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	<title>Tears of the Night &#187; Boite aux lettres</title>
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	<description>Le blog de Paul de Senquisse</description>
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		<title>Le nom sur la boite aux lettres</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 16:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[TotN]]></category>
		<category><![CDATA[Boite aux lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Divorce]]></category>
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		<category><![CDATA[Secret]]></category>

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		<description><![CDATA[Bordel, que cet article était difficile à écrire. Plus de deux mois à le pondre. Écrire, ré-écrire, tout effacer, recommencer, changer d&#8217;angle d&#8217;approche, changer le contenu, se demander si c&#8217;est trop, ou pas assez, ne plus avoir envie de l&#8217;écrire, puis avoir envie de déjà l&#8217;avoir posté&#8230; Bref. Au final, une part de moi a]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bordel</strong>, que cet article était difficile à écrire.</p>
<p>Plus de <strong>deux mois</strong> à le pondre. Écrire, ré-écrire, <strong>tout effacer</strong>, recommencer, changer d&#8217;angle d&#8217;approche, <strong>changer le contenu</strong>, se demander si c&#8217;est trop, ou pas assez, ne plus avoir envie de l&#8217;écrire, puis avoir envie de déjà l&#8217;avoir posté&#8230; Bref. Au final, une part de moi a fini par convaincre le reste de l&#8217;esprit que si c&#8217;était si compliqué, c&#8217;est que<strong> c&#8217;était important de le finaliser</strong>. Dont acte.</p>
<p>Si vous me connaissez personnellement, où <strong>si vous avez su lire entre mes lignes</strong> depuis mon retour à une quelconque semblance de fréquence ici il y a quelques mois, l&#8217;histoire tirée d&#8217;un film de Hugh Grant que j&#8217;avais longuement mentionnée ici depuis de nombreuses années s&#8217;est du jour au lendemain transformée en <strong>mauvais épisode de Punk&#8217;d</strong> au plus bas de la forme d&#8217;Ashton Kutcher. Le lait tombe. Adieu veau, vache, cochon, couvée. Après un mariage dont je reste malgré tout <strong>putain de fier</strong>, une journée que j&#8217;ai mis des mois à mettre en scène et à orchestrer les animations, et dont beaucoup de gens me parlent encore aujourd&#8217;hui, la belle dame en blanc est partie sans laisser d&#8217;adresse moins de trois mois plus tard.</p>
<p>Vous devinerez aisément que <strong>ce n&#8217;était pas très facile à vivre</strong> pour moi. J&#8217;étais, de surcroit, en dépression nerveuse sous traitement (qui n&#8217;avait rien a voir avec tout ça, mais du coup, ça n&#8217;a pas aidé&#8230;), donc c&#8217;était encore moins simple pour moi de réussir à <strong>comprendre</strong>, les quelques rapides explications que j&#8217;ai pu arracher à l&#8217;époque étant relativement floues, et souvent <strong>contradictoires</strong>. J&#8217;étais au fond du gouffre, on m&#8217;a tendu une pelle pour que je creuse. Et j&#8217;ai creusé. Creusé-hé. Elle ne s&#8217;appelait pas Aline, mais j&#8217;ai tout fait pour qu&#8217;elle revienne. Me heurtant à un mur, après avoir bien creusé, j&#8217;ai remonté mes manches, je me suis accroché à ma pelle, et je me suis mis à grimper hors du gouffre, mi-Phoenix, mi-Chris Sharma&#8230;</p>
<p>C&#8217;était <strong>long</strong>, et <strong>pénible</strong>, et <strong>merveilleux</strong> aussi pourtant. Noyé sous des vagues de soutien et d&#8217;amour de mes proches, amis, famille, et même distantes connaissances. Je me suis reconstruit, petit à petit, <strong>comme toujours quand je tombe</strong>. J&#8217;ai essayé de tourner la page, même si <strong>j&#8217;avais toujours laissé nos deux noms, sur la boite aux lettres</strong>.</p>
<p>Cela a pris quelques mois, mais j&#8217;allais mieux. <strong>Beaucoup mieux</strong>. Retrouvé ma confiance et mon assurance. Vaincu ma dépression. Prêt à mordre à nouveau la vie à pleine dents.</p>
<p>Puis elle est revenue en pleurant.</p>
<p>Je ne sais pas s&#8217;il est possible de t&#8217;imaginer la situation, ancien lecteur, jeune lectrice, mais j&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;être dans la <strong>quatrième dimension </strong>(Oui, Jean, c&#8217;est le temps). C&#8217;est elle qui était partie sans chercher à sauver les meubles, c&#8217;était sa décision face à laquelle je n&#8217;avais pas eu mon mot à dire, c&#8217;était moi qui avait pris en pleine face ce violent départ sorti de nulle part&#8230; et pourtant ce soir de décembre, c&#8217;était moi qui était <strong>debout</strong>, la tête haute, et elle en larmes devant ma porte. Et devant<strong> la boite aux lettres qui portait toujours son nom</strong>.</p>
<p>Contre les avis alarmistes de ma meilleure amie, de mon conseiller cubain à l&#8217;autre bout de la France, de mon tendre ami parisien fraichement papa, et des quelques rares personnes au courant, <strong>nous nous sommes remis ensemble</strong>. Oui, tu te doutes bien de ce qui va arriver ensuite, malin lecteur, presciente lectrice, mais j&#8217;ai toujours eu du mal à dire &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;, quand <strong>j&#8217;aime</strong>, et après tout nous n&#8217;avions pas encore divorcé, et quitte à ce que tu me trouves stupide ou cliché, pour moi ces mots échangés entre elle et moi <strong>faisaient sens</strong>, et rien que pour ça, amoureusement, humainement, et spirituellement, je me devais d&#8217;essayer. <strong>J&#8217;ai ouvert ma porte</strong>. Plus parce que j&#8217;en avais besoin, mais parce que j&#8217;en avais envie. Et j&#8217;étais <strong>content que son nom soit toujours sur la boite aux lettres</strong>.</p>
<p>Tenter de renouer des liens qui ont été <strong>tellement abîmés</strong>, il faudrait être aveugle pour croire que c&#8217;était une affaire gagnée d&#8217;avance. Mais nous avions visiblement tous deux <strong>envie d&#8217;y croire</strong>. Sous ma façade cynique et de plus en plus misanthrope, j&#8217;ai toujours été un <strong>incurable romantique</strong>. La seule chose que je lui ai demandé de me promettre, lucides que nous étions sur les risques d&#8217;une telle décision, est qu&#8217;en cas d&#8217;échec, nous en parlerions ensemble et prendrions une décision en adultes. Quant à elle, elle m&#8217;a demandé de <strong>taire</strong> notre tentative de recoller les morceaux, sur mon visage &laquo;&nbsp;extime&nbsp;&raquo; des réseaux sociaux et sur Tears bien sur, mais aussi face à nos amis, nos familles, nos proches. Vous savez combien <strong>l&#8217;hypocrisie m&#8217;horripile</strong>, et <strong>je me refuse à mentir</strong>, j&#8217;ai donc transigé en promettant de ne rien dire de moi même, mais de ne jamais mentir à une question <strong>directe</strong>. Fort heureusement, mes amis sachant combien cette situation m&#8217;avait affecté, et au vu de mon sourire retrouvé depuis quelques mois, se sont évertués à ne jamais ne serait-ce que mentionner son nom en ma présence (sauf un, <strong>l&#8217;officier de police judiciaire</strong>, déformation professionnelle sans doute&#8230;) et le &laquo;&nbsp;secret&nbsp;&raquo; était sauf, hormis les quelques personnes à qui elle avait choisi d&#8217;en parler, ma meilleure amie, et <strong>la boite aux lettres</strong>.</p>
<p>Ce qui devait arriver arriva. Les premières semaines étaient vraiment géniales et m&#8217;ont <strong>empli d&#8217;espoir</strong> quant à la réussite de notre nouveau projet de vie commun. Puis <strong>tout s&#8217;est dégradé</strong>. J&#8217;ai eu l&#8217;impression de la sentir de plus en plus distante, d&#8217;être le seul à m&#8217;évertuer pour que ça marche. Je n&#8217;étais pas particulièrement malheureux&#8230; mais <strong>je n&#8217;étais pas heureux</strong>. Je sentais comme une dissonance. Le jour où j&#8217;ai voulu lui en parler, elle ne m&#8217;a pas laissé commencer. Elle m&#8217;a annoncé qu&#8217;elle partait, à nouveau, et que<strong> je n&#8217;avais pas mon mot à dire.</strong> En dépit de sa promesse d&#8217;en parler en adulte, dans ce cas. J&#8217;aurais pu, j&#8217;aurais du le voir venir, mais le culot et la promesse rompue ont annihilé tout élan de tristesse en moi, remplacée par <strong>un rire cynique et une colère noire</strong>. Oui, de la colère. Un sentiment que <strong>je pensais avoir réussi à purger de moi</strong> il y a plus de dix ans, quelque chose que je n&#8217;avais plus ressenti depuis le lycée, mais dont visiblement quelques graines restaient planquées dans un coin de mon crâne, <strong>prêtes à germer</strong>. J&#8217;ai pourtant ravalé et mon rire, et ma colère, je n&#8217;ai pas dit grand chose, <strong>je n&#8217;avais plus rien à dire</strong>. Elle est repartie, emportant ses affaires et ses promesses, et me laissant seul avec son canapé offert, et <strong>la boîte aux lettres qui la narguait toujours avec son nom</strong>.</p>
<p>Les mois qui ont suivi ont été des <strong>montagnes russes émotionnelles</strong>. J&#8217;ai essayé de comprendre, j&#8217;ai arrêté d&#8217;essayer de comprendre. J&#8217;ai essayé de lui parler, j&#8217;ai essayé de l&#8217;ignorer. J&#8217;ai essayé de lui ouvrir ma porte, j&#8217;ai fermé ma porte à clef. J&#8217;aurais aimé qu&#8217;elle revienne, j&#8217;aurais aimé ne plus jamais la revoir. Je lui ai écrit ce que j&#8217;avais sur le coeur. Je ne sais toujours pas ce qu&#8217;elle a dans le sien. J&#8217;ai petit à petit arrêté d&#8217;attendre des réponses, ou d&#8217;espérer son retour. Mais <strong>il restait toujours son nom, sur la boite aux lettres</strong>.</p>
<p>En dépit de ce va-et-vient de sentiments, je n&#8217;avais pas perdu tout <strong>le travail que j&#8217;avais effectué sur moi</strong> quelques mois auparavant. J&#8217;étais blessé, et vexé, et en colère, et <strong>déçu</strong>, mais j&#8217;étais toujours <strong>DEBOUT</strong>, et la tête haute. Je me suis remis à sortir, j&#8217;ai étreint d&#8217;autres bras. J&#8217;ai revu la <strong>petite princesse</strong>, et cela a sans doute terminé d&#8217;achever mon deuil, même si là encore, cette histoire a fini par tourner au vinaigre. Puis <strong>la date administrative du divorce est tombée</strong>, et d&#8217;un mouvement du poignet, j&#8217;ai officialisé son désir de mettre un terme à notre histoire. Quelques secondes qui effacent plus de cinq ans d&#8217;illusions. Je suis rentré, accueilli par <strong>ma boite aux lettres, avec son nom dessus</strong>. Et j&#8217;ai éclaté de rire. Et j&#8217;ai pleuré. Et je me suis dit que j&#8217;allais devoir changer ça.</p>
<p>Alors je me suis dit que pour finir la catharsis, il fallait que <strong>ce changement de nom</strong> soit tout aussi officiel que ma signature sur les papiers du divorce. Et j&#8217;ai voulu l&#8217;officialiser ici, ma maison virtuelle, écho du changement de ma maison physique. Alors j&#8217;ai commencé à écrire cet article, <strong>fin décembre</strong>. J&#8217;en ai fait de nombreuses versions. Certaines avec beaucoup plus de détails. D&#8217;autres avec beaucoup moins. Pas particulièrement par pudeur, vous me connaissez, <strong>ma vie est un open-bar</strong>, mais plus pour elle. C&#8217;est mon ami Fred, que je ne remercierai jamais assez pour le surnom de <strong>SMEF</strong> qu&#8217;il lui a trouvé pour moi, qui a achevé de me convaincre il y a deux jours, en me disant qu&#8217;après tout je n&#8217;avais plus de comptes à lui rendre, qu&#8217;il était clair que j&#8217;avais besoin d&#8217;en parler, et que je devais aussi peut être un peu penser à moi, après avoir tant pensé à elle pendant toute cette pénible procédure. Alors j&#8217;ai grâce à lui écrit à nouveau cet article, dans une version épurée de tous détails intimes ou de références nominatives, et en ce mardi pluvieux, je suis enfin prêt à le publier, à <strong>tourner cette page finale</strong>, et à reprendre le cours normal de mes articles et de ma vie. Mais avant de cliquer sur &laquo;&nbsp;Publier&nbsp;&raquo;, je me suis levé, je suis sorti, et j&#8217;ai fait quelque chose que j&#8217;aurais dû faire il y a plus d&#8217;un an:</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1105" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1105"><img class="size-medium wp-image-1105 aligncenter" title="FullSizeRender" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2016/02/FullSizeRender-300x293.jpg" alt="" width="300" height="293" /></a></p>
<p><strong>Il n&#8217;y a plus son nom, sur la boite aux lettres</strong>.</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Oh je pense que je perd autant de poils/cheveux que ton chien »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Freebird, Lynyrd Skynyrd, « For I must be traveling on now &#8216;Cause there&#8217;s too many places I&#8217;ve got to see. »</p>
<p>Même si certaines cicatrices sont indélébiles, la vie est belle !</p>
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