquo; (c&#8217;est un exemple). Là, ce n&#8217;est pas l&#8217;Amour qui fait naitre la phrase. C&#8217;est la passion, couplé à <strong>un complexe psychologique d&#8217;instabilité ou d&#8217;infériorité</strong>.</p>
<p>L&#8217;Amour, <strong>ce n&#8217;est pas être jaloux</strong>, c&#8217;en est même <strong>le contraire</strong>. Ceux qui prétendent que la jalousie est une preuve d&#8217;Amour me font vomir. Etre jaloux dans un couple, c&#8217;est le contraire d&#8217;Aimer, c&#8217;est dire à l&#8217;autre &laquo;&nbsp;tu m&#8217;appartiens&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;tu es ma chose&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;tu n&#8217;es pas libre&nbsp;&raquo;. Et l&#8217;Amour, aussi, c&#8217;est la liberté. La jalousie, ce n&#8217;est pas donner, c&#8217;est attendre un retour. Un dû. Ce sont des <strong>chaines</strong> que l&#8217;on enserre sur l&#8217;autre. C&#8217;est, là encore, <strong>le reflet d&#8217;une peur</strong>, d&#8217;un manque de confiance en soi, car (démarche psychologique classique) si on ne contrôle pas l&#8217;autre, l&#8217;autre partira, l&#8217;autre trouvera mieux que soi&#8230; La jalousie, c&#8217;est un manque de confiance en soi qui crée un manque de confiance en l&#8217;autre. Et donc ce n&#8217;est pas de l&#8217;Amour.</p>
<p>Car l&#8217;Amour dans un couple, c&#8217;est la <strong>confiance</strong>. Ne pas avoir besoin de preuves ou de retour, car l&#8217;Amour se suffit à lui même. Le fait que l&#8217;être aimant et aimé profite de la vie et des autres, voire entretienne d&#8217;autres relations ou d&#8217;autres amours ou Amours (bon j&#8217;avais dit que je ne parlerais pas de polyamour mais c&#8217;est pour l&#8217;exemple) ne veut en aucun cas dire que l&#8217;être aimant n&#8217;aime plus. Cf plus haut, manque de confiance en soi. Chercher à enfermer l&#8217;autre, <strong>ce n&#8217;est pas Aimer, c&#8217;est avoir peur</strong>. Aimer, c&#8217;est faire confiance à l&#8217;autre, rester libre et avance ensemble sans phagociter l&#8217;autre. &laquo;&nbsp;We&#8217;re One, but we&#8217;re not the same&nbsp;&raquo;, quoth Bono.</p>
<p>Etre un. Car dans un Amour partagé, Aimer, c&#8217;est être <strong>lié à l&#8217;autre</strong>. Ce sont deux destins qui se sont croisés et emmelés, quel que soit l&#8217;avenir ou l&#8217;évolution de leurs vies. Mais ce n&#8217;est jamais tordre le destin de l&#8217;autre pour le calquer au sien. Et deux personnes qui s&#8217;Aiment peuvent finir par se quitter. Mais elles ne cesseront jamais de s&#8217;Aimer.</p>
<p>Aimer, c&#8217;est une chaleur en nous, qui est si belle qu&#8217;elle se suffit à elle même. Un Amour est beaucoup plus fort qu&#8217;une passion ou un amour, et contrairement à ces deux sentiments, <strong>l&#8217;Amour ne souffre pas de ne pas être partagé</strong>. Le ressentir, le respirer à chaque pas, chaque étape de sa vie, est un rappel suffisant pour se dire combien la vie est belle. C&#8217;est ça, le vrai Amour. Celui qui est si fort qu&#8217;il n&#8217;a <strong>besoin ni de preuve, ni d&#8217;échange, ni de partage</strong>. Pour citer Lennon, dans l&#8217;une des chansons les plus connues des Beatles : &laquo;&nbsp;All you need is Love&nbsp;&raquo;</p>
<p>All you need is Love. Dans toute son infinité. Parce qu&#8217;il n&#8217;y a rien à rajouter&#8230;</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Ce soir je peux pas, ma mère est rentrée»<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Mind Games, John Lennon, « Love is the answer and you know that for sure »</p>
<p>Même si j&#8217;ai décidé de me laisser tomber Amoureux, encore, malgré le contexte, la vie est belle !</p>
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