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	<title>Tears of the Night &#187; Syndrome de Peter Pan</title>
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	<description>Le blog de Paul de Senquisse</description>
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		<title>De la force des liens face à la rouille du Temps</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2017 18:02:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[TotN]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-1357" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1357"><img class="alignright size-medium wp-image-1357" title="Spirale du Temps" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2017/02/FEATURE-TIME-Stock_000017987518Small-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Comme dit dans le précédent mini article, <strong>cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas écrit</strong> de nouvel article sur Tears. Il serait facile d’énumérer une liste d’explications ou d’excuses, travail intense, manque d’inspiration, période creuse l&#8217;an dernier suite à l’aller-retour de la Petite Princesse dans ma vie qui me <strong>démotive</strong> toujours lorsque je me rends compte combien ma production littéraire “en solo” me plait moins que lorsqu’elle gravite, même en périphérie, dans ma vie. <strong>La Vie &#8482;</strong>, tout simplement, peut expliquer ce genre de choses. Parfois, le temps et l’espace lient et délient les connections entre les personnes. Ce blog, en ce sens, fonctionne un peu comme un ami proche, <strong>toujours fidèle</strong>, toujours à portée d’un appel ou &#8211; en l’occurence &#8211; d’un clic de navigateur sur mon portail wordpress.</p>
<div>
<p>La comparaison n’est pas innocente. Outre la petite princesse, l’année qui précède cet article (et plus particulièrement ces derniers mois) s’est déroulée sous le signe de la reprise de contact avec des amis chers mais distants, qu’une séparation physique ou un manque de temps mutuel avaient gardés loin de moi.</p>
<p>Il y a quelque chose de <strong>grisant</strong> lorsqu’on revoit une personne qui a compté, qui compte, et qui avait en pratique disparu de sa vie depuis un long moment (jusqu’à <strong>huit ans</strong>, par exemple ! Ce chiffre devant avoir sans doute un signification particulière puisque c’est non moins de <strong>cinq</strong> personnes différentes non vues depuis cet intervalle de temps précis qui sont à nouveau rentrées dans ma vie au cours de ces six derniers mois). Il est grisant de voir que cette séparation, quelle qu’en soit la cause (très différente pour les deux derniers exemples que j’ai en tête) <strong>ne remet absolument pas en cause</strong> les liens réels entre nous.</p>
<p>Je pense sincèrement que <strong>la vie est faite de rencontres</strong>, qui vous marquent et laissent leur empreinte en vous, plus ou moins profondément. En disant cela, je m&#8217;attends à ce qu&#8217;un nombre non-nul d&#8217;entre vous pense au monologue d&#8217;Edouard Baer dans Astérix, mais je préfère citer Paul Eluard, qui écrivait “<strong>Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des Rendez-Vous</strong>”. Lorsque ces rencontres et ces empreintes sont suffisamment <strong>profondes et mutuelles</strong>, alors en un sens il n’est pas forcément nécessaire de chercher à maintenir un contact permanent et sans interruption. Même lorsque la vie s’arrange pour garder éloignés, <strong>un temps</strong>, les éléments d’une telle relation, il est fantastiquement simple de se retrouver et de se remémorer ces liens, comme si <strong>le temps et la distance n’avaient été qu’un stand-by</strong>, l’utilisation du bouton pause du lecteur de BluRay au milieu d’un excellent film.</p>
<p>En dépit de <strong>mon ego démesuré</strong> et de la relative stabilité de mon caractère et de mes idées, il serait absurde de chercher à nier qu’en huit ans, malgré <strong>cinq années de perdues</strong>, j’ai changé. Les valeurs qui rythment ma vie et les concepts auxquels j’ai voué mon temps et mon énergie restent globalement les mêmes, mais il y a <strong>toujours des altérations</strong> dans tout ce qui se trouve en périphérie, du comportement quotidien aux expressions courantes, des idées nomades au <strong>langage corporel</strong>, même le plus conservateur des êtres humains reste <strong>une créature dynamique et soumise à l’entropie</strong>, l’idée d’une stase cognitive et d’une stabilité intellectuelle parfaite est un fantasme irréaliste. Celles et ceux que j’ai revu depuis ont, tout aussi objectivement, changé également. S’il faudrait sans doute plus de temps pour analyser ces changements en profondeur, satisfaire ma <strong>curiosité</strong> quant à leur cause, la conséquence extérieure est évidente. Mais les liens qui nous lient, eux, n’ont pas changé, et <strong>ça fait toute la différence</strong>.</p>
<p>La première fois que je me suis fait cette réflexion au cours de ces quinze derniers mois est lorsque j’ai retrouvé la <strong>Petite Princesse</strong>. Malgré le silence et les années perdues, la force de ce qui nous lie était toujours présente. Mieux encore, les aspects les plus négatifs de nos échanges avaient été <strong>balayés par le temps</strong>, comme si un conservateur de musée avait pris soin d’eux, éliminant les impuretés pour <strong>mettre le chef d’oeuvre en valeur</strong>. Et en dépit de la fin chaotique de nos retrouvailles, je savais que cette nouvelle séparation n’était pas un point final entre nous. Ces dernières semaines m&#8217;ont donné raison. Plus récemment, revoir ou reprendre contact coup sur coup Ophélie, Le Coach, Fabienne Franseuil,  le Sex Toy, et la Petite Graine après une longue absence a fini de cimenter cette certitude en moi.</p>
<p><strong>Le Temps est rarement mon allié</strong>, et mon complexe de Peter Pan grandit et s’aggrave d’année en année &#8211; je le sais, et <strong>je l’assume</strong>. Mais même s’il serait présomptueux de le considérer sur ce point comme un allié, je suis heureux de cette <strong>entente cordiale</strong> entre nous et de sa politique de non-intervention sur mes relations qui s’essaiment, alors qu’il serait si simple pour lui de mettre à profit ses vagues cruelles et constantes pour leur faire subir <strong>la même lente érosion qu’il impose à ma patience et à ma foi en l’humanité</strong>. Si mes tempes n’ont pas le choix d’accepter les quelques cheveux gris que le Temps commence à leur imposer, comme pour souligner mon appréciation du Doctor Strange, les élans du coeur restent insolamment immaculés face à son habituelle entropie. Si l’amertume a remplacé certaines de mes illusions, je reste convaincu que <strong>ces élans font partie des rares élément immarcescibles de ma vie</strong>, et lui donnent de la valeur à l’aune de tous ces échanges.</p>
</div>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Pascal putain de tactile de ta mère làààà »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: Friend will be friends, Queen, « When you&#8217;re through with life and all hope is lost, Hold out your hand cos right till the end &#8211; Friends will be friends »</p>
<p>Même si mes pensées ont parfois un goût amer, la vie est belle !</p>
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		<title>J&#8217;ai vu le couvreur, il m&#8217;a parlé de vous !</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2016 11:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul de Senquisse</dc:creator>
				<category><![CDATA[TotN]]></category>
		<category><![CDATA[Politesse]]></category>
		<category><![CDATA[Prof]]></category>
		<category><![CDATA[Respect]]></category>
		<category><![CDATA[Syndrome de Peter Pan]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;année est terminée. Non, ce n&#8217;est pas un autre poisson d&#8217;avril, et non, je n&#8217;ai pas bu. Je ne parle pas ici de l&#8217;année administrative, mais de l&#8217;année scolaire, pour ma pomme en tout cas. Si cela fait longtemps que j&#8217;ai arrêté d&#8217;être prof à plein temps (j&#8217;ai quitté ce monde en claquant la porte,]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;année est terminée</strong>.</p>
<p>Non, ce n&#8217;est pas un autre <a href="http://desenquisse.com/totn/?p=1294">poisson d&#8217;avril</a>, et non, <strong>je n&#8217;ai pas bu</strong>. Je ne parle pas ici de l&#8217;année administrative, mais de l&#8217;année <strong>scolaire</strong>, pour ma pomme en tout cas. Si cela fait longtemps que j&#8217;ai arrêté d&#8217;être prof à plein temps (j&#8217;ai quitté ce monde <strong>en claquant la porte</strong>, et sans regrets, même si le remplissage des bulletins me manque autant que mes remarques cyniques sur lesdites bulletins manquent à mes anciens collègues), le rectorat me fait toujours régulièrement les yeux doux, et depuis quelques années <strong>je m&#8217;occupe des cours d&#8217;anglais d&#8217;une promo d&#8217;étudiants</strong> en bac+3. Si cette année a été une année toute particulière pour moi (pour de nombreuses raisons sur lesquelles je ne m&#8217;étendrai pas ici), avec une translation de la plupart de mes cours sur <strong>le créneau désertique du samedi matin</strong> pour ne pas entrer en conflit avec mes nouvelles obligations professionnelles, elle est maintenant terminée, le troupeau d&#8217;étudiants en question étant parti vers les vertes pâtures d&#8217;un <strong>long stage professionnel</strong>.</p>
<p>Je n&#8217;ai jamais été un prof très <strong>conventionnel</strong>. Mes relations avec mes élèves non plus. Du temps où j&#8217;étais prof à plein temps, mes <strong>&laquo;&nbsp;séjours linguistiques&nbsp;&raquo;</strong> organisés à London ressemblaient plus à des barathons, enchainant <strong>concerts dans des pubs</strong> et boites branchouilles un verre à la main plutôt que de sages visites de la relève de la garde à Buckingham. Si j&#8217;ai été prof, et si je continue à faire semblant de l&#8217;être quelques heures par an, c&#8217;est avant tout parce que <strong>je sais que je le fais bien</strong>, mais aussi pour le <strong>contact humain</strong>. J&#8217;aime partager mes connaissances d&#8217;une manière ludique ou au moins pas trop chiante, et j&#8217;aime tisser des liens avec <strong>des gens dignes d&#8217;intérêt</strong>. J&#8217;ai encore aujourd&#8217;hui des liens très forts avec certains anciens élèves. Une des filles de la toute première classe à qui j&#8217;ai enseigné (a l&#8217;époque où j&#8217;avais <strong>moins de 5 ans de différence d&#8217;age</strong> avec mes étudiants&#8230;) est aujourd&#8217;hui une grande amie, et même si la vilaine a déménagé très loin, dans cette ville splendide qu&#8217;est La Rochelle (je la comprend un peu, du coup, surtout que c&#8217;était pour emménager avec un mec génial, en plus), on reste en contact et <strong>on se voit dès que possible</strong>. C&#8217;est un exemple parmi d&#8217;autres où la relation traditionnelle prof/élève a été peu conventionnelle, post-partum. Parfois le contexte était très différent, et si tu me suis depuis longtemps, fidèle lecteur, assidue lectrice, tu te rappelles peut être de la petite graine ou du petit renard, il y a 6 ou 7 ans de cela.</p>
<p>Mais si j&#8217;ai maintenant <strong>un peu plus</strong> de 5 ans de différence avec mes élèves, une chose ne change pas. <strong>Je hais le formalisme artificiel</strong>. Je trouve que beaucoup trop de gens confondent formalisme et <strong>respect</strong>. Le respect, c&#8217;est important, et essentiel pour qu&#8217;une relation, qu&#8217;elle soit privée ou professionnelle, se passe bien. Le formalisme, ça peut être sympa, <strong>surtout en poésie</strong>, mais en pratique <strong>je m&#8217;en tamponne un peu</strong>, voire parfois ça <strong>m&#8217;agace</strong>. Je préfère qu&#8217;on me respecte sans être formel plutôt qu&#8217;on soit formel sans me respecter. C&#8217;est pour ça que cette année, comme chaque année, j&#8217;ai encouragé mes étudiants à m&#8217;appeler &laquo;&nbsp;Paul&nbsp;&raquo; plutôt que &laquo;&nbsp;monsieur&nbsp;&raquo; <strong>dès le premier cours</strong>, même si d&#8217;année en année ceux qui &laquo;&nbsp;osent&nbsp;&raquo; le faire sont de moins en moins nombreux (c&#8217;est débile: <strong>c&#8217;est mon nom</strong>).</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1303" href="http://desenquisse.com/totn/?attachment_id=1303"><img class="alignright size-medium wp-image-1303" title="Tu ou Vous" src="http://desenquisse.com/totn/wp-content/uploads/2016/04/tu_vous-300x121.jpg" alt="" width="300" height="121" /></a>Il y a pourtant quelque chose qui m&#8217;énerve encore plus que le &laquo;&nbsp;monsieur&nbsp;&raquo;, mais contre lequel je ne peux pas trop râler pendant l&#8217;année: le <strong>vouvoiement</strong>. Je *<strong>DÉTESTE</strong>* le vouvoiement. Oui, je sais, ça peut te surprendre, fidèle lecteur, régulière lectrice. Tu me connais, tu sais que <strong>j&#8217;ai un ego de la taille d&#8217;un stade olympique</strong>, que du sang bleu coule dans mes veines, et que j&#8217;ai une si haute opinion de moi même que <strong>j&#8217;en ai le vertige parfois</strong>, mais pourtant&#8230; Je pense que ça vient encore de cette différence entre le formel et le respect. Tu sais combien <strong>j&#8217;abhorre l&#8217;hypocrisie</strong>, et je me souviens de tout le vitriol que mes copains et moi mettions dans nos cyniques &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo; balancés aux professeurs acariâtres et incompétents que nous avions face à nous au collège ou au lycée (<strong>on en a tous eu</strong>). Alors si ce vous n&#8217;est qu&#8217;un outil artificiel, à quoi sert-il? Dès la seconde, j&#8217;allais <strong>systématiquement</strong> voir tous mes professeurs en début d&#8217;année, et <strong>je leur demandait si je pouvais les tutoyer</strong>. Certains s&#8217;offusquaient, d&#8217;autres se <strong>marraient</strong>, mais en pratique j&#8217;avais toujours entre 30 et 50% de &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo;. J&#8217;ai tutoyé beaucoup de mes profs, <strong>souvent mes préférés</strong> d&#8217;ailleurs, mais ça ne voulait pas dire que je ne les respectait pas, <strong>bien au contraire</strong>. Et ceux que je respectait le plus ? Je les appelait par leur prénom. Avec ma mémoire de poisson rouge, beaucoup de profs incompétents ou fades ont glissé dans l&#8217;oubli de mes souvenirs. Mais <strong>je n&#8217;oublierai jamais Bruno</strong>, mon prof de math de terminale, par exemple.</p>
<p>Peut être ce rejet du &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo; est-il aussi dû au fait que je sois <strong>tombé amoureux de l&#8217;anglais</strong> quand j&#8217;avais 15 ans. En anglais, &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo; se dit <strong>&laquo;&nbsp;you&nbsp;&raquo;</strong> , et &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo; se dit&#8230; <strong>&laquo;&nbsp;you&nbsp;&raquo;</strong> . Et ça ne pose de problème à <strong>personne</strong>, d&#8217;autant que je vous garantis qu&#8217;on fait très vite la différence entre les deux. Comment? Avec <strong>le ton et le contexte</strong>. Parce que quand on nous parle, on se rend très vite compte si notre interlocuteur nous respecte ou non. Pas besoin de <strong>changer artificiellement l&#8217;article</strong> pour ça. Le &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo;, comme le &laquo;&nbsp;monsieur&nbsp;&raquo;, ça prend mon <strong>syndrome de Peter Pan</strong> à rebrousse-poil, et j&#8217;ai l&#8217;impression de prendre une ride à chaque fois que j&#8217;en entend un. Parfois, quand le courant passe, l&#8217;étudiant passe du &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo; au &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo; <strong>naturellement</strong>, sans avoir besoin de formaliser le changement, au moins lors des discussions privées, en interclasse ou sur les réseaux sociaux. Il y en a eu quelques uns, cette année. L&#8217;un d&#8217;eux est même passé au &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo; *<strong>pendant</strong>* les cours et je ne l&#8217;ai jamais repris. Mais s&#8217;il y a un truc qui m&#8217;agace et, pour être honnête, me <strong>blesse</strong> un peu, c&#8217;est quand après la fin des cours ou de l&#8217;année, ceux ou celles qui gardent contact n&#8217;arrivent pas à se débarrasser du &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo;. C&#8217;est juste complètement <strong>pénible</strong>, et ça me rend triste, surtout <strong>après que j&#8217;ai clairement signifié que je n&#8217;aimais pas ça</strong>. C&#8217;est comme les quelques rares personnes qui utilisaient encore mon patronyme de naissance après mon changement de nom légal, sachant que c&#8217;était quelque chose qui m&#8217;était <strong>pénible et douloureux</strong>. Comme ces gens qui continuent à utiliser l&#8217;article usant du genre de leur sexe de naissance face à un transgenre, sachant que ça les blesse. Je n&#8217;irai pas dire que l&#8217;emploi du vous en dehors du cadre professionnel me &laquo;&nbsp;blesse&nbsp;&raquo;, mais c&#8217;est quelque chose qui m&#8217;est <strong>réellement pénible</strong>.</p>
<p>Je ne dis pas qu&#8217;il faut <strong>rejeter</strong> le &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo; en boucle. Dans le domaine professionnel, il peut aider à créer cette <strong>distance artificielle</strong> dont certains ont besoin pour être cadrés (pas que dans le domaine de l&#8217;éducation). Et en poésie, surtout en <strong>poésie amoureuse</strong>, le V velouté du &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo; permet de faire de jolies choses en français (pensez à la javanaise de Gainsbourg&#8230; &laquo;&nbsp;J&#8217;avoue j&#8217;en ai bavé, pas toi?&nbsp;&raquo; ça claquerait moins, quand même&#8230;). Mais sorti d&#8217;un tel cadre, <strong>j&#8217;ai beau aimer ma langue maternelle tout aussi fort que ma langue d&#8217;adoption</strong>, je trouve que sur ce point, les anglophones ont tout compris. Puisque nous sommes en France, gardez donc ce &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo; et ce &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo; qui font partie de notre <strong>patrimoine linguistique</strong>, mais faites l&#8217;effort de l&#8217;adapter avec pertinence à votre contexte, ne vouvoyez pas artificiellement quelqu&#8217;un que vous ne respectez pas, n&#8217;ayez pas peur de tutoyer quelqu&#8217;un même si vous le respectez, et surtout, si vous le respectez, <strong>écoutez</strong> un minimum cette personne et si le &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo; ou le &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo; la gênent vraiment, utilisez plutôt l&#8217;autre pronom&#8230;</p>
<p>*****</p>
<p><strong>La citation du jour</strong>: « Je veux une partie des bénéfices »<br />
<strong>La chanson du jour</strong>: La javanaise, Serge Gainsbourg, « J&#8217;avoue j&#8217;en ai bavé, pas vous, mon amour ? Avant d&#8217;avoir eu vent de vous, mon amour&#8230; »</p>
<p>Même si je me prend une ride à chaque &laquo;&nbsp;vous&nbsp;&raquo;, la vie est belle !</p>
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