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	<title>Tears of the Night &#187; Artiste</title>
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	<description>Le blog de Paul de Senquisse</description>
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		<title>Goodbye, Thin White Duke</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2016 13:27:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2016 année de merde]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a des matins où l&#8217;on se demande pourquoi on s&#8217;est levé. Il y a quelques jours, je m&#8217;excusais sur Facebook de mon absence d&#8217;articles ces dernières semaines, parce que l&#8217;article que j&#8217;étais en train de préparer était un article assez difficile et douloureux, émotionnellement parlant. Rattrapé par l&#8217;actualité, je ne pensais pas avoir]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des matins où l&#8217;on se demande <strong>pourquoi on s&#8217;est levé</strong>.</p>
<p>Il y a quelques jours, <strong>je m&#8217;excusais sur Facebook</strong> de mon absence d&#8217;articles ces dernières semaines, parce que l&#8217;article que j&#8217;étais en train de préparer était un article assez <strong>difficile et douloureux</strong>, émotionnellement parlant. Rattrapé par l&#8217;actualité, <strong>je ne pensais pas avoir autant raison</strong>, même quand cet article se retrouve remplacé par celui-ci, tout aussi difficile et douloureux. Ce n&#8217;est pas mon réveil qui m&#8217;a sorti du royaume de Morpheus ce matin, mais une avalanche de &laquo;&nbsp;ping&nbsp;&raquo; sur mon portable. SMS, messages directs. Le monde s&#8217;était réveillé un peu avant moi, et avait déjà appris la nouvelle. <strong>David Bowie est mort</strong>.</p>
<div id="attachment_1092" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1092" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1092"><img class="size-medium wp-image-1092 " title="Bowie The Archer" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2016/01/the_archer_station_to_station_tour_1976__john_robert_rowlands_-300x158.jpg" alt="" width="300" height="158" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;The Archer&quot;, David Bowie par John Robert Rowlands</p></div>
<p>A l&#8217;instar de Lennon &#8211; qui a eu la &laquo;&nbsp;décence&nbsp;&raquo; de mourir <strong>juste après ma naissance</strong>, bien avant que je sois pour la première fois touché par ses mots et ses notes, et m&#8217;épargnant donc <strong>le terrible coup au ventre que j&#8217;ai reçu ce matin</strong> &#8211; David Bowie est une part incontournable de ma vie, <strong>inspiration et modèle artistique, musical, intellectuel</strong>, depuis plus de vingt ans. Bowie était un artiste complet et polymorphe, un diamant aux mille facettes, et quelques soient les bonheurs et les épreuves que j&#8217;aie eu à traverser, il y avait toujours l&#8217;une de ces facettes pour coller avec perfection à mon état d&#8217;esprit du moment, pour m&#8217;accompagner, en permanence, dans ma vie. Faire tourner les chansons des années Deram pendant mes instants <strong>babacool hippie</strong>. Ecouter Station to Station en boucle pendant <strong>mes années coke</strong>. Outside à fond dans les enceintes pour canaliser et extérioriser <strong>ma noirceur intérieure</strong> sans danger. Heathen dans les moments tristes pour faire renaître l&#8217;<strong>espoir</strong>. Le DVD de The Hunger pour un besoin de <strong>poésie sur l&#8217;amour et la mort</strong>. Il y avait de multiples Bowies, et il y avait toujours un Bowie adéquat.</p>
<p>Il serait difficile d&#8217;essayer d&#8217;exprimer de manière exhaustive <strong>tout ce que cet artiste représente pour moi</strong>. Mais visiblement, la plupart d&#8217;entre vous le savaient déjà : j&#8217;ai reçu ce matin presque autant de messages de soutien d&#8217;amis, de connaissances, et de ma famille, que lorsque j&#8217;ai annoncé publiquement mon divorce. Aujourd&#8217;hui est un jour difficile, mais l&#8217;empreinte qu&#8217;à laissé Bowie sur moi est de toute manière <strong>indélébile</strong>, et même la mort qui nous attend tous n&#8217;effacera pas cette marque, ni son oeuvre. Ni les moments magiques, <strong>serendipity</strong>, d&#8217;entendre une de ses chansons dans un haut parleur en marchant en ville juste après un coup dur. Ou le privilège d&#8217;avoir assisté à l&#8217;un de ses <strong>concerts privés</strong>, avec moins de 1500 personnes dans la salle, il y a une dizaine d&#8217;années. Le plaisir de découvrir un nouvel album de qualité, trois jours avant sa mort. Et pour ceux qui douteraient encore de son talent, <strong>relisez avec d&#8217;autres yeux la citation de la chanson du jour</strong>, dernier single de l&#8217;artiste, sorti quelques semaines avant sa mort, et vous verrez que même ce dernier voyage n&#8217;est pour Bowie qu&#8217;un autre prétexte pour <strong>créer une oeuvre d&#8217;art, même avec sa propre mort</strong>&#8230;</p>
<p>La meilleure manière pour moi de rendre ici un dernier hommage à Bowie est évidemment à travers son <strong>oeuvre</strong>. Je suppose que toutes les radios du monde, aujourd&#8217;hui, vont jouer Ashes to Ashes, ou Let&#8217;s Dance, ou Space Oddity, ou Life on Mars&#8230; Vous n&#8217;avez pas besoin de moi pour ça. Alors mon hommage sera plus obscur : je vous partage ici mon &laquo;&nbsp;<strong>Top 15 des chansons de David Bowie qui ne passent pas à la radio ni sur MTV</strong>&laquo;&nbsp;. Des singles oubliés, des perles cachées sur les albums, des faces B éclipsées par leur face A, des extraits d&#8217;albums qui n&#8217;étaient pas assez &laquo;&nbsp;grand public&nbsp;&raquo; pour être aussi visibles que Space Oddity ou Under Pressure, sa collaboration mémorable avec Queen. Il serait impossible pour moi de réellement les classer par préférence, l&#8217;ordre sera donc chronologique&#8230;</p>
<p><strong>1 &#8211; Conversation Piece (1969)</strong></p>
<p>Cette chanson, l&#8217;une des moins connues, est inversement l&#8217;une de mes favorites de Bowie. Peut être même <strong>ma favorite</strong>, mais certainement dans mon top 3. Enfouie sur la face B d&#8217;un single peu connu (Prettiest Star), ré-enregistrée en 2001 lors des sessions pour l&#8217;album (jamais sorti) Toy, cette histoire triste d&#8217;un auteur ayant du mal à réconcilier son intellect et la vacuité du monde a bien évidemment fait mouche dès la première écoute.</p>
<p><strong>2 &#8211; Cygnet Committee (1969)</strong></p>
<p>Une chanson (une saga ?) de près de 10 minutes, sur le premier album éponyme post-Deram de Bowie. Réflexion sur le zeitgest hippie, l&#8217;espoir qu&#8217;il portait, et ses dérives face à la nature humaine. L&#8217;ironie de Bowie quand il se moque de ces travers, singeant les contradictions du mouvement dans <strong>l&#8217;une des phrases les plus cyniques de son oeuvre</strong>, &laquo;&nbsp;I believe in the Power of Good! I Believe in the State of Love! I Will Fight For the Right to be Right! I Will Kill for the Good of the Fight for the Right to be Right&#8230;&nbsp;&raquo;. Bowie ne comprenait pas comment certaines personnes prônant l&#8217;amour pouvaient également parler de révolution et de violence sans sourciller. <strong>Moi non plus</strong>.</p>
<p><strong>3 &#8211; The Width of a Circle (1970)</strong></p>
<p>Si le petit bijou, mais flop commercial, qu&#8217;est l&#8217;album &laquo;&nbsp;The Man Who Sold The World&nbsp;&raquo; a reçu une meilleure visibilité grâce à Kurt Cobain et la reprise de <strong>Nirvana</strong>, cet album renferme une autre chanson de 8 minutes (Bowie était friand de chansons longues à texte, à l&#8217;époque) qui peut être vu comme un point de départ de ses <strong>réflexions spirituelles et mystiques</strong> à travers son art. Premiers balbutiements également des changements de styles et de rythmes en cours de chanson qui deviendraient récurrents dans son oeuvre.</p>
<p><strong>4 &#8211; Oh! You Pretty Things (1971)</strong></p>
<p>Encore un écho de l&#8217;intérêt grandissant de Bowie pour <strong>l&#8217;occultisme et la spiritualité</strong>, qui tournera à l&#8217;obsession dans le milieu des années 70. Cette chanson obscure du magistral Hunky Dory annonce à elle seule l&#8217;une des métamorphoses à venir de Bowie. C&#8217;est dans les notes acidulées de cette chanson que naissent les graines du personnages de Ziggy, et de la création du <strong>Glam Rock</strong>.</p>
<p><strong>5 &#8211; Drive-In Saturday (1973)</strong></p>
<p>Encore une chanson &laquo;&nbsp;annonce&nbsp;&raquo; de Bowie, perdue dans l&#8217;album <strong>Aladdin Sane</strong>, son clin d&#8217;oeil aux histoires de dystopies qui continuera dans son projet d&#8217;adapter Orwell en comédie musicale, et les sons de saxo à l&#8217;américaine qui préparent le terrain pour l&#8217;album <strong>Young Americans</strong>. Accessoirement, si vous avez du mal à comprendre la différence entre &laquo;&nbsp;beau&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;charismatique&nbsp;&raquo;, je vous encourage à regarder la vidéo de cette chanson tirée de son passage dans l&#8217;émission de Russell Harty en janvier 1973. <strong>Magique</strong>&#8230;</p>
<p><strong>6 &#8211; 1984 (1974)</strong></p>
<p>Dans ses années cocaine, Bowie passait son temps à faire des tournées, à faire la fête, et surtout à <strong>écrire, partout, tout le temps</strong>, et à faire des milliers de projets. L&#8217;un d&#8217;entre eux était une adaptation du 1984 d&#8217;Orwell en comédie musicale, mais la veuve de l&#8217;auteur a finalement décidé de lui refuser les droits après négociation. La comédie musicale ne verra jamais le jour, mais beaucoup des chansons déjà écrites par Bowie seront le squelette de l&#8217;album Diamond Dogs, dont celle ci.</p>
<p><strong>7 &#8211; Station to Station (1976)</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1093" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1093"><img class="alignright size-medium wp-image-1093" title="David Bowie 1976" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2016/01/DAVID-BOWIE-PENDANT-SA-TOURNEE-MONDIALE-1976-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Sans doute le plus gros challenger de Conversation Piece pour le titre de <strong>ma chanson favorite de Bowie</strong>. Dernier opus des années coke avant la désintox et l&#8217;Allemagne, cette chanson de plus de 10 minutes est la plus longue de la carrière de Bowie, et à mes yeux son &laquo;&nbsp;<strong>Bohemian Rhapsody</strong>&nbsp;&raquo; à lui. Références occultes, doubles-sens, changements de rythme, influence marquée par Kraftwerk, cette chanson est un <strong>bijou</strong>. Et encore un bel exemple de l&#8217;ironie de Bowie lorsqu&#8217;il chante &laquo;&nbsp;<strong>It&#8217;s not the side-effects of the cocaine</strong>, I&#8217;m thinking that it must be love&nbsp;&raquo;, quand de son propre aveu l&#8217;album entier de Station to Station n&#8217;est rien d&#8217;autre qu&#8217;un effet-secondaire de la cocaine, écrit quasiment d&#8217;une traite sous l&#8217;influence de la neige nasale au zénith de <strong>son histoire d&#8217;amour</strong> avec elle, quand sa prise quotidienne était devenue excessive et pathologique.</p>
<p><strong>8 &#8211; Sound and Vision (1977)</strong></p>
<p>Cette chanson est sans doute la plus connue de ce top 15. La perle de l&#8217;album &laquo;&nbsp;Low&nbsp;&raquo;, premier opus de <strong>la trilogie berlinienne de Bowie</strong>, est écrit par un Bowie malade, ruiné, presque anonyme, et en train &#8211; comme souvent &#8211; de se reconstruire pour mieux renaître. Par le son, et l&#8217;image.</p>
<p><strong>9 &#8211; Beauty and the Beast (1977)</strong></p>
<p>C&#8217;est par cette chanson improbable que commence l&#8217;album &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;. Encore une chanson annonce, qui laisse entrevoir les recherches sur <strong>les assonances et la déstructuration musicale</strong> qui seront le centre de l&#8217;album Ashes to Ashes quelques années plus tard. C&#8217;est avec ce genre de chansons que David Bowie se met à nouveau à incarner le zeitgest de l&#8217;époque et offre à une nouvelle génération les codes artistiques de la <strong>New Wave</strong>.</p>
<p><strong>10 &#8211; Teenage Wildlife (1980)</strong></p>
<p>Je me suis forcé à ne pas mettre plus d&#8217;une chanson d&#8217;un album dans ce top 15 (sinon j&#8217;aurais eu du mal à ne pas faire un top 30 ou un top 50&#8230;), et j&#8217;ai longuement hésité entre Scary Monsters (and Super Creeps) et celle-ci pour l&#8217;album au clown triste qui a été ma première obsession de l&#8217;artiste. J&#8217;ai finalement opté pour Teenage Wildlife pour le <strong>message de liberté sauvage</strong> qu&#8217;il incarne, quand Scary Monsters n&#8217;est en un sens que la réponse au Beauty and the Beast de Heroes.</p>
<p><strong>11 &#8211; The Buddha of Suburbia (1993)</strong></p>
<p>Après une <strong>longue traversée du désert</strong> musicale, séduit par les tentations de la musique grand public dans son album Let&#8217;s Dance, et ayant enchainé des flops commerciaux durant la seconde moitié des années 80 et l&#8217;aventure Tin Machine, beaucoup de gens avaient tournée le dos à Bowie. Alors comme souvent, <strong>il s&#8217;est réinventé</strong>, et à bientôt 50 ans il donna à nouveau une leçon à tous ses confrères musicaux en prouvant qu&#8217;il était toujours un artiste non seulement pertinent, mais d&#8217;avant-garde, et <strong>en avance de plusieurs années</strong> sur le reste du monde. Si beaucoup ont en tête l&#8217;album Outside pour illustrer ce retour en force (sans doute, objectivement, <strong>le meilleur album de sa carrière</strong>), ce retour était déjà annoncé un petit peu avant Outside dans cet album mineur de 1993, écrit pour servir de bande originale à une série oubliée de la BBC, où l&#8217;on trouve ce titre avec <strong>Lenny Kravitz</strong> à la guitare qui sonne le renouveau de l&#8217;artiste.</p>
<p><strong>12 &#8211; The Voyeur of Utter Destruction (as Beauty) (1995)</strong></p>
<p>Outside. Difficile de choisir un seul titre. Ce sera celui là, dans le personnage du Minotaure/The Artist, un serial killer essayant d&#8217;expliquer au monde ses actes et sa vision du beau. <strong>Esthétique dérangeante. Sublimation et malaise. Bowie</strong>.</p>
<p><strong>13 &#8211; The Pretty Things Are Going to Hell (1999)</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Hours&#8230;&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas le meilleur album de Bowie mais on y trouve quelques bijoux, comme cette chanson electro/rock où l&#8217;on retrouve encore le tiraillement de Bowie avec <strong>le bien et le mal, le refus de vieillir, et l&#8217;importance du beau</strong>.</p>
<p><strong>14 &#8211; Sunday (2002)</strong></p>
<p>Cette chanson est arrivée post-9/11, et d&#8217;une certaine manière les paroles s&#8217;en font l&#8217;écho, même si elle a été écrite avant le drame, et si le sens initial était celui (là encore, thème récurrent chez Bowie) de la <strong>perte de la jeunesse et des illusions</strong>. &laquo;&nbsp;For in truth, it&#8217;s the beginning of an end and <strong>nothing</strong> has changed&#8230; and <strong>everything</strong> has changed&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>15 &#8211; I&#8217;d Rather Be High (2013)</strong></p>
<p>Pour finir, cette chanson du pénultième album de Bowie, qui prouve que même à plus de 65 ans, après une retraite forcée par une attaque cardiaque en pleine tournée en 2004, il était toujours capable d&#8217;écrire mieux que personne, et que l&#8217;âge n&#8217;avait rien usé de sa <strong>fibre libertaire anti-guerre</strong>.</p>
<p>Voilà pour le top 15 (vous pouvez retrouver cette <a href="http://www.deezer.com/playlist/1560241361?utm_source=deezer&amp;utm_content=playlist-1560241361&amp;utm_term=2322514_1452523717&amp;utm_medium=web">playlist sur Deezer en cliquant ici</a>). <strong>Impossible de résumer</strong> un tel artiste en quelques lignes, mais pour ceux qui ne connaissaient de lui que les tubes toujours d&#8217;actualité sur les ondes ou les chaînes musicales, j&#8217;espère que cette petite rétrospective vous encouragera à découvrir d&#8217;autres facettes de ce <strong>génie polymorphe et indémodable</strong>, qui aura laissé son empreinte de manière durable dans le paysage artistique des nombreuses décennies de sa longue carrière, et dont l&#8217;héritage sera transmis dans la culture et dans l&#8217;inspiration pour sans doute encore de nombreuses, nombreuses années. Comme le dit le poème, &laquo;&nbsp;il est dans l&#8217;eau qui coule, il est dans l&#8217;eau qui dort. Il est dans la salle, il est dans la foule&#8230; <strong>Il est pas mort</strong>.&nbsp;&raquo; Cette journée est une triste journée, mais aussi une journée hommage. C&#8217;est un jour pour <strong>porter une robe</strong>, ou un <strong>costume impeccable</strong>. Un jour pour <strong>se raser les sourcils</strong>. Un jour pour <strong>relire Orwell ou Crowley</strong>. Un jour pour <strong>se remplir les narines de poudre blanche</strong>. Un jour pour abandonner son vaisseau et <strong>partir nager dans les étoiles</strong>. Un jour pour <strong>envoyer de l&#8217;amour à ce qui est différent</strong>. Un jour pour <strong>offrir une fellation à une guitare</strong>. Un jour pour <strong>se maquiller en clown triste</strong>. Un jour pour <strong>refuser de vieillir</strong>, comme Peter Pan. Et surtout, un jour pour <strong>voir le rayon de soleil</strong> qui se cache toujours, <strong>toujours</strong>, quelque part, dans un monde tout gris. Parce que <strong>la vie est belle</strong>, même quand elle est moche.</p>
<p>Bonne année à tous. Bye bye David&#8230;</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « C&#8217;est à toi que j&#8217;ai pensé ce matin »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Lazarus, Bowie, « This way or no way You know, I’ll be free Just like that bluebird Now ain’t that just like me »</p>
<p>Même si certaines pertes sont de véritables tragédies, la vie est belle !</p>
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		<title>Un boycott PUR et simple</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 18:14:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En espérant que cette fois ne devienne pas coutume, je vais faire une entorse à mon article habituel du mercredi (vous retrouverez ma semaine de comics demain, du coup) pour parler un peu de l&#8217;un des buzz du moment, en l&#8217;occurence la création par la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_418" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-418" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=418"><img class="size-medium wp-image-418" title="Brenda Hadopi" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2011/06/80967c5e-300x190.png" alt="" width="300" height="190" /></a><p class="wp-caption-text">Parodie de la campagne Hadopi PUR</p></div>
<p>En espérant que cette fois ne devienne pas coutume, je vais faire une entorse à mon article habituel du mercredi (vous retrouverez ma semaine de comics demain, du coup) pour parler un peu de l&#8217;un des buzz du moment, en l&#8217;occurence la création par la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet (la <strong>H.A.D.O.P.I.</strong>, quoi) du label Promotion des Usages Responsables (le label <strong>P.U.R.</strong>). Oui, chez la HADOPI, on aime bien les acronymes. Du coup je viens avec mes gros sabots vous expliquer pourquoi soutenir cette initiative serait une idée à la Conséquence Observée Néfaste (une idée à la <strong>C.O.N.</strong>).</p>
<p>En revanche, il ne s&#8217;agit pas de cracher dans la soupe pour de mauvaises raisons : il faut savoir POURQUOI on crache dans la soupe. Si depuis l&#8217;annonce du label et d<a title="Les pubs lamentables pour Hadopi PUR" href="http://www.numerama.com/magazine/18977-hadopi-pur-decouvrez-les-3-spots-tv-de-promotion-de-l-hadopi.html" target="_blank">es publicités <strong>lamentables</strong> qui ont été présentées pour le promouvoir</a> les articles sur le sujet pleuvent sur la blogosphère et les sites des journalistes, on trouve derrière les moqueries (légitimes) sur <strong>la communication ratée</strong> beaucoup d&#8217;articles qui démolissent le concept même du label PUR. Ma position est relativement complexe, puisque contrairement à beaucoup d&#8217;anti-Hadopi &laquo;&nbsp;basiques&nbsp;&raquo;, téléchargeurs du dimanche (et des autres jours de la semaine), <strong>je suis résolument CONTRE le piratage systématique</strong> des oeuvres artistiques, et si je pense que la loi sur la propriété intellectuelle actuelle est bancale et devrait être aménagée, je suis néanmoins convaincu que le choix du partage massif (ou non) de ses oeuvres doit pouvoir être fait <strong>par l&#8217;artiste</strong> en question. J&#8217;aurais personnellement du mal à considérer quelqu&#8217;un qui s&#8217;opposerait farouchement à ce qu&#8217;on partage son art un &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; artiste, mais pour moi cela doit fait partie des libertés de cet individu (et notez bien que je parle de <strong>l&#8217;artiste</strong>, hein, pas du label d&#8217;édition ou <strong>major</strong> chez qui il a potentiellement signé).</p>
<p>J&#8217;ai déjà parlé sur ce blog de ma vision idéale de la chose (mais bon, c&#8217;était il y a plus d&#8217;un an donc comme je suis bon et généreux vous avez droit à une piqûre de rappel), pour moi il n&#8217;y a pas de meilleure méthode que celle d&#8217;artistes comme <strong><a title="Site web de Jane Siberry" href="http://www.janesiberry.com/" target="_blank">Jane Siberry</a>, <a title="Site web d'Amanda FUCKING Palmer!!!" href="http://www.amandapalmer.net/" target="_blank">Amanda Palmer</a>, <a title="Site web de Radiohead" href="http://www.radiohead.com/" target="_blank">Radiohead</a> </strong>et autres <strong><a title="Site web de Nine Inch Nails" href="http://www.nin.com/" target="_blank">Nine Inch Nails</a></strong>, en l&#8217;occurence diffuser son oeuvre <strong>&laquo;&nbsp;gratuitement&nbsp;&raquo; </strong>mais proposer la <strong>possibilité de payer</strong>. De cette manière, ceux qui n&#8217;ont pas les moyens de dépenser beaucoup d&#8217;argent ont quand même une <strong>porte d&#8217;accès vers la culture</strong>, et leur accès gratuit (ainsi que l&#8217;accès gratuit de ceux qui ont les moyens mais qui profitent comme des <strong>sangsues</strong>, ne nous leurrons pas, il y en a beaucoup) est compensé par <strong>ceux qui ont les moyens et qui paient</strong>, parfois plus que le prix moyen actuel pour une chanson lorsqu&#8217;ils veulent soutenir un artiste. Jane Siberry notamment expliquait il y a quelques années que la majorité des gens qui téléchargeaient ses titres ne payaient rien, mais que si elle divisait l&#8217;argent collecté par le nombre de téléchargements <strong>le prix d&#8217;achat moyen de ses titres était supérieur au prix moyen de vente d&#8217;un titre sur iTunes</strong> à l&#8217;époque. Un genre de <strong>mécénat moderne</strong>, mais qui fonctionne, quelle que soit la taille de l&#8217;artiste, pour peu que cet artiste soit doué (et encore, ce n&#8217;est même plus une obligation, cf. les <strong>millions</strong> gagnés par <a title="&quot;Friday&quot; par Rebecca Black (âmes sensibles s'abstenir)" href="http://www.youtube.com/watch?v=CD2LRROpph0" target="_blank">Rebecca Black</a>&#8230;)</p>
<p>Dans ce contexte, vous me direz, &laquo;&nbsp;<strong>mais alors, baron, tu dois trouver ça bien, sur le papier, le label P.U.R. ?</strong>&laquo;&nbsp;, et vous aurez raison. Oui, <strong>sur le papier</strong>, je trouve ça bien, le label P.U.R., tant que cela reste un label (genre le label rouge), que la démarche est <strong>volontaire</strong> de la part du site, et qu&#8217;il n&#8217;y a <strong>pas de discrimination</strong> gouvernementale entre les sites labellisés et les sites non labellisés (c&#8217;est là que le bât commence à blesser). Je suis complètement <strong>pour</strong> le fait de mettre en avant les &laquo;&nbsp;usages responsables&nbsp;&raquo; sur Internet, et féliciter les initiatives qui vont dans ce sens. Oui, <strong>MAIS</strong> (tu l&#8217;attendais, mon &laquo;&nbsp;mais&nbsp;&raquo;, hein ?). <strong>Mais</strong> la mise en avant de ce label est, déjà, effectuée par <a title="Plaquette non relue campagne Hadopi PUR" href="http://www.numerama.com/media/DP-Campagne-HADOPI.pdf" target="_blank">une plaquette non relue</a> (cherchez la faute de frappe, ça fait <strong>très professionnel</strong>) et contient le même <strong>tissus de conneries</strong> habituellement diffusé par la Hadopi, sur les pauvres artistes tués par le téléchargement par exemple (alors que les études sérieuses sur le sujet s&#8217;accordent à dire que <strong>plus un individu télécharge, plus il dépense</strong> pour sa culture) et surtout le message des spots comme quoi sans Hadopi il n&#8217;y aura bientôt plus d&#8217;artistes, alors qu&#8217;<strong>il n&#8217;y a jamais eu autant d&#8217;art et de création que depuis la démocratisation d&#8217;Internet</strong>, justement parce que même des artistes moyens (ou doués mais incompris) peuvent aisément diffuser leur message sans avoir à passer par la case &laquo;&nbsp;major&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mais surtout, <strong>même</strong> si le message du label PUR était 100% positif, <strong>même</strong> si les spots de pub étaient réussis, <strong>même</strong> s&#8217;il n&#8217;y avait pas de discrimination, ce label serait quand même a éviter tout simplement parce qu&#8217;il est impossible de soutenir et de justifier une quelconque initiative provenant de la Haute Autorité. Parce que cet organisme d&#8217;Etat, rappelons-le, est à la tête d&#8217;<strong>un système de répression liberticide et intrusif</strong>, aux méthodes discutables, et aux condamnations de fait malgré les preuves apportés et démontrées de nombreuses fois pendant le forcing législatif du texte par le gouvernement qu&#8217;une &laquo;&nbsp;sécurisation&nbsp;&raquo; WiFi complète était <strong>techniquement impossible </strong>(puisque techniquement c&#8217;est justement le &laquo;&nbsp;défaut de sécurisation&nbsp;&raquo; qui est puni, pas le piratage, *sic*) et qu&#8217;il était aisé de<strong> falsifier une adresse IP ou d&#8217;en injecter au hasard </strong>dans les mailles des filets des mouchards au service de la Haute Autorité, rendant <strong>possible et PROBABLE </strong>de nombreux cas d&#8217;identifications erronées à partir de l&#8217;iP. Hadopi, c&#8217;est toute une philosophie complètement <strong>INTOLÉRABLE</strong> pour l&#8217;accro à la liberté d&#8217;expression que je suis, même si je suis contre le piratage. Et tant qu&#8217;existera cette partie répressive et liberticide, soutenir n&#8217;importe quelle action de la Hadopi &#8211; même une action intelligente et bien communiquée hein, s<strong>ur un malentendu ça pourrait même leur arriver</strong> &#8211; sera à mes yeux inadmissibles. Ce serait un peu comme défendre un pédophile kidnappant des gamins à la sortie de l&#8217;école en leur distribuant des sucettes sous le principe que cet individu s<strong>outient financièrement l&#8217;industrie des sucreries</strong> par son action, quoi.</p>
<p>Je pense que le principe du label P.U.R. part d&#8217;une <strong>bonne intention</strong>, et sans parler d&#8217;une vraie bonne idée, avec une meilleure communication <strong>cela aurait pu être une excellente initiative</strong>. Que j&#8217;aurais probablement soutenue, d&#8217;ailleurs, si elle provenait directement du ministère de la culture, voire d&#8217;une entreprise privée. Mais au vu de l&#8217;association de ce label avec la Hadopi, je n&#8217;ai pas d&#8217;autre solution que de le fuir comme la peste. D&#8217;ailleurs, comme le dit le titre, je vais pour ma part effectuer un <strong>boycott P.U.R. et simple du label P.U.R.</strong> : j&#8217;arrêterai immédiatement de visiter tout site culturel ou informatif disposant du label, et je ne dépenserai jamais ne serait-ce qu&#8217;UN EURO sur un quelconque site commerçant disposant du label. Je vous encourage <strong>vivement</strong> à faire de même, d&#8217;ailleurs, et à <strong>faire passer le mot</strong>, tant que la partie liberticide, répressive, légalement bancale et inacceptable de la Hadopi sera en activité. Parce que certains &laquo;&nbsp;crimes&nbsp;&raquo; moraux ou philosophiques sont à mes yeux suffisamment graves pour rendre intolérable toute initiative, <strong>même bonne</strong>, provenant de la même entité. Je ne défendrai pas non plus mon pédophile virtuel de l&#8217;exemple ci dessus s&#8217;il passait ses week ends à faire du bénévolat chez les Restos du Coeur. Loin de moi l&#8217;idée de mettre sur le même plan de gravité les crimes tangibles des pédophiles avec <strong>les crimes moraux de la Hadopi contre la liberté d&#8217;expression, la vie privée et la présomption d&#8217;innocence (<a title="Rapport de l'ONU contre Hadopi et dérivés" href="http://hns-info.net/spip.php?article30016" target="_blank">même l&#8217;ONU le dit, hein</a>)</strong>, mais cette métaphore est à mes yeux plutôt claire pour comprendre mon propos, et dans un sens c&#8217;est un clin d&#8217;oeil morbide à l&#8217;excuse numéro un des législateurs répressifs, <a title="Quelques beaux exemples de rhétorique" href="http://www.youtube.com/watch?v=03AvIw2DD90" target="_blank">la pédopornographie sur Internet étant bien souvent le vilain démon utilisé comme polichinelle pour justifier et faire accepter a peu près toutes les récentes dérives totalitaires et inacceptables de la politique numérique du gouvernement</a>, si <strong>inefficaces</strong> soient elles dans les faits pour contrer ce fléau.</p>
<p>Bref, ce n&#8217;est pas le sujet ici, le message important est : <strong>boycott systématique des sites labellisés PUR</strong>. Qui en est ?</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour:</strong> &laquo;&nbsp;Qui aurait cru que je pourrais m&#8217;ennuyer a ce point en parlant de couilles&#8230;&nbsp;&raquo;<br />
<strong>La chanson du jour:</strong> Piccadilly Palare, Morrissey, &laquo;&nbsp;The Piccadilly palare was just silly slang between me and the boys in my gang &nbsp;&raquo;So Bona to Vada. OH YOU! Your lovely eek and your lovely riah&nbsp;&raquo; &nbsp;&raquo;</p>
<p>Même s&#8217;il vous faudra attendre demain pour ma semaine de comics, la vie est belle !</p>
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