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	<title>Tears of the Night &#187; Comics</title>
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	<description>Le blog de Paul de Senquisse</description>
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		<title>Un bon film n&#8217;est pas forcément un bon film de comics</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2016 08:21:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fidèle lecteur, régulière lectrice, tu sais sans doute que je suis un aficionado des comic books, et je suppose que tu t&#8217;attends à lire ici en détail mes retours précis et détaillés sur le bad buzz cinématographique de la semaine. Je vais devoir te décevoir, du moins pour les détails. En effet, je n&#8217;ai pas]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèle lecteur, régulière lectrice, tu sais sans doute que <strong>je suis un aficionado des comic books</strong>, et je suppose que tu t&#8217;attends à lire ici en détail mes retours précis et détaillés sur le <strong>bad buzz cinématographique</strong> de la semaine. Je vais devoir te décevoir, du moins pour les détails.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1282" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1282"><img class="alignright size-medium wp-image-1282" title="90" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2016/03/90-300x210.jpg" alt="" width="300" height="210" /></a>En effet, <strong>je n&#8217;ai pas été voir Batman v. Superman</strong> &laquo;&nbsp;Dawn of Justice&nbsp;&raquo; le jour de l&#8217;avant première. J&#8217;ai même décommandé la sortie ciné prévue ce week end. Dès mardi, les <strong>critiques assassines</strong> en ligne, le score lamentable sur rotten tomatoes et autres consorts, et la <strong>twittosphère écoeurée</strong> ont refroidi mes ardeurs et fait soulever mon éternel sourcil inquisiteur. Je suis donc parti à la chasse aux spoilers pour voir ce qui semblait gêner monsieur Internet encore plus qu&#8217;un Man of Steel (qui était déjà bourré de problèmes, en dépit d&#8217;un film plutôt efficace et visuellement joli) ou qu&#8217;un Iron Man 2. Oui, j&#8217;ai lu des spoilers avant d&#8217;aller voir le film, mais je te rappelle que <a href="http://desenquisse.com/totn/?p=888">ça ne me dérange pas des masses</a>. En effet, il y a des choses que j&#8217;ai lues qui ont achevé de me convaincre que même si BvS:DoJ pouvait être un film au moins divertissant, ça ne serait quoi qu&#8217;il arrive pas un &laquo;&nbsp;<strong>bon film de comics</strong>&nbsp;&raquo; .</p>
<p>Quand les super-héros ont commencé à <strong>envahir Hollywood</strong> via les X-Men de Singer et le Spider-Man de Raimi après des années de films de Superman ou de Batman à la qualité discutable et <strong>disséminés au compte-gouttes</strong> autour des années 80, le fan de comics que je suis a voulu soutenir le mouvement et contribuer à leur succès pour qu&#8217;Hollywood en produise d&#8217;autres. Du coup, pendant longtemps, j&#8217;ai été <strong>systématiquement</strong> voir au cinéma <strong>TOUS</strong> les films de comics, même ceux annoncés comme particulièrement mauvais, parce que pendant longtemps ce n&#8217;était pas un format particulièrement viable pour les producteurs, et un risque financier que beaucoup ne voulaient pas prendre. J&#8217;ai donc été voir dans les salles obscures même des films <strong>universellement conspués comme X-Men 3 </strong>ou Rise of the Silver Surfer. Puis Iron Man est arrivé, la boite de Pandore était ouverte, et une licence de comics est plus ou moins devenu maintenant <strong>l&#8217;assurance d&#8217;un retour sur investissement</strong> même si le film est un four. Même &laquo;&nbsp;Fant4stic&nbsp;&raquo; qui est sans doute l&#8217;un des pires films de comics de tous les temps a généré 160 millions pour un budget de 120. Aujourd&#8217;hui, <strong>les super-héros à Hollywood n&#8217;ont plus besoin de moi</strong>, et j&#8217;ai donc commencé à être plus sélectif avec mes sorties ciné (surtout que pour être honnête, je préfère regarder un film chez moi, sur mon canap et sur mon grand écran, plutôt que dans une salle). J&#8217;ai zappé des films comme Wolverine Origins, ou plus récemment Ant-Man, soit parce que je savais à l&#8217;avance que ça allait être daubissime dans le cas du premier (après l&#8217;avoir vu: je confirme), soit parce que je savais que ça serait plutôt cool mais que je pouvais attendre la sortie du BluRay dans le cas du second (après l&#8217;avoir vu: je confirme). C&#8217;est aussi une manière pour ma part (même si ma place n&#8217;est qu&#8217;une goutte d&#8217;eau dans l&#8217;océan des millions que rapportent ces films) de soutenir les &laquo;&nbsp;bons&nbsp;&raquo; films de comics et de <strong>décourager les &laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo;.</strong> Je zapperai très probablement BvS:DoJ pour les mêmes raisons.</p>
<p>Mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;un &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo; film de comics selon moi? Car en effet, après visionnage d&#8217;un nouvel opus aux super-pouvoirs avec ou sans collants moulants, mon opinion (et celle de nombreux auteurs de critiques en lignes <strong>sur les sites spécialisés des comics</strong>) n&#8217;est pas forcément en ligne avec celle de mes amis, voire avec celle des critiques cinéma purs et durs. Un film comme &laquo;&nbsp;The Dark Knight Rises&nbsp;&raquo;, par exemple (le troisième Batman de Nolan) a été globalement beaucoup moins bien reçu que les deux premiers, mais il a surtout été beaucoup plus polarisant, et il est intéressant de remarquer qu&#8217;à quelques exceptions près, ceux qui ont beaucoup aimé cette bouse infâme ne sont pas particulièrement des fans de comics, ou sont des <strong>lecteurs sporadiques</strong>, alors que les drogués des fascicules mensuels américains comme moi ont quasi-universellement rejeté cette daube cinématographique. La raison en est simple à mes yeux : <strong>un bon film de comics n&#8217;est pas forcément un bon film, et un bon film n&#8217;est pas forcément un bon film de comics </strong>(corollaire: parfois, un film a tout a fait le droit d&#8217;être un mauvais film ET un mauvais film de comics, et on en revient à Wolverine Origins&#8230;). On peut trouver que Dark Knight Rises est un bon film, ou apprécier la vision de Nolan sur l&#8217;ensemble de la trilogie, mais pour moi <strong>il est impossible de se prétendre être un &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; fan de Batman et d&#8217;aimer DKR</strong>.</p>
<p>Pour être un &laquo;&nbsp;bon film de comics&nbsp;&raquo;, le film doit <strong>respecter la source</strong> un minimum. Et je dis bien &laquo;&nbsp;un minimum&nbsp;&raquo;. Je suis loin de me considérer comme un extrémiste. Je ne demande pas forcément que le film soit <strong>la copie conforme</strong> de la source jusqu&#8217;à reproduire à l&#8217;écran les cases du comic book comme Sin City ou Watchmen (même si Watchmen fait sans doute partie de mes films de comics favoris, et partage pourtant son réalisateur avec Dawn of Justice). Je connais des gens qui ont détesté les X-Men de Bryan Singer <strong>juste à cause des costumes </strong>(*facepalm*). Et je suis sans doute l&#8217;un des rares fans de Hellblazer a avoir <strong>plutôt apprécié le Constantine avec Keanu Reeves</strong>. Reconnais-le, gentil lecteur, aimable lectrice, j&#8217;ai donc de la marge avant d&#8217;être considéré fermé d&#8217;esprit. Alors qu&#8217;entend-je par &laquo;&nbsp;respecter la source un minimum&nbsp;&raquo; ? J&#8217;explique. L&#8217;une des raisons pour lesquelles je continue à lire des comics et apprécie toujours autant ce medium plus de trente ans après avoir commencé à en lire est qu&#8217;en grande partie, ce sont de bons exercices de styles autour de <strong>grands archétypes de personnalité</strong> ou de fonctionnement. Les amateurs de Jung, Campbell, Davies et assimilés peuvent s&#8217;en donner à coeur joie avec ces périodiques. Du coup, en général, pour les héros connus il est facile de <strong>résumer l&#8217;essence du personnage en deux lignes</strong>. Allez, quelques exemples pour la route? <strong>Superman</strong>? Superman est un extraterrestre orphelin élevé par une famille rurale américaine qui lui a inculqué ses valeurs, à qui le soleil donne le pouvoir de voler, d&#8217;être fort et invulnérable, et qui défend la vie, la justice et le bien sans jamais mentir ni tuer. <strong>Captain America</strong>? Captain America est un ancien avorton ayant appris la valeur et les conséquences de l&#8217;usage de la force en étant faible, devenu surhomme lors d&#8217;une expérience visant à créer un super-soldat pour combattre les nazis durant la seconde guerre mondiale, ranimé à l&#8217;époque moderne après une longue hibernation il défend ses valeurs de justice et du rêve américain dans un monde de plus en plus cynique sans jamais les compromettre. <strong>Iron Man</strong>? Iron Man est un génie mécanique et ingénieur obsédé par la technologie et le futur, qui après avoir subi de première main les dégâts causés par les armes de destruction massive qu&#8217;il a lui même conçu décide de mettre son intelligence au service du bien via une armure sans cesse améliorée et renouvelée dont il ne partagera les plans avec aucun gouvernement. Je m&#8217;arrête là pour les exemple, si vous en voulez d&#8217;autres, vous n&#8217;avez qu&#8217;à commenter un nom de héros et <strong>je vous donnerai mon résumé</strong>.</p>
<p>Pour être un &laquo;&nbsp;bon film de comics&nbsp;&raquo;, un film doit avant tout <strong>respecter cette charte</strong>, cette ligne de conduite claire vis à vis du personnage. Tant que le personnage incarné ne dévie pas de cette ligne, tout le reste peut être ignoré sans soucis, même si c&#8217;est &laquo;&nbsp;important&nbsp;&raquo; dans les comics. Le Spider-Man de Raimi a décidé d&#8217;introduire directement Mary-Jane comme intérêt amoureux du héros. Et <strong>ça marche</strong>, même si Gwen Stacy est un élément extrêmement important de l&#8217;histoire du personnage dans les comics, parce que &laquo;&nbsp;il sort avec Gwen Stacy&nbsp;&raquo; ne fait pas partie de <strong>l&#8217;essence de Spider-Man en deux lignes</strong>. La meilleure preuve sont les abominables Amazing Spider-Man de Mark Webb qui, eux, ont utilisé Gwen Stacy, et sont de bien plus mauvais &laquo;&nbsp;films de comics&nbsp;&raquo; que les Spider-Man de Raimi sans Gwen. N&#8217;en déplaise aux extrémistes, les deux premiers X-Men de Singer sont selon moi de très bons &laquo;&nbsp;films de comics&nbsp;&raquo; en dépit de <strong>l&#8217;absence de costumes colorés</strong>, parce que globalement les personnages utilisés répondent tous à cette charte de conserver <strong>l&#8217;essence archétypale</strong> des héros. Constantine avec Keanu Reeves est selon moi acceptable même s&#8217;ils ont changé un blond britannique en brun américain avec une seule expression faciale, parce que outre l&#8217;apparence physique extérieure, l&#8217;essence du personnage (&laquo;&nbsp;un maître occulte torturé et arrogant avec un ego surdimensionné qui prend souvent les mauvaises décisions et qui cause quasi systématiquement par effet de bord la mort de ses associés&nbsp;&raquo;) est respectée. Et sans vouloir entrer dans les détails des spoilers de Batman v. Superman vu que le film est sorti depuis moins d&#8217;une semaine et que je vais partir du principe que beaucoup d&#8217;entre vous ne l&#8217;ont pas encore vu, cette charte n&#8217;est <strong>pas</strong> remplie, allant jusqu&#8217;à inverser des <strong>axiomes essentiels</strong> des personnages. Comme, finalement, Man of Steel. Celui là est sorti en 2013 et nous sommes en 2016, je me permet de spoil, donc si ça te gène, saute le paragraphe suivant (je spoil aussi un peu Dark Knight Rises, je préviens).</p>
<p>Je n&#8217;ai pas rejeté en bloc Man of Steel, contrairement à la majorité des fans de comics. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs trouvé la première moitié <strong>absolument fabuleuse</strong>, et le film globalement visuellement très réussi. Mais si pour moi c&#8217;est un plutôt bon film quand on cherche avant tout un divertissement, c&#8217;est néanmoins pour moi un très mauvais &laquo;&nbsp;film de comics&nbsp;&raquo;. Je ne parle pas de la scène <strong>ridicule</strong> de la mort inutile de Jonathan Kent (ça, c&#8217;est tellement mal filmé, mal joué, et scénaristiquement stupide que ça compte tout autant dans la case &laquo;&nbsp;mauvais film&nbsp;&raquo; que dans la case &laquo;&nbsp;mauvais film de comics&nbsp;&raquo;). Je ne parle pas non plus du <strong>plus gros facepalm de toute l&#8217;histoire des retcons de comics</strong> (&laquo;&nbsp;It&#8217;s not an &#8216;S&#8217;&#8230;&nbsp;&raquo;) qu&#8217;on se tape maintenant à toutes les sauces, jusque dans la série télé Supergirl. Non, je parle de la fin du film. Depuis juin 1938 quand le personnage a été créé, <strong>Superman n&#8217;a jamais tué</strong> un humanoïde de manière délibérée dans la continuité &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo; du personnage (c&#8217;est arrivé dans certains Elseworlds, notamment le fameux futur d&#8217;anticipation d&#8217;Alan Moore, et encore, c&#8217;était plus une exécution d&#8217;une peine de mort décidée par un tribunal extra-terrestre. Mais là n&#8217;est pas le sujet). Quel que soit le contexte, quelle que soit la situation, <strong>même si elle semble désespérée</strong>, Superman ne tue pas. C&#8217;est un <strong>AXIOME</strong> du personnage. L&#8217;une des raisons pour laquelle j&#8217;ai toujours trouvé ce personnage pas vraiment réaliste, soit dit en passant, et un peu &laquo;&nbsp;cucul la praline&nbsp;&raquo; pour citer Quenta, mais ça fait partie des choses qui le <strong>définissent</strong>. Donc un Superman qui brise délibérément la nuque de Zod à la fin de Man of Steel, même pour sauver un civil, même quand il ne semble pas y avoir de plan B, c&#8217;est peut être une scène dramatique, ce n&#8217;est peut être pas ce qui fait un mauvais film en tant que <strong>film</strong>, mais c&#8217;est clairement ce qui fait de Man of Steel un <strong>très mauvais &laquo;&nbsp;film de Superman&nbsp;&raquo;.</strong> Le personnage d&#8217;Anne Hathaway dans Dark Knight Rises est un excellent personnage de film, qu&#8217;elle joue merveilleusement bien, et qui colle très bien à l&#8217;univers de Nolan. Mais le fait qu&#8217;elle fasse demi tour pour aider Batman en fait une <strong>très très mauvaise Catwoman</strong>, dont l&#8217;un des axiomes est &laquo;&nbsp;altruiste mais égocentrique, elle aidera volontiers son prochain sauf dans un contexte de risque démesuré pour sa personne&nbsp;&raquo;. Et il y a dans Batman v. Superman plusieurs exemples aussi anti-axiomatiques des personnages qui, aussi divertissant puisse t&#8217;il être, et aussi <strong>badass</strong> les scènes avec Wonder Woman puissent-elles visiblement être, en font de facto un très mauvais &laquo;&nbsp;film de comics&nbsp;&raquo;.</p>
<p>J&#8217;attends d&#8217;un film de comics qu&#8217;il me divertisse et me permette de voir à l&#8217;écran un <strong>grand spectacle </strong>autour d&#8217;un personnage que j&#8217;apprécie depuis sa source papier. Je ne veux pas d&#8217;une <strong>tentative artistique de se réapproprier un personnage</strong> ou d&#8217;en modifier le concept de base. Il y a les films &laquo;&nbsp;normaux&nbsp;&raquo; pour ça, et les univers alternatifs de certains comics one-shot ou en série limitée. Au cinéma, je préfère qu&#8217;un film de comics soit un film moyen mais bon &laquo;&nbsp;film de comics&nbsp;&raquo; plutôt qu&#8217;un excellent film qui soit un mauvais &laquo;&nbsp;film de comics&nbsp;&raquo;. <strong>Des exemples de bons &laquo;&nbsp;films de comics&nbsp;&raquo; ? </strong>The Dark Knight. Watchmen. V for Vendetta. X-Men. Iron Man. Thor. Avengers. Deadpool. Fantastic Four (oui oui). Kick Ass. Captain America 2. Green Lantern (sans déconner). Tous ne sont pas des &laquo;&nbsp;bons films&nbsp;&raquo; (vous avez tous remarqué Green Lantern dans la liste, et <strong>toute personne considérant Green Lantern comme un bon film devrait arrêter de boire</strong>), mais ce sont tous de &laquo;&nbsp;bons films de comics&nbsp;&raquo;. Mais s&#8217;il y a de bons &laquo;&nbsp;films&nbsp;&raquo; parmi Dark Knight Rises, Man of Steel, Thor 2, Fant4stic, The Amazing Spider-Man ou Avengers 2, ce sont tous globalement de <strong>mauvais &laquo;&nbsp;films de comics&nbsp;&raquo;.</strong> C&#8217;est indubitablement le cas de Batman v. Superman, même si c&#8217;est peut être un &laquo;&nbsp;bon film&nbsp;&raquo;. Je me ferai ma propre opinion à ce sujet, clairement. Mais j&#8217;attendrai probablement la sortie Netflix.</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « J&#8217;ai dormi 4 heures par terre c&#8217;était moins fou »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Closer, Tegan and Sara, « All I want to get is a little bit closer, All I want to know is, can you come a little closer? »</p>
<p>Même si la patience n&#8217;est clairement pas l&#8217;un de mes points forts, la vie est belle !</p>
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		<title>Mon vendredi avec Jessica (article sans SPOILER)</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Nov 2015 10:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[*DISCLAIMER: cet article contiendra quelques infos sur la série Alias ayant inspiré la série Netflix Jessica Jones, mais aucun spoiler sur cette dernière* Régulier lecteur, fidèle lectrice, à force de venir ici depuis de nombreuses années tu sais que ton baron favori est un grand fan de comic books. Rien d&#8217;étonnant, donc, au fait que]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>*DISCLAIMER: cet article contiendra quelques infos sur la série Alias ayant inspiré la série Netflix Jessica Jones, mais aucun spoiler sur cette dernière*</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1073" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1073"><img class="alignright size-medium wp-image-1073" title="Jessica Jones (Netflix)" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/11/Jessica-Jones-Marvel-PoCC81ster-300x162.png" alt="" width="300" height="162" /></a>Régulier lecteur, fidèle lectrice, à force de venir ici depuis de nombreuses années tu sais que ton baron favori est un grand fan de comic books. Rien d&#8217;étonnant, donc, au fait que <strong>j&#8217;attendais la sortie de la série Jessica Jones</strong> depuis plusieurs mois déjà (a fortiori suite à la sortie de l&#8217;excellent Daredevil qui s&#8217;était avéré bien, bien meilleur que ce que j&#8217;en attendais). Etant toujours aussi peu fan du piratage, j&#8217;ai donc <strong>réactivé mon compte Netflix</strong> hier matin. Oui, <strong>ré</strong>activé. J&#8217;avais pris un mois pour Daredevil, puis désactivé Netflix France, ce &laquo;&nbsp;<strong>Netflix du pauvre</strong>&nbsp;&raquo; en termes de contenu. Car autant je suis convaincu que ce genre de services numériques à la demande représente le <strong>seul avenir viable</strong> du divertissement télévisuel, autant l&#8217;offre Netflix France &#8211; en termes de films et de séries &#8211; est laaaaaaaaargement au dessous de l&#8217;offre Netflix US, et pour ça on peut dire un grand merci aux <strong>fantastiques lois sur l&#8217; &laquo;&nbsp;exception culturelle française&nbsp;&raquo;</strong>. Mais c&#8217;est pour protéger la création artistique, tu comprends. Et <strong>mon cul,</strong> aussi visiblement. Bref. Je réactive Netflix, donc, et je m&#8217;apprête à passer un peu de temps avec Jessica. Et là? Wow.</p>
<p>Mais avant de parler de l&#8217;adaptation en série, il faut que je parle un peu du matériel source, pour remettre en contexte. Quand même un <strong>héros non-blockbuster</strong> mais tout de même bien connu comme Daredevil était inconnu du grand public à la sortie de l&#8217;adaptation Netflix (voire, pire encore, <strong>lié dans la tête des gens à Ben Affleck</strong> et Jennifer Gartner&#8230;), tu penses bien que pour une <strong>bombe sous-marine et underground</strong> comme Jessica Jones, il ne va pas y avoir beaucoup de monde capable de répondre aux questions sur ce thème dans un Trivial Poursuit. Jessica Jones est un personnage très particulier dans l&#8217;univers de Marvel. En 2001, Marvel Comics décide de s&#8217;assoir définitivement sur le moribond <strong>Comics Code Authority</strong> que les années 90 avaient mortellement blessé, et d&#8217;établir leur propre classification. S&#8217;ensuit la création de la gamme &laquo;&nbsp;<strong>MAX</strong>&laquo;&nbsp;, des comics Marvel mais déconseillés aux mineurs sans accord parental. La première série publiée avec cette étiquette est &laquo;&nbsp;Alias&nbsp;&raquo;, écrite par un certain <strong>Brian Michael Bendis</strong>, un jeune auteur commençant à faire du bruit avec des séries comme Ultimate Spider-Man et Powers, au tout début de son ascension vers son statut actuel, où Bendis est <strong>l&#8217;un des écrivains les plus influents de l&#8217;univers Marvel</strong> et membre du cercle intérieur décidant de l&#8217;évolution dudit univers avec les éditeurs.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1074" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1074"><img class="alignleft size-medium wp-image-1074" title="Alias #1 (Fuck!)" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/11/Screen-Shot-2015-09-30-at-9.55.02-AM-210x300.png" alt="" width="210" height="300" /></a>Dés le premier numéro, dès la première page, <strong>dès la première case</strong>, Alias annonce la couleur. Le tout premier mot de la série est un bon gros &laquo;&nbsp;<strong>FUCK</strong>!&nbsp;&raquo;, en grand et en gras, signalant bien que MAX, ce sera <strong>pas les même comics que ceux de ton papy</strong>. On y retrouve Jessica Jones, aigrie, alcoolique, détective privé à la dérive, et dotée de super pouvoirs. Les thèmes abordés sont plus <strong>sombres</strong>, conspiration impliquant le président, racisme anti-mutant poussé à l&#8217;extrême, traffic de drogue&#8230; Alias est thématiquement proche de séries plus vieilles comme <strong>Cloak &amp; Dagger</strong>, sans être encombrée par le CCA. Et Alias, c&#8217;est bien. C&#8217;est même très, très bien. C&#8217;est du Bendis au sommet de son art, avant que le succès ne finisse par le rendre <strong>fainéant et médiocre dans 80% de sa production</strong>. C&#8217;est sombre, c&#8217;est réaliste, c&#8217;est <strong>moche comme ce que la vie a de plus moche à t&#8217;offrir</strong>. Et petit à petit, Jessica Jones &#8211; personnage créé par Bendis pour cette série, même si elle a été rétroactivement introduite dans la continuité précédente de Marvel &#8211; se découvre comme <strong>un puzzle complexe</strong>, le lecteur cherchant à comprendre ce qui l&#8217;a mené là, parce que quand tu voles et que tu es dotée de super-force, en général dans l&#8217;univers Marvel tu as plus tendance à sauver le monde qu&#8217;à te planquer dans un bureau miteux avec un verre de bourbon. Le mystère est levé lors du <strong>story arc final de la série</strong>, deux ans après son lancement, &laquo;&nbsp;The Secret Origin of Jessica Jones&nbsp;&raquo;, révélant comment une super héroïne optimiste et acidulée comme un bonbon du nom de Jewel est devenue <strong>le Picon amer qu&#8217;est Jessica Jones, Détective Privé</strong>. Cette sombre histoire de manipulation, de torture psychologique, d&#8217;abandon par ses &laquo;&nbsp;collègues&nbsp;&raquo;, offre à Alias un final en apothéose écrit avec un tel talent que plus de dix ans plus tard, <strong>cette histoire n&#8217;a pas pris une ride</strong>.</p>
<p>Et justement, c&#8217;est bien évidemment ce dernier story arc qui a été choisi par Netflix par son adaptation. Et si visuellement parlant la série est plus &laquo;&nbsp;soft&nbsp;&raquo; que le comic book source (après tout <strong>on est sur Netflix, pas sur HBO</strong>&#8230;), la série va au contraire encore plus loin, psychologiquement parlant. Cette série est <strong>une descente aux enfers</strong> sur 13 épisodes, une exploration des <strong>recoins les plus sombres et les plus répugnants de la psychologie humaine</strong>, et c&#8217;est terrible, et terriblement bien réalisé. Chaque petite lueur d&#8217;espoir qui brille au fond du marasme du décor est <strong>violemment piétinée</strong> par le script. Sur 13 épisodes, on y aborde les thèmes du <strong>viol</strong>, du <strong>traumatisme</strong>, de <strong>l&#8217;avortement</strong>, des <strong>parents abusifs</strong>, de la <strong>boulimie</strong>, du <strong>stress post-traumatique</strong>, de <strong>l&#8217;alcoolisme</strong>, de <strong>l&#8217;esclavage</strong>, de la <strong>manipulation</strong>, du <strong>mensonge</strong>, de la <strong>torture</strong>, de <strong>l&#8217;adultère</strong>, du <strong>chantage</strong>, de la <strong>mort</strong>, du <strong>terrorisme</strong>, de la <strong>drogue</strong>, de la <strong>prise de drogue forcée</strong>, des <strong>troubles du comportement</strong>, et d&#8217;un nombre incalculable de situations mélant plusieurs de ces éléments ensemble, <strong>sinon c&#8217;est pas drôle</strong>.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1080" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1080"><img class="alignright size-medium wp-image-1080" title="Mike Colter / Luke Cage" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2015/11/Jessica-Jones-Shot-09-300x174.jpg" alt="" width="300" height="174" /></a>Jessica Jones, c&#8217;est dur. C&#8217;est très, <strong>TRÈS</strong> dur à regarder. Le bisounours que je suis a dû <strong>faire des pauses</strong> tous les 3 ou 4 épisodes. Et c&#8217;est si dur justement parce que <strong>la série est un sans-fautes</strong>, extrêmement bien écrite, extrêmement bien jouée, <strong>extrêmement extrême</strong>. Je m&#8217;attendais à ce que <strong>David Tennant</strong>, dans le rôle du grand méchant de la série, vole la vedette comme Vincent d&#8217;Onofrio en Kingpin avait dominé le jeu de tous les autres acteurs dans le Daredevil de Netflix, mais ce n&#8217;est pas le cas. Attention, ne me faites pas dire ce que je n&#8217;ai pas dit, il joue fantastiquement bien, et son Purple Man vous glacera le sang (même s&#8217;il est moins purple que dans les comics&#8230;), mais la transformation est moins marquante que celle d&#8217;<strong>Eddie Izzard en Wolfe dans Powers</strong>. Non, la révélation de cette série est à mes yeux <strong>Mike Colter en Luke Cage</strong>, absolument <strong>fantastique et impressionnant</strong>. Dans chacune des scènes où il est présent, vous ne verrez que lui. Il a réussi l&#8217;exploit de me faire attendre avec une réelle impatience la série Luke Cage, alors que c&#8217;est un personnage qui me laisse plutôt indifférent dans les comics. Les fans de comics plus attentifs aux easter eggs remarqueront aussi que la série laisse légèrement entrouverte <strong>la possibilité d&#8217;une série Hellcat</strong> et j&#8217;avoue que ça serait juste complètement cool. Carrie-Anne Moss est bluffante, Rachael Taylor est criante de vérité, et Krysten Ritter s&#8217;approprie avec brio le personnage de Jessica, mais Mike Colter est vraiment <strong>LA</strong> révélation de cette série.</p>
<p>Je ne veux pas trop en dire, car après tout <strong>la série n&#8217;est sortie qu&#8217;hier</strong>, et que j&#8217;ai promis dans le titre que cet article serait sans spoiler, mais en dépit des nécessaires pauses que j&#8217;ai du prendre pour <strong>digérer la violence psychologique</strong> de cette série, j&#8217;ai <strong>avalé les 13 épisodes d&#8217;une seule traite</strong> hier. Est-ce que je la conseille? <strong>Oui, clairement, oui</strong>, sans aucune hésitation, sauf peut être si vous faites partie des quelques rares personnes encore plus sensibles et bisounours que moi. Et encore. Oui, <strong>cette série est dure</strong>, et tape là où ça fait mal, et est remplie de &laquo;&nbsp;triggers&nbsp;&raquo; pour à peu près tout ce qui aurait pu vous traumatiser à un moment ou l&#8217;autre de votre passé, mais c&#8217;est traité tellement <strong>intelligemment</strong>, <strong>brillamment</strong>, et sur <strong>un ton adulte</strong>, que la série peut aussi servir de catharsis dans ce cas, mais toujours en restant terriblement réaliste dans son traitement. Jusqu&#8217;à la dernière minute du dernier épisode, quand on regarde Jessica Jones, il est clair que l&#8217;<strong>on n&#8217;est pas dans Supergirl ou My Little Pony</strong>. Et tout comme Alias en 2001, cette série explore <strong>les recoins les plus sombres de la psyche humaine</strong> jusqu&#8217;à l&#8217;excès sans jamais être exagéré, et contribue à créer un univers Marvel organique, où tous les gens doté de pouvoirs ne mettent pas forcément de costume, où <strong>les &laquo;&nbsp;gentils&nbsp;&raquo; ne gagnent pas forcément à tous les coups</strong>, et où les victimes, aussi héroïques soient elles, ont autre chose en tête après la bataille que d&#8217;aller partager un Shawarma entre potes&#8230; Jessica Jones c&#8217;est sombre, violent, amer, et ça pique. Et ça pique autant parce que clairement, en tout cas à mes yeux, <strong>la réalisation de cette série est un sans fautes</strong>.</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Mais que j&#8217;aimerais rêver de fromage ! »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Blackstar, David Bowie, « I see right, so wide, so open-hearted pain, I want eagles in my daydreams, diamonds in my eyes&#8230; I’m a blackstar »</p>
<p>Même si j&#8217;ai un pneu crevé après avoir roulé sur une vis en rentrant de chez la petite princesse, la vie est belle !</p>
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		<title>Le mec qui lisait des comics</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jul 2012 14:04:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[TotN]]></category>
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		<description><![CDATA[Que l&#8217;on considère ou non que cela soit un élément essentiel de notre Moi, quelque chose qui nous définit et aide à la construction de notre identité, une immense majorité d&#8217;entre nous possède au moins un hobby plus ou moins ostentatoire et connu de notre entourage plus ou moins proche. Si pour ma part beaucoup]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-785" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=785"><img class="alignright size-medium wp-image-785" title="Marvel &amp; DC" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2012/07/marveldc-1-300x230.jpg" alt="" width="300" height="230" /></a>Que l&#8217;on considère ou non que cela soit un <strong>élément essentiel</strong> de notre Moi, quelque chose qui nous définit et aide à la construction de notre <strong>identité</strong>, une immense majorité d&#8217;entre nous possède au moins un hobby plus ou moins ostentatoire et connu de notre entourage plus ou moins proche. Si pour ma part beaucoup savent que <strong>je pratique les jeux de rôles</strong> (sur table) et que <strong>j&#8217;aime les jeux de combats</strong> sur ma PS3, si la lecture de classiques et de romans fait presque partie de mon métier, et donc hors concours, je pense que l&#8217;un des hobbies qui me définit le plus au sein de mon cercle de relation est que je suis &laquo;&nbsp;<strong>le type qui lit des comics</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Je suis tombé dans le monde des comics américains lorsque j&#8217;avais <strong>quatre ans</strong>, et à part un petit break pendant ma crise de pré-adolescence, cela a été une <strong>passion non-stop dans ma vie</strong>. A l&#8217;heure actuelle, si je revendais ma collection à sa valeur estimée, je pourrais presque rembourser l&#8217;intégralité du prêt immobilier avec lequel j&#8217;ai acheté ma maison. Je dépense, chaque mois, entre 100 et 200 euros de comics neufs. Et je rachète régulièrement d&#8217;anciens numéros et des pièces de collection.</p>
<p>Et pourtant, depuis quelques mois, <strong>je remet un peu en question ce hobby</strong> qui est le mien. Si j&#8217;apprécie toujours la lecture des comics et si je connais mieux la vie de certains personnages que celle de certains membres de ma famille, les évolutions &laquo;&nbsp;politiques&nbsp;&raquo; du media américain et les choix commerciaux guidant leur ligne éditoriale ont de plus en plus tendance à me prendre à rebrousse-poil et à me rendre <strong>frileux du portefeuille</strong>. Ou, plus précisément, les décisions éditoriales de <strong>Marvel Comics</strong> me donnent de plus en plus envie de vomir, et en tout cas de <strong>ne plus les soutenir avec mes deniers</strong> (pour info, mes dépenses en comics Marvel représentent actuellement 70-75% des 200 euros mensuels sus-cités).</p>
<p>Des éditeurs de comics, Marvel a toujours été le plus &laquo;&nbsp;<strong>pognon-centrique</strong>&laquo;&nbsp;, parfois (souvent) aux dépens de leurs propres créateurs (cf Kirby et les autres, l&#8217;absence de clin d&#8217;oeil aux créateurs &#8211; sans même parler de petit chèque ! &#8211; dans les dernières superproductions hollywoodiennes ayant toutes rapporté des <strong>MILLIONS</strong> de dollars), et cette tendance va en accélérant depuis dix ans, sans doute par peur de la faillite après avoir <strong>frôlé la banqueroute</strong> dans les années 90.</p>
<p>Néanmoins depuis un an en moyenne, cette tendance s&#8217;accélère encore, comme si nous avions atteint un certain <strong>point de non-retour dans une courbe à croissance exponentielle</strong>. Les prix de la majorité des titres ont été gonflés d&#8217;un dollar. Une hausse représentant +30-35% par fascicule par rapport au prix précédent. Comme si cela ne suffisait pas, la plupart des &laquo;&nbsp;gros&nbsp;&raquo; titres (Avengers, X-Men, et leurs nombreuses séries dérivées) sortent maintenant à un <strong>rythme quasi bimensuel</strong>, nous sommes passés de 12 à 20 numéros par an. Si la qualité des histoires le justifiait, passe encore, mais là, la plupart des séries sont passées d&#8217;un budget mensuel de 3 euros à un budget mensuel de 8 euros pour <strong>des histoires devenues horriblement diluées</strong> par le nombre de pages, répétitives, et aux dialogues discutables. Il y a toujours d&#8217;excellentes séries (Invincible Iron Man) ou séries limitées (Children&#8217;s Crusade, ou Punisher MAX, <strong>énorme et agréable surprise</strong> alors que je ne suis pas particulièrement fan du personnage) mais ce sont malheureusement devenues de rares exceptions plutôt que la norme. Même les auteurs &laquo;&nbsp;stars&nbsp;&raquo; de chez Marvel (Fraction, Bendis, Brubaker&#8230;) produisent maintenant tellement de pages par mois que <strong>leur écriture est devenu mécanique et lisse, insipide</strong> dans 9 comics sur 10 qu&#8217;ils produisent.</p>
<p>Autre chose qui me chiffonne, <strong>Marvel tente de surfer sur le succès de leurs films</strong> en tordant la continuité de leur univers papier pour que ce dernier se conforme plus à celui des blockbusters hollywoodiens. Si le changement du costume iconique de Hawkeye est déjà très mal passé, c&#8217;est leur <strong>pirouette absolument débile</strong> pour introduire dans l&#8217;univers Marvel &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; un Nick Fury black, borgne, ressemblant à Samuel Lee Jackson pour replacer le &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; Nick Fury, et avoir le culot de l&#8217;appeler AUSSI&#8230; &laquo;&nbsp;Nick Fury&nbsp;&raquo;&#8230; qui a été <strong>la goutte d&#8217;eau de la crédibilité</strong>.</p>
<p>Bref, face à ce constat, depuis plusieurs mois je suis tiraillé entre <strong>l&#8217;envie de &laquo;&nbsp;sanctionner&nbsp;&raquo; Marvel</strong> pour leurs choix débiles, de ne plus dépenser d&#8217;argent pour soutenir une entreprise dont je désapprouve les choix, et mon côté collectionneur qui ne veut pas mettre un terme à certaines séries que je suis fidèlement depuis <strong>plus de 25 ans</strong>.</p>
<p>Et puis, &laquo;&nbsp;<strong>Marvel NOW</strong>!&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il y a un an, DC Comics a lancé une bombe dans le milieu en se servant de leur gros évènement en date, &laquo;&nbsp;Flashpoint&nbsp;&raquo;, pour remettre à zéro (ou presque) leur univers. Ce n&#8217;est pas inhabituel pour DC, abonné depuis les années 80 et le fameux &laquo;&nbsp;<strong>Crisis on infinite earth</strong>&nbsp;&raquo; à ces méga crossovers chamboulant leur continuité. En revanche, ce qui a changé, c&#8217;est leur manière de le gérer, en remettant <strong>TOUT</strong> à plat et en recommençant au numéro 1 l&#8217;intégralité de leurs séries, y compris les iconiques et &laquo;&nbsp;increvables&nbsp;&raquo; Batman, Superman, Action Comics et Detective Comics. Ce coup de poker a porté ses fruits, tout le monde en a parlé dans les media, de nombreux anciens lecteurs sont revenus (avec QUELQUES nouveaux lecteurs, mais malheureusement pas beaucoup) et DC a pour la première fois depuis loooooooongtemps <strong>repris la tête des ventes</strong> (et du buzz!) à Marvel. Et si, à titre personnel, j&#8217;ai été déçu de la disparition de certains titres ou personnages (Stephanie Brown!!!), je dois reconnaitre que la qualité des productions est largement au dessus de celle des titres pré-Flashpoint, et que <strong>l&#8217;essai a été transformé</strong> pour la plupart des séries et des personnages.</p>
<p>Du coup, un an plus tard, ça ne rate pas, après diverses tentatives ratées de Marvel de reprendre la tête du buzz (la fin injustifiée et incompréhensible d&#8217;Uncanny X-Men par exemple), les studios lancent &laquo;&nbsp;Marvel NOW!&nbsp;&raquo; où, sur trois mois, la plupart des séries phare du groupe (Captain America, Avengers, Iron Man, Thor, Fantastic Four, et même le nouveau titre Uncanny X-Men lancé il y a moins d&#8217;un an, <strong>que c&#8217;est intelligent</strong>!) vont être arrêtées et relancées avec un numéro 1 et une adaptation de la continuité. Oh, tiens, ça me rappelle quelque chose. Sauf que là où l&#8217;initiative de DC comics était culottée et <strong>EXACTEMENT</strong> ce dont le marché avait besoin l&#8217;an dernier, Marvel NOW! apparait comme <strong>une tentative a peine voilée de surfer sur le succès de DC </strong>d&#8217;un ensemble de créateurs qui ne sait plus quoi faire pour se rendre intéressants.</p>
<p>Marvel NOW! aura donc tranché pour moi et me fournit une excuse pour faire ce que je n&#8217;osais pas faire : <strong>arrêter de leur donner tant d&#8217;argent</strong> pour des productions de qualité <strong>médiocre</strong> et des <strong>gimmicks tire-pognon</strong>. Je ne rachèterai aucune des nouvelles séries relancées, et je vais en profiter pour arrêter également la plupart des autres. Je vais concentrer mon budget comics sur les productions de qualité de chez DC comics ou des autres indépendants qui ont certainement plus besoin de mes deniers que Marvel (pour qui de plus en plus l&#8217;activité papier n&#8217;est plus qu&#8217;un &laquo;&nbsp;tremplin à films&nbsp;&raquo; plutôt qu&#8217;une véritable oeuvre de divertissement à part entière). Une page se tourne, Marvel c&#8217;est peut être &laquo;&nbsp;NOW!&nbsp;&raquo;, mais ça sera now <strong>sans moi</strong>.</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour: </strong> « Ça manque de cimetière, là, dans le jardin, tu ne trouves pas ? »</p>
<p><strong>La chanson du jour:</strong> Want it back, Amanda Palmer, &laquo;&nbsp;Hearts on a string like an older fashioned phone can&nbsp;&raquo;</p>
<p>Même si ça me fait quand même un peu mal au coeur, la vie est belle!</p>
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