<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Tears of the Night &#187; Comic books</title>
	<atom:link href="http://desenquisse.com/totn/?feed=rss2&#038;tag=comic-books" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://desenquisse.com/totn</link>
	<description>Le blog de Paul de Senquisse</description>
	<lastBuildDate>Thu, 23 Aug 2018 17:09:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.2</generator>
		<item>
		<title>Mon vendredi avec Jessica (article sans SPOILER)</title>
		<link>https://desenquisse.com/totn/?p=1072</link>
		<comments>https://desenquisse.com/totn/?p=1072#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Nov 2015 10:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Series review]]></category>
		<category><![CDATA[TotN]]></category>
		<category><![CDATA[Alias]]></category>
		<category><![CDATA[Brian Michael Bendis]]></category>
		<category><![CDATA[Comic books]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Comics Code Authority]]></category>
		<category><![CDATA[David Tennant]]></category>
		<category><![CDATA[HBO]]></category>
		<category><![CDATA[Jessica Jones]]></category>
		<category><![CDATA[Mike Colter]]></category>
		<category><![CDATA[Netflix]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://desenquisse.com/totn/?p=1072</guid>
		<description><![CDATA[*DISCLAIMER: cet article contiendra quelques infos sur la série Alias ayant inspiré la série Netflix Jessica Jones, mais aucun spoiler sur cette dernière* Régulier lecteur, fidèle lectrice, à force de venir ici depuis de nombreuses années tu sais que ton baron favori est un grand fan de comic books. Rien d&#8217;étonnant, donc, au fait que]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>*DISCLAIMER: cet article contiendra quelques infos sur la série Alias ayant inspiré la série Netflix Jessica Jones, mais aucun spoiler sur cette dernière*</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1073" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1073"><img class="alignright size-medium wp-image-1073" title="Jessica Jones (Netflix)" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/11/Jessica-Jones-Marvel-PoCC81ster-300x162.png" alt="" width="300" height="162" /></a>Régulier lecteur, fidèle lectrice, à force de venir ici depuis de nombreuses années tu sais que ton baron favori est un grand fan de comic books. Rien d&#8217;étonnant, donc, au fait que <strong>j&#8217;attendais la sortie de la série Jessica Jones</strong> depuis plusieurs mois déjà (a fortiori suite à la sortie de l&#8217;excellent Daredevil qui s&#8217;était avéré bien, bien meilleur que ce que j&#8217;en attendais). Etant toujours aussi peu fan du piratage, j&#8217;ai donc <strong>réactivé mon compte Netflix</strong> hier matin. Oui, <strong>ré</strong>activé. J&#8217;avais pris un mois pour Daredevil, puis désactivé Netflix France, ce &laquo;&nbsp;<strong>Netflix du pauvre</strong>&nbsp;&raquo; en termes de contenu. Car autant je suis convaincu que ce genre de services numériques à la demande représente le <strong>seul avenir viable</strong> du divertissement télévisuel, autant l&#8217;offre Netflix France &#8211; en termes de films et de séries &#8211; est laaaaaaaaargement au dessous de l&#8217;offre Netflix US, et pour ça on peut dire un grand merci aux <strong>fantastiques lois sur l&#8217; &laquo;&nbsp;exception culturelle française&nbsp;&raquo;</strong>. Mais c&#8217;est pour protéger la création artistique, tu comprends. Et <strong>mon cul,</strong> aussi visiblement. Bref. Je réactive Netflix, donc, et je m&#8217;apprête à passer un peu de temps avec Jessica. Et là? Wow.</p>
<p>Mais avant de parler de l&#8217;adaptation en série, il faut que je parle un peu du matériel source, pour remettre en contexte. Quand même un <strong>héros non-blockbuster</strong> mais tout de même bien connu comme Daredevil était inconnu du grand public à la sortie de l&#8217;adaptation Netflix (voire, pire encore, <strong>lié dans la tête des gens à Ben Affleck</strong> et Jennifer Gartner&#8230;), tu penses bien que pour une <strong>bombe sous-marine et underground</strong> comme Jessica Jones, il ne va pas y avoir beaucoup de monde capable de répondre aux questions sur ce thème dans un Trivial Poursuit. Jessica Jones est un personnage très particulier dans l&#8217;univers de Marvel. En 2001, Marvel Comics décide de s&#8217;assoir définitivement sur le moribond <strong>Comics Code Authority</strong> que les années 90 avaient mortellement blessé, et d&#8217;établir leur propre classification. S&#8217;ensuit la création de la gamme &laquo;&nbsp;<strong>MAX</strong>&laquo;&nbsp;, des comics Marvel mais déconseillés aux mineurs sans accord parental. La première série publiée avec cette étiquette est &laquo;&nbsp;Alias&nbsp;&raquo;, écrite par un certain <strong>Brian Michael Bendis</strong>, un jeune auteur commençant à faire du bruit avec des séries comme Ultimate Spider-Man et Powers, au tout début de son ascension vers son statut actuel, où Bendis est <strong>l&#8217;un des écrivains les plus influents de l&#8217;univers Marvel</strong> et membre du cercle intérieur décidant de l&#8217;évolution dudit univers avec les éditeurs.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1074" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1074"><img class="alignleft size-medium wp-image-1074" title="Alias #1 (Fuck!)" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/11/Screen-Shot-2015-09-30-at-9.55.02-AM-210x300.png" alt="" width="210" height="300" /></a>Dés le premier numéro, dès la première page, <strong>dès la première case</strong>, Alias annonce la couleur. Le tout premier mot de la série est un bon gros &laquo;&nbsp;<strong>FUCK</strong>!&nbsp;&raquo;, en grand et en gras, signalant bien que MAX, ce sera <strong>pas les même comics que ceux de ton papy</strong>. On y retrouve Jessica Jones, aigrie, alcoolique, détective privé à la dérive, et dotée de super pouvoirs. Les thèmes abordés sont plus <strong>sombres</strong>, conspiration impliquant le président, racisme anti-mutant poussé à l&#8217;extrême, traffic de drogue&#8230; Alias est thématiquement proche de séries plus vieilles comme <strong>Cloak &amp; Dagger</strong>, sans être encombrée par le CCA. Et Alias, c&#8217;est bien. C&#8217;est même très, très bien. C&#8217;est du Bendis au sommet de son art, avant que le succès ne finisse par le rendre <strong>fainéant et médiocre dans 80% de sa production</strong>. C&#8217;est sombre, c&#8217;est réaliste, c&#8217;est <strong>moche comme ce que la vie a de plus moche à t&#8217;offrir</strong>. Et petit à petit, Jessica Jones &#8211; personnage créé par Bendis pour cette série, même si elle a été rétroactivement introduite dans la continuité précédente de Marvel &#8211; se découvre comme <strong>un puzzle complexe</strong>, le lecteur cherchant à comprendre ce qui l&#8217;a mené là, parce que quand tu voles et que tu es dotée de super-force, en général dans l&#8217;univers Marvel tu as plus tendance à sauver le monde qu&#8217;à te planquer dans un bureau miteux avec un verre de bourbon. Le mystère est levé lors du <strong>story arc final de la série</strong>, deux ans après son lancement, &laquo;&nbsp;The Secret Origin of Jessica Jones&nbsp;&raquo;, révélant comment une super héroïne optimiste et acidulée comme un bonbon du nom de Jewel est devenue <strong>le Picon amer qu&#8217;est Jessica Jones, Détective Privé</strong>. Cette sombre histoire de manipulation, de torture psychologique, d&#8217;abandon par ses &laquo;&nbsp;collègues&nbsp;&raquo;, offre à Alias un final en apothéose écrit avec un tel talent que plus de dix ans plus tard, <strong>cette histoire n&#8217;a pas pris une ride</strong>.</p>
<p>Et justement, c&#8217;est bien évidemment ce dernier story arc qui a été choisi par Netflix par son adaptation. Et si visuellement parlant la série est plus &laquo;&nbsp;soft&nbsp;&raquo; que le comic book source (après tout <strong>on est sur Netflix, pas sur HBO</strong>&#8230;), la série va au contraire encore plus loin, psychologiquement parlant. Cette série est <strong>une descente aux enfers</strong> sur 13 épisodes, une exploration des <strong>recoins les plus sombres et les plus répugnants de la psychologie humaine</strong>, et c&#8217;est terrible, et terriblement bien réalisé. Chaque petite lueur d&#8217;espoir qui brille au fond du marasme du décor est <strong>violemment piétinée</strong> par le script. Sur 13 épisodes, on y aborde les thèmes du <strong>viol</strong>, du <strong>traumatisme</strong>, de <strong>l&#8217;avortement</strong>, des <strong>parents abusifs</strong>, de la <strong>boulimie</strong>, du <strong>stress post-traumatique</strong>, de <strong>l&#8217;alcoolisme</strong>, de <strong>l&#8217;esclavage</strong>, de la <strong>manipulation</strong>, du <strong>mensonge</strong>, de la <strong>torture</strong>, de <strong>l&#8217;adultère</strong>, du <strong>chantage</strong>, de la <strong>mort</strong>, du <strong>terrorisme</strong>, de la <strong>drogue</strong>, de la <strong>prise de drogue forcée</strong>, des <strong>troubles du comportement</strong>, et d&#8217;un nombre incalculable de situations mélant plusieurs de ces éléments ensemble, <strong>sinon c&#8217;est pas drôle</strong>.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1080" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1080"><img class="alignright size-medium wp-image-1080" title="Mike Colter / Luke Cage" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/11/Jessica-Jones-Shot-09-300x174.jpg" alt="" width="300" height="174" /></a>Jessica Jones, c&#8217;est dur. C&#8217;est très, <strong>TRÈS</strong> dur à regarder. Le bisounours que je suis a dû <strong>faire des pauses</strong> tous les 3 ou 4 épisodes. Et c&#8217;est si dur justement parce que <strong>la série est un sans-fautes</strong>, extrêmement bien écrite, extrêmement bien jouée, <strong>extrêmement extrême</strong>. Je m&#8217;attendais à ce que <strong>David Tennant</strong>, dans le rôle du grand méchant de la série, vole la vedette comme Vincent d&#8217;Onofrio en Kingpin avait dominé le jeu de tous les autres acteurs dans le Daredevil de Netflix, mais ce n&#8217;est pas le cas. Attention, ne me faites pas dire ce que je n&#8217;ai pas dit, il joue fantastiquement bien, et son Purple Man vous glacera le sang (même s&#8217;il est moins purple que dans les comics&#8230;), mais la transformation est moins marquante que celle d&#8217;<strong>Eddie Izzard en Wolfe dans Powers</strong>. Non, la révélation de cette série est à mes yeux <strong>Mike Colter en Luke Cage</strong>, absolument <strong>fantastique et impressionnant</strong>. Dans chacune des scènes où il est présent, vous ne verrez que lui. Il a réussi l&#8217;exploit de me faire attendre avec une réelle impatience la série Luke Cage, alors que c&#8217;est un personnage qui me laisse plutôt indifférent dans les comics. Les fans de comics plus attentifs aux easter eggs remarqueront aussi que la série laisse légèrement entrouverte <strong>la possibilité d&#8217;une série Hellcat</strong> et j&#8217;avoue que ça serait juste complètement cool. Carrie-Anne Moss est bluffante, Rachael Taylor est criante de vérité, et Krysten Ritter s&#8217;approprie avec brio le personnage de Jessica, mais Mike Colter est vraiment <strong>LA</strong> révélation de cette série.</p>
<p>Je ne veux pas trop en dire, car après tout <strong>la série n&#8217;est sortie qu&#8217;hier</strong>, et que j&#8217;ai promis dans le titre que cet article serait sans spoiler, mais en dépit des nécessaires pauses que j&#8217;ai du prendre pour <strong>digérer la violence psychologique</strong> de cette série, j&#8217;ai <strong>avalé les 13 épisodes d&#8217;une seule traite</strong> hier. Est-ce que je la conseille? <strong>Oui, clairement, oui</strong>, sans aucune hésitation, sauf peut être si vous faites partie des quelques rares personnes encore plus sensibles et bisounours que moi. Et encore. Oui, <strong>cette série est dure</strong>, et tape là où ça fait mal, et est remplie de &laquo;&nbsp;triggers&nbsp;&raquo; pour à peu près tout ce qui aurait pu vous traumatiser à un moment ou l&#8217;autre de votre passé, mais c&#8217;est traité tellement <strong>intelligemment</strong>, <strong>brillamment</strong>, et sur <strong>un ton adulte</strong>, que la série peut aussi servir de catharsis dans ce cas, mais toujours en restant terriblement réaliste dans son traitement. Jusqu&#8217;à la dernière minute du dernier épisode, quand on regarde Jessica Jones, il est clair que l&#8217;<strong>on n&#8217;est pas dans Supergirl ou My Little Pony</strong>. Et tout comme Alias en 2001, cette série explore <strong>les recoins les plus sombres de la psyche humaine</strong> jusqu&#8217;à l&#8217;excès sans jamais être exagéré, et contribue à créer un univers Marvel organique, où tous les gens doté de pouvoirs ne mettent pas forcément de costume, où <strong>les &laquo;&nbsp;gentils&nbsp;&raquo; ne gagnent pas forcément à tous les coups</strong>, et où les victimes, aussi héroïques soient elles, ont autre chose en tête après la bataille que d&#8217;aller partager un Shawarma entre potes&#8230; Jessica Jones c&#8217;est sombre, violent, amer, et ça pique. Et ça pique autant parce que clairement, en tout cas à mes yeux, <strong>la réalisation de cette série est un sans fautes</strong>.</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Mais que j&#8217;aimerais rêver de fromage ! »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Blackstar, David Bowie, « I see right, so wide, so open-hearted pain, I want eagles in my daydreams, diamonds in my eyes&#8230; I’m a blackstar »</p>
<p>Même si j&#8217;ai un pneu crevé après avoir roulé sur une vis en rentrant de chez la petite princesse, la vie est belle !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://desenquisse.com/totn/?feed=rss2&#038;p=1072</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bon, puisqu&#8217;il y a encore du monde&#8230;</title>
		<link>https://desenquisse.com/totn/?p=802</link>
		<comments>https://desenquisse.com/totn/?p=802#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2014 22:50:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics review]]></category>
		<category><![CDATA[TotN]]></category>
		<category><![CDATA[Comic books]]></category>
		<category><![CDATA[Comics Outcast]]></category>
		<category><![CDATA[Kieron Gillen]]></category>
		<category><![CDATA[Lucifer]]></category>
		<category><![CDATA[The Wicked + The Divine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://desenquisse.com/totn/?p=802</guid>
		<description><![CDATA[Visiblement il y a des gens qui guettaient la lumière en dépit de la poussière ici&#8230; On va y aller doucement, alors, et pas tout de suite attaquer avec de la poésie, un coup de gueule de société, un article politique, ou un compte-rendu des montagnes russes qu&#8217;ont été l&#8217;année 2014 pour moi&#8230; (Re)commençons simple,]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Visiblement il y a des gens qui guettaient la lumière en dépit de la poussière ici&#8230; On va y aller doucement, alors, et pas tout de suite attaquer avec de la poésie, un coup de gueule de société, un article politique, ou un compte-rendu des montagnes russes qu&#8217;ont été l&#8217;année 2014 pour moi&#8230; (Re)commençons simple, avec ce qui vient sans trop réfléchir : des comics.</p>
<p>Attends, attends, fragile lecteur, agacée lectrice, reste, même si tu n&#8217;aimes pas trop les comics, cet article est aussi fait pour TOI (*regard de lover, doigt tendu*)</p>
<p>Le petit monde des comics (de plus en plus petit, d&#8217;ailleurs, si l&#8217;on ignore les blockbusters annuels ou bi-annuels pondus par Marvel Studios ou DC et le gazillion de séries à thème &laquo;&nbsp;comic books&nbsp;&raquo; qui fleurissent sur toutes les chaines (américaines) depuis quelques années. Le sexisme parfois profondément ancré dans certains titres (et certain fans&#8230;), les histoires répétitives, la difficulté pour un néophyte de naviguer sans clefs dans les vastes multivers Marvel et DC découragent aisément toute curiosité si elle ne se double pas d&#8217;un grand pavé de motivation. Pourtant, chaque génération, un héros se lève pour la justice une série sortie de nulle part est magnifiquement bien écrite, équilibrée, accessible, et sert de point d&#8217;entrée dans le monde des fascicules mensuels illustrés pour des milliers de nouveaux fans. L&#8217;exemple le plus frappant est sans doute le Sandman de Neil Gaiman à la fin des années 80, qui apporta tout un nouveau public (et pour la première fois sans doute, un public avec une part représentative de lectRICES) dans les échoppes mal éclairées habituellement réservées aux geeks et social outcasts débattant de la taille du MARTEAU de Thor, et remplaçant l&#8217;éléphant et l&#8217;hippopotame par Superman et Spider-Man dans l&#8217;éternel jeu du &laquo;&nbsp;qui c&#8217;est le plus fort&nbsp;&raquo;. Il y en a eu d&#8217;autres. Citons notamment le merveilleux Locke &amp; Key de Joe Hill ces dernières années (série maintenant terminée et disponible en recueils, en VO comme en VF pour les quelques anglophobes parmi vous).</p>
<p>Curieux lecteur, intriguée lectrice, laisse moi te présenter le Sandman des années 2010 :</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-803" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=803"><img class="size-medium wp-image-803 aligncenter" title="The Wicked + The Divine #1" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2014/12/TWTD_1A-194x300.jpg" alt="" width="194" height="300" /></a></p>
<p>Ceux qui ont la chance, le privilège, que dis-je ? L&#8217;HONNEUR de me fréquenter dans la vraie vie m&#8217;auront sans doute déjà entendu dire beaucoup de bien de cette fabuleuse saga de Kieron Gillen, &laquo;&nbsp;The Wicked + The Divine&nbsp;&raquo;. Cette série est absolument fantastique, et je la recommande chaudement à&#8230; bah à tout le monde, en fait. Sauf si vous n&#8217;aimez pas lire et que vous n&#8217;avez aucune culture, mais dans ce cas, qu&#8217;est-ce que vous foutez ici, déjà ? BREF. Cette série cumule tous les bons points. Elle n&#8217;est pas sexiste, elle ne nécessite aucune &laquo;&nbsp;pré-lecture&nbsp;&raquo; de 70,000 pages, les personnages sont tous travaillés avec soin et détail, et c&#8217;est bourrés de clins d&#8217;oeil et de références à la pop culture. Pour apprécier &laquo;&nbsp;WicDiv&nbsp;&raquo;, nul besoin d&#8217;avoir appris par coeur tout le passé de Spider-Man ou de savoir comment Superman réussit à se changer maintenant qu&#8217;il n&#8217;y a presque plus de cabines téléphoniques, il suffit d&#8217;être vivant et d&#8217;être un minimum sorti (ou d&#8217;avoir regardé la télé/internet) dans sa vie.</p>
<p>Tu vas me dire, &laquo;&nbsp;Bon, l&#8217;accessibilité, les références, c&#8217;est sympa mon baron, mais de quoi ça parle ?&nbsp;&raquo; Et tu auras raison. Laisse moi te vendre le pitch. La légende veut que tous les 90 ans, &laquo;&nbsp;Le Panthéon&nbsp;&raquo; s&#8217;incarne dans des mortels. Le Panthéon, ce sont 12 dieux/divinités/assimilées, toutes tirées de mythologies variées (du Lucifer chrétien à la Morrigan irlandaise en passant par Baal ou Amaterasu), qui &#8211; toujours selon la légende &#8211; disparaissent ensuite mystérieusement au bout de deux ans. C&#8217;est bien beau, les légendes, dans le passé, quand on doit se fier aux récits oraux ou à des livres obscurs, sauf qu&#8217;à la fin du dernier cycle de 90 ans, on a fini par arriver en 2014, dans une période remplie de caméras de surveillance, de stars, et de smartphones. Donc forcément, la légende devient sacrément plus tangible. Les divinités du panthéon ne gèrent pas tous cette époque de la même manière. Certains restent dans l&#8217;ombre, d&#8217;autres montent des sociétés secrètes, d&#8217;autres deviennent chef d&#8217;entreprise, jusqu&#8217;à Amaterasu qui devient peu ou prou la nouvelle Britney/Miley du moment. Le lecteur suit l&#8217;histoire de ce panthéon à travers les yeux d&#8217;une simple mortelle fan de cette dernière, et qui se retrouve mêlée aux déboires de certains membres du panthéon. Quels déboires ? Menacée par un sniper, devant témoin, Lucifer (une splendide androgyne ressemblant à un croisement entre Annie Lennox et David Bowie période Thin White Duke) claque des doigts et fait exploser la tête du dit sniper. S&#8217;en suit un procès rocambolesque ou ni le juge, ni les jurés ne savent sur quel pied danser. Si on l&#8217;accuse, c&#8217;est que l&#8217;on croit en la magie et aux miracles, et dans ce cas, de quel droit accuse t&#8217;on un dieu ? Et si l&#8217;on n&#8217;y croit pas, de quoi l&#8217;accuse t&#8217;on exactement ? Pour montrer l&#8217;absurde de la situation, Lucifer demande, avec beaucoup d&#8217;humour, si le juge aurait peur qu&#8217;elle claque des doigts, là, maintenant, tout de suite, droit dans les yeux. Visiblement, oui&#8230; &laquo;&nbsp;Lucy&nbsp;&raquo; veut désamorcer la situation par l&#8217;absurde, et claque des doigts, affirmant qu&#8217;il ne se passera rien.</p>
<p>La tête du juge explose.</p>
<p>Gros plan sur Lucy, bouche bée, qui ne s&#8217;attendait pas à ça.</p>
<p>Scene.</p>
<p>Pour moi, ce pitch est le meilleur premier numéro de comics depuis LOOOOOOOOOOONGTEMPS, avec un putain de cliffhanger, et le mieux ? C&#8217;est que ça continue, de numéro en numéro, et que ça ne faiblit pas d&#8217;un pouce. Franchement, si ça ne vous donne pas envie de lire le truc, même par curiosité, je rends mon tablier ! (ou alors c&#8217;est que vous n&#8217;êtes vraiment pas fait pour les comics)</p>
<p>Vous pouvez trouver The Wicked + The Divine dans tous les bons marchands de comics, ou l&#8217;acheter en version numérique sur votre app préférée (Comixology ou autres). Si vous voulez entendre d&#8217;autres avis que le mien, j&#8217;ai bassiné les copains du Comics Outcast (bon, OK, surtout Eric) pendant des SEMAINES, et quand ils ont fini par le lire, ils ont visiblement tous adoré. Vous pouvez écouter leur podcast (le numéro 5, donc) en cliquant sur l&#8217;image juste en dessous.</p>
<p><a href="http://www.radiokawa.com/comics-outcast/comics-outcast-005-infinite-crisis-infinite-movie-lists-multiverse-3d"><img class="aligncenter size-medium wp-image-804" title="Comics Outcast" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2014/12/comicsoutcast-300x263.png" alt="" width="300" height="263" /></a></p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Je vais la ligoter au dessus de la baignoire »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Station to Station, David Bowie, « The return of the Thin White Duke, throwing dart in lovers&#8217; eyes »</p>
<p>Même si c&#8217;est terrible d&#8217;attendre un mois entre chaque numéro, la vie est belle !</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://desenquisse.com/totn/?feed=rss2&#038;p=802</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le goût des mots</title>
		<link>https://desenquisse.com/totn/?p=274</link>
		<comments>https://desenquisse.com/totn/?p=274#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 May 2011 08:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[TotN]]></category>
		<category><![CDATA[Agatha Christie]]></category>
		<category><![CDATA[Comic books]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Verne]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Lolita]]></category>
		<category><![CDATA[Première fois]]></category>
		<category><![CDATA[Strange]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Nabokov]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://desenquisse.com/totn/?p=274</guid>
		<description><![CDATA[Lors de ma tournée matinale des blogs, je tombe sur cette question en l&#8217;air lancée par l&#8217;auteur de &#171;&#160;les libraires se cachent pour mourir&#160;&#187; : Quel est votre premier vrai souvenir de lecture? Il n&#8217;y en a pas un, mais trois particulièrement marquants qui m&#8217;ont, je pense, défini en tant que lecteur. Fidèle lecteur, jolie]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-275" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=275"><img class="size-medium wp-image-275 aligncenter" title="Livre et plume" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2011/05/102132_livre-dor-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-275" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=275"></a>Lors de ma tournée matinale des blogs, je tombe sur cette question en l&#8217;air lancée par l&#8217;auteur de &laquo;&nbsp;<strong>les libraires se cachent pour mourir</strong>&nbsp;&raquo; : <a title="Les libraires se cachent pour mourir" href="http://www.leslibrairessecachentpourmourir.com/article-ah-tiens-c-est-la-devise-du-quebec-foufou-73901241.html">Quel est votre premier vrai souvenir de lecture?</a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-277" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=277"><img class="alignright size-medium wp-image-277" title="Strange #174" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2011/05/strange-174-195x300.jpg" alt="" width="117" height="180" /></a>Il n&#8217;y en a pas un, mais trois particulièrement marquants qui m&#8217;ont, je pense, défini en tant que lecteur. Fidèle lecteur, jolie lectrice, je suppose que tu ne seras pas surpris d&#8217;apprendre que <strong>mon premier &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; souvenir de lecture est une lecture de comic book</strong> (bien qu&#8217;en français, à l&#8217;époque, du coup). J&#8217;ai quatre ans, et dans moins d&#8217;un mois, ce sera mon anniversaire. Et comme beaucoup de petits garçons de quatre ans, je suis une épreuve du quotidien pour la patience de ma mère et de mon entourage. J&#8217;étais un petit garçon <strong>très capricieux</strong> avant cette première rencontre avec la lecture, et comme je ne savais pas encore m&#8217;occuper seul, je voulais qu&#8217;on s&#8217;occupe de moi. Je me souviens distinctement de cet arrêt dans une station service (du temps où le prix au litre, en francs, ne devait pas être loin des mêmes chiffres que le prix actuel en euros). Il y a beaucoup de monde dans la station, en ce jour de juin, et moi je n&#8217;aime pas attendre. Je pique donc une crise dans la station service, outré probablement que le monde entier ne s&#8217;intéresse pas à <strong>MOI</strong>. Et là, au lieu de me mettre une voiture mécanique dans les mains ou de me fourrer un bonbon dans la bouche, ma mère me tend &laquo;&nbsp;une bédé&nbsp;&raquo;. <strong>Strange N°174</strong>, du temps où les comics Marvel étaient (mal) traduits par les éditions Lug, avec Iron Man et Machine Man en couverture. Dedans, &laquo;&nbsp;<strong>L&#8217;Homme-Araignée</strong>&nbsp;&raquo; se bat contre un monstre qui ressemble à un gros paté de sable (une fusion entre Hydroman et <del>Sandman</del> &laquo;&nbsp;l&#8217;Homme-Sable&nbsp;&raquo;). Un aveugle déguisé en diable se bat contre des &laquo;&nbsp;méchants&nbsp;&raquo; pendant qu&#8217;une dame <strong>ninja en ROUGE</strong> fait de même en parallèle dans un autre entrepôt. Je suis fasciné. Ce livre, non seulement il y a des images, mais en plus il se passe des trucs (on est loin de <a title="Martine" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=276" target="_blank">Martine joue à Ainsi-Font-Font-Font</a>), c&#8217;est comme un dessin animé sans avoir besoin d&#8217;allumer la télé. Et en plus j&#8217;apprends à lire (et je n&#8217;en suis pas peu fier, un an ou deux avant l&#8217;âge où ça devient obligatoire). Du coup, voyant que je ne pipe pas un mot avec le périodique dans les mains, ma mère a dû en payer le prix (<strong>8 francs et 10 centimes</strong>) les yeux fermés, peu cher pour un peu de <strong>calme</strong>. C&#8217;est là que mes caprices de petits enfants se sont un peu modifiés : plutôt que de réclamer des voitures ou un chapeau de cow boy, je réclamais mes &laquo;&nbsp;Strange&nbsp;&raquo;. Les &laquo;&nbsp;quatre fantastiques&nbsp;&raquo; par Kirby, et surtout les &laquo;&nbsp;nouveaux <strong>X-Men</strong>&nbsp;&raquo; dans Spécial Strange (le premier que j&#8217;ai eu en main c&#8217;est la traduction de Days of Future Past dans Spécial Strange 36, vous imaginez le choc !). Ma mère ou ma grand mère m&#8217;aidaient à les lire au début, mais je pense que la motivation d&#8217;être autonome avec mes comics a laaaaargement contribué a ma motivation à apprendre à lire <strong>VITE</strong>.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-278" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=278"><img class="alignright size-medium wp-image-278" title="Vingt Mille Lieues Sous Les Mers" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2011/05/Livre-20-mille-lieux-F-206x300.jpg" alt="" width="124" height="180" /></a>Le second souvenir marquant fut <strong>la transition vers des livres sans images</strong>. Mon père surtout, grand amateur de livres, devait désespérer de me voir me concentrer exclusivement sur &laquo;&nbsp;<strong>mes conneries</strong>&nbsp;&raquo; (son petit nom pour les comic books, encore à ce jour). Et il a essayé de me faire lire autre chose. Il négociait ses faveurs: si je me choisissais un &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; livre chez le bouquiniste-du-coin, j&#8217;avais le droit de prendre aussi quelques &laquo;&nbsp;conneries&nbsp;&raquo;. Mais il surveillerait le fait que je lise AUSSI les &laquo;&nbsp;vrais&nbsp;&raquo; livres. Alors j&#8217;en choisissais des petits, des fins, que je lisais en diagonale avant de me jeter sur le dernier Spidey ou le Strange Spécial Origines que j&#8217;avais réussi à mendier. Et puis un jour (là, le souvenir est moins précis&#8230; j&#8217;avais sept ans ? Huit ?) je suis tombé sur deux auteurs qui m&#8217;ont plu, mais VRAIMENT plu, même sans les images: <strong>Jules Verne et Agatha Christie</strong>. Curieusement, j&#8217;aurais énormément de mal à les relire aujourd&#8217;hui, étant relativement &laquo;&nbsp;mauvais client&nbsp;&raquo; de livres fantastiques/anticipation/sf et de polars maintenant. Mais à l&#8217;époque j&#8217;étais conquis, et j&#8217;ai dévoré tout Verne (mon père avait l&#8217;intégrale dans une jolie collection) et énormément de livres de Christie (Dix Petits Nègres qui m&#8217;a énormément marqué dans mon enfance, et tous les <strong>Hercule Poirot</strong>). Et pendant de nombreuses années, j&#8217;ai continué à lire des comics, mais je prenais également du plaisir à lire des livres sans images, même si j&#8217;étais principalement lecteur de fantastique à l&#8217;époque (les tomes des fourmis de Werber au rythme de leurs sorties, les gros pavés du cycle de Dune, etc.).</p>
<p><a rel="attachment wp-att-279" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=279"><img class="alignright size-medium wp-image-279" title="Lolita de Kubrick" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2011/05/lolita_kubrick_film_cover-244x300.jpg" alt="" width="146" height="180" /></a>Le troisième et dernier souvenir marquant ayant forgé mon caractère de lecteur remonte à mon adolescence. Si j&#8217;avais entre temps ajouté beaucoup de poésie à mes lectures fantastique (Verlaine, Rimbaud, Poe, Byron et, obviously, <strong>Baudelaire</strong>), les romans que je lisait à l&#8217;époque avaient peu évolué en termes de style ou de thème. Et tomber sur des <strong>bouses infâmes comme l&#8217;Assomoir de Zola ou l&#8217;Or de Cendrars</strong> dans les lectures obligatoires des cours de français ne m&#8217;encourageait guère à passer à un registre plus &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;. Mais en fin de troisième, juste avant les vacances, je me suis intéressé à un livre particulier par accident. En effet, dans la salle des cours de dessin, notre professeur avait recouvert les murs de&#8230; dessins (non, <strong>DÉCONNE</strong>???) mais aussi d&#8217;affiches de films, dont l&#8217;Effrontée avec Charlotte Gainsbourg, Noce Blanche avec Vanessa Paradis et&#8230; Les lunettes en coeur du Lolita de Kubrick (ce qui, je m&#8217;en rends compte aujourd&#8217;hui en écrivant ces lignes, est<strong> une sélection un peu tendancieuse, pour un prof de collège, quand même&#8230;</strong>). J&#8217;étais fan de cette affiche. A la fin de l&#8217;année, j&#8217;ai demandé au professeur de quoi ça parlait, et il m&#8217;a dit que c&#8217;était tiré d&#8217;un livre. Du coup j&#8217;ai emprunté ledit livre à la bibliothèque et je l&#8217;ai lu pendant les grandes vacances. Si beaucoup des subtilités et des références littéraires parsemées par Nabokov dans le libre me sont nécessairement passées au dessus lors de cette première lecture, j&#8217;ai reçu ce livre comme un <strong>coup de canon dans le ventre</strong>, et je n&#8217;ai plus jamais été le même lecteur. Je me suis rendu compte de la force de la littérature, de la beauté des mots même hors de la poésie, et du pouvoir d&#8217;utiliser un livre comme tremplin à idées ou piste de réflexion. Peu à peu, le fantastique a disparu de ma table de chevet (mais les comics, eux, sont restés) et j&#8217;ai diversifié et affiné mes goûts, testant un peu tout, parfois conquis (Proust, Stendhal), parfois répugné (Zola, Sartre!), mais toujours curieux et ouvert.</p>
<p>Si de nombreuses lectures et de nombreux livres ont laissé leur empreinte indélébile en moi ce sont ces trois souvenirs, plus que tout autre, qui ont fait de moi le lecteur que je suis aujourd&#8217;hui.</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: &laquo;&nbsp;Ah bin c&#8217;est dans cette salle que j&#8217;ai parlé à Juliette pour la première fois!&nbsp;&raquo;<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: It&#8217;s only make believe, Cock Robin, &laquo;&nbsp;My hopes, my dreams come true&nbsp;&raquo;</p>
<p>Même si mon professeur de dessin était un peu chelou, avec le recul, la vie est belle!</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://desenquisse.com/totn/?feed=rss2&#038;p=274</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
